Jusqu'à la crise du Covid-19, tous les gants nitrile utilisés en France et en Europe étaient importés d'Asie, principalement de Malaisie et de Chine
. C'est désormais du passé depuis près de cinq mois et la mise en route de l'usine ManiKHeir qui tourne 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24 à Bessé-sur-Braye dans les Pays de la Loire. Il s'agit de l'un des 183 territoires éligibles
au programme territoires d'industrie lancé en 2018 qui vise
à accélérer la réindustrialisation et la transition écologique dans les villes moyennes
.
C'est dans cette commune de plus de 2.200 habitants que le groupe canadien Medicom a donc relancé la production de gants en nitrile pour les établissements de santé dans le cadre d'un marché d'État (achat d'1,5 milliard de gants d'ici au 31 décembre 2027).
Le choix de cette localisation, à la frontière entre la Sarthe et le Loir-et-Cher, n'est pas neutre. Il s'agit en effet de l'ex-site industriel de la papeterie d'Arjowiggins, leader mondial de la fabrication de papier haut de gamme, liquidé en 2019. Une fermeture qui, rappelons-le, s'était soldée par un gros plan social et la suppression de près de 580 emplois. C'est aussi un choix stratégique pour le groupe Medicom qui possède une autre filiale, Medicom SAS (ex-Kolmi-Hopen), spécialisée dans la fabrication de masques chirurgicaux, à environ 150 kilomètres de là, à Saint-Barthélemy-d'Anjou près d'Angers (Maine-et-Loire).