Nyse Euronext et Deutsche Börse : gare à "l'occasion manquée"

Duncan Niederauer et Reto Francioni, les patrons des deux entreprises de marché, ont adressé en fin de semaine dernière un courrier à Jose Manuel Barroso dans lequel ils mettent en avant les avantages d'une fusion et le coût d'opportunité que représenterait le rejet par la commission d'un tel projet.
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Dans la dernière ligne droite, Nyse Euronext et Deutsche Börse ont une nouvelle fois tenté de faire vibrer la corde européenne alors que les deux opérateurs boursiers attendent toujours le verdict de la Commission sur leur projet de fusion. Pour Reto Francioni comme Duncan Niederauer, interdire le rapprochement "représenterait une occasion manquée à un moment critique pour l'Europe". Et pour mieux en faire la démonstration, les deux dirigeants co-signataires d'un courrier adressé vendredi dernier à Jose Manuel Barroso et à l'ensemble des commissaires, édictent  les points forts de ce marriage entre Bourses. Et les premiers d'entre eux relèvent de la gouvernance : 80% de celle-ci sera européenne, font-ils valoir, et la nouvelle société de droit néerlandais.

"La transaction a des fondements industriels forts et le coût d'opportunité de son rejet serait très important", font-ils valoir dans leur lettre. La fusion Nyse Euronext-Deutsche Börse devrait aider au financement de l'économie réelle en Europe, et plus particulièrement au financement des petites et moyennes enterprises, et donc à stimuler la création d'emplois. Les sociétés européennes auraient ainsi accès à un bassin d'investisseurs plus importants. Nyse Euronext et Deutsche Bôrse estiment pouvoir contribuer à une plus grande intégration des marchés en Europe et ainsi contribuer à réduire la facture, tant pour les investisseurs que pour les émetteurs.

A destination des commissaires partisans d'une régulation plus forte, partisans de plus de transparence, les deux opérateurs boursiers avancent l'argument selon lequel la fusion pourrait faire gagner du temps. Reste à savoir si ces arguments feront mouche. La Commission européenne a jusqu'au 9 février pour render son avis. Les dernières rumeurs ne laissent guère de place à l'optimisme s'agissant de l'avis rendu par la seule Direction générale de la concurrence. Mais c'est le collège des commissaires qui aura le dernier mot.

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Commentaire 1
à écrit le 16/01/2012 à 20:43
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Le gros Barrosi donnera son accord .. il adore les monopoles ... a conditions qu'ils soient privés ....

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