Péages : au 1er février, Vinci Autoroutes va augmenter ses tarifs de...
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Les prix des péages de Vinci Autoroutes avaient augmenté de 4,68% en moyenne en 2023.
Reuters
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Les prix des péages de Vinci Autoroutes avaient augmenté de 4,68% en moyenne en 2023.
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En plus de la hausse des prix de l'électricité, les Français vont devoir supporter, dès le 1er février, celle des tarifs des péages. Premier concessionnaire à dévoiler le niveau de l'augmentation le mois prochain, Vinci Autoroutes dispose du réseau le plus dense, avec quelque 4.443 km d'autoroutes gérés dans le pays via différentes sociétés.
Ses concurrents n'ont pas encore révélé leurs tarifs. Pour rappel, ils doivent faire l'objet d'une publication au Journal officiel, après homologation par les pouvoirs publics. Fin novembre, Clément Beaune, alors ministre délégué aux Transports, avait assuré que la hausse serait « inférieure à 3% » en moyenne en 2024.
Pour rappel, la hausse annuelle des prix des péages d'autoroutes intervient traditionnellement chaque 1er février. Le calcul prend en compte à la fois le taux d'inflation - qui a atteint 3,87% sur la période de référence (12 mois glissants clos fin octobre 2023) - et les plans d'investissement des sociétés concessionnaires.
Vinci Autoroutes assure ce jeudi que « la grande majorité des trajets du quotidien n'augmenteront pas » cette année sur ses réseaux.
Une mesure que Vinci avait déjà mise en place en 2023, dans des conditions équivalentes (70% des trajets de moins de 30 km, 50% de ceux de moins de 50 km et l'ensemble des itinéraires de contournement de 35 agglomérations).
Par ailleurs, les abonnés à une offre spécifique de badge de télépéage Ulys « pourront bénéficier d'une réduction de 30% sur la totalité des trajets de leur itinéraire préférentiel, dès 10 allers-retours effectués dans le mois, sans limitation de kilométrage », a fait valoir Vinci.
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En attendant les chiffres des autres sociétés d'autoroutes, reste que l'ombre d'une augmentation de 5% en moyenne des péages présagée par Vinci en novembre ne semble pas d'actualité. Le concessionnaire l'imputait à la mise en place de la nouvelle taxe sur les infrastructures de transport de longue distance, dont les autoroutes, prévue dans le budget 2024 du gouvernement.
Cet impôt décidé par Bercy au nom de la transition écologique est censé rapporter 600 millions d'euros par an dès 2024. Objectif affiché, financer « des investissements dans les bornes électriques », ainsi que « le leasing social (...) et l'achat de nouveaux trains », comme l'expliquait Clément Beaune. Une taxe face à laquelle Vinci et Eiffage s'étaient publiquement opposés, brandissant la menace d'une hausse des tarifs des péages pour la compenser.
Déjà par le passé, la taxation des autoroutes a fait l'objet de vifs débats. Exemple en 2015 : Ségolène Royal, alors ministre de l'Écologie, avait obtenu un gel des tarifs. Mais celui-ci avait ensuite été contrebalancé par des hausses de 2019 à 2023 dans le cadre d'un accord qui avait aussi prévu un allongement de concessions et un plan de relance autoroutier de 3,2 milliards d'euros. Selon le régulateur des activités ferroviaires et routières (Arafer, devenu depuis ART), ce gel avait en fait coûté 500 millions d'euros aux usagers.
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Pour rappel, les tarifs des péages des principaux réseaux autoroutiers avaient augmenté de 4,75% en moyenne l'année dernière, conséquence en particulier de l'inflation. Contre 2% en 2022, année où l'Autorité de régulation des transports, dont l'une des missions est de garantir la maîtrise des prix pour les usagers, avait réussi à la contenir en négociant avec les sociétés d'autoroutes. En 2021, l'augmentation des péages avait été d'à peine 0,44%.
(Avec AFP)
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