L'opérateur de trottinettes Bird licencie un tiers des employés

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(Crédits : Mike Blake)
La société avait déjà mis au garage ses engins en Europe la semaine dernière et réduit drastiquement ses dépenses. Mais les mesures préventives n'ont pas suffi.

L'entreprise américaine Bird, pionnière des trottinettes électriques en libre-service, licencie 30% de ses employés à cause de la crise économique liée à la pandémie de Covid-19.

La société avait déjà mis au garage ses engins en Europe la semaine dernière et réduit drastiquement ses dépenses. Mais les mesures préventives n'ont pas suffi.

Après avoir levé des centaines de millions de dollars auprès des investisseurs, Bird ne pouvait pas se dispenser de licencier des personnes pour rester solvable jusqu'à la fin 2021, a expliqué Travis VanderZanden, le fondateur et patron de la start-up californienne.

"Jusqu'à aujourd'hui, il n'y avait pas de problème que nous puissions résoudre ensemble. C'est ce qui rend cette situation aussi douloureuse. Devoir dire au revoir à certains des membres de notre famille Bird, des personnes incroyables, intelligentes, combatives, drôles, adorables et dévouées, pour des raisons totalement hors de notre contrôle, nous fait vraiment mal", a-t-il écrit dans une lettre à ses salariés, dont l'AFP a obtenu une copie.

Bird employait moins de 1000 personnes il y a un an, d'après le site américain spécialisé TechCrunch.

De nombreuses entreprises ont dû remiser leurs vélos, trottinettes et scooters en libre-service qui peuvent être vecteurs du virus. Sans compter la question du fastidieux entretien des machines, dans un contexte de chute de leur utilisation.

"Les trottinettes auront un rôle important à jouer"

L'opérateur Lime a annoncé la semaine dernière qu'il retirait ses trottinettes électroniques de la circulation dans une douzaine de pays, y compris les Etats-Unis.

Le nombre de nouveaux chômeurs a explosé dans la première économie du monde, avec plus de trois millions de nouvelles demandes d'allocations chômage la semaine passée.

L'activité a été stoppée net par les mesures de confinement et de distanciation sociale prises pour enrayer la progression du coronavirus.

Travis VanderZanden a cependant voulu apporter une touche d'optimisme. "Quand il y a eu une épidémie de SARS en Chine, les ventes de vélos électriques ont bondi, car les gens cherchaient des alternatives aux transports en commun", a-t-il rappelé.

"Quand les communautés se remettront en route, après la pandémie, la micro-mobilité, surtout les trottinettes, auront un rôle important à jouer. (...) Et Bird sera là", a-t-il promis.

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Commentaires
a écrit le 29/03/2020 à 4:11 :
Retour à la case départ. Ca va faire marcher les marchands de chaussures, soulager les urgences et les hopitaux qui devaient accueillir les innombrables éclopés de la trottinette, et marcher un peu ne pourra que faire du bien à nos concitoyens grassouillets avides de "nouvelles mobilités douces" (selon l'expression consacrée).
Par ailleurs, même si le Vélib est une chouette idée, je m'interroge sur le rôle joué par ces nouvelles mobilités dans la propagation du virus: ces vélos sont utilisés par des dizaines de personnes chaque jour, et les poignées doivent être de beaux bouillons de cultures pour bactéries et virus divers...
a écrit le 28/03/2020 à 20:11 :
C'est marrant on licencie les gens, pour ensuite : "Les trottinettes auront un rôle important à jouer"

C'est beau le marché!! Et surement que l'état Français va verser au bassinet?
a écrit le 28/03/2020 à 18:44 :
Enfin une bonne nouvelle dans cette crise !
a écrit le 28/03/2020 à 15:00 :
Il serait peut-être temps de prendre conscience que cette économie basée sur les idées maoïstes de l'absence de pleine propriété et du tout partage doit être révolue. Covoiturage, coliving, colocation, coworking, mobilité partagée, espace partagé, AirBnB, Uber, WeWork, Velib', etc. Tout passe de main en main dans le néocapitalisme. Les gens vont vouloir et devoir revenir aux fondamentaux, être propriétaire de sa terre, de sa maison, de ses biens, et non vivre dans un monde digne de l'URSS de Staline où rien n'appartenait à personne mais au Parti, qui le partage ensuite seul avec tout le peuple, le Parti étant bien entendu aujourd'hui remplacé par les GAFA. Ironie de l'histoire, les idées de possession du capitalisme traditionnel qui avaient décliné face à celles de Mao applaudies par Wall Street, vont peut-être ressusciter par l'intermédiaire du Covid-19 en provenance de cette même Chine, en mettant un terme à ce néo-capitalisme maoïste de la Silicon Valley.
Réponse de le 28/03/2020 à 20:17 :
Vous imaginez la situation de tout les gens qui n'avaient déjà que peu d'accès et qui la n'ont pas de contractualisation claire!!!

Finalement, AirBnB, Uber, WeWork, Velib vont pouvoir tranquillement passer le moment de la crise tranquillou au fait des types de contractualités !!!

Cette armée de gens qui vont renforcer les chômeurs nombreux !

La technologie fait la démonstration aussi de ce que c'est en regard de la société.

Le start upisme a simplement permet sans législation de protection sociale, de faire payer le coup par la collectivité!

Sans risques, payant ses impôts en Irlande, what else !!!!

Finalement j'imagine qu'avec amazone, la tout l'oseille va sortir du pays !! ah ah ah ah .

Trop fort les gens qui ont été financés par nos impôts et qui finalement permettent tout cela!!

Les grandes écoles et tout et tout.

Beau business plan! comme les associations caritatives, ensuite aux postes de permanents vous y mettez les frérots des grandes écoles....

Et en plus l'avantage, c'est qu'ils font du télétravail.....

C'est pas beau tout ça !

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