Excédé par les retards du 777X, Emirates exhorte Boeing à retrouver ses valeurs passées
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Emirates veut savoir à quoi s'en tenir avec le 777X de Boeing.
LINDSEY WASSON
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Emirates veut savoir à quoi s'en tenir avec le 777X de Boeing.
LINDSEY WASSON
... ieux objectif de zéro émission nette en 2050. Tour d'horizon.
Deux ans et demi de retard, peut-être trois. C'est trop pour Tim Clark, président d'Emirates, qui n'en finit plus d'attendre ses Boeing 777X empêtrés dans des problèmes de certification. Client de lancement, la compagnie dubaïote devait recevoir initialement son premier appareil en 2020, puis en juin 2021 et ce ne sera finalement pas avant fin 2023. Des retards à répétition durs à accepter lorsque l'on a 115 appareils en commande depuis sept ans, soit près du tiers des ventes du long-courrier, version remotorisée du best-seller 777.
Plus que les retards, c'est l'incertitude qui agace au plus au point Tim Clark. Le patron emblématique d'Emirates l'a fait savoir le 5 octobre, lors de l'assemblée générale de l'Association internationale du transport aérien (IATA) à Boston : « La capacité des constructeurs à livrer leurs avions dans les délais annoncés à la signature du contrat est clairement un problème. Nous devons avoir une autre discussion assez importante sur la probabilité d'avoir ces livraisons dans les délais annoncés. Nous avons tout planifié méticuleusement dans nos prévisions, nous avons donc besoin de savoir quand ces avions vont arriver. »
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Avec cette sortie, Tim Clark a visé explicitement Boeing, estimant par ailleurs avoir de bonnes indications sur le fait qu'Airbus tienne son calendrier pour la livraison de ses 50 A350, prévue à partir de mai 2023.