En six mois, Naval Group a déjà largement dépassé son objectif de commandes pour 2019

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Naval Group devrait poursuivre son action d'amélioration continue de la compétitivité de ses offres et des programmes en cours d'exécution, tant domestiques qu'internationaux
Naval Group devrait poursuivre son action d'amélioration continue de la compétitivité de ses offres et des programmes en cours d'exécution, tant domestiques qu'internationaux (Crédits : Reuters)
Naval Group a déjà dépassé au premier semestre 2019 (3,85 milliards d'euros) son objectif de prises de commandes fixé à 3,4 milliards d'euros pour 2019. Le constructeur du SNA Le Suffren a également amélioré sa rentabilité.

Naval Group engrange. Et les résultats du premier semestre 2019 du groupe naval le montrent très clairement. Les prises de commandes lors du premier semestre s'élèvent à 3,85 milliards d'euros (contre 1,9 milliard au premier semestre 2018). Soit plus que l'objectif annuel fixé à 3,4 milliards d'euros pour 2019, a précisé Naval Group dans un communiqué. Fin juin 2019, le carnet de commandes atteignait 15,5 milliards d'euros. Les commandes internationales (2,7 milliards d'euros) ont fortement contribué au total des prises de commandes sans l'aide de Fincantieri avec qui Naval Group s'est pacsé officiellement mi-juin.

Elles concernent principalement le secteur des constructions neuves. Les principales notifications concernent le contrat de construction des chasseurs de mines au profit de la Belgique et des Pays-Bas et le "contract design" du programme de sous-marins pour l'Australie. Naval Group a également engrangé un contrat aux Emirats Arabes Unis qu'il n'a pas mentionné dans son communiqué. Abu Dhabi a acheté deux corvettes Gowind pour environ 750 millions d'euros. En France, la notification de la construction du sixième sous-marin de type Barracuda participe également à la dynamique de commandes de Naval Group ce semestre.

Rentabilité en hausse

Le chiffre d'affaires du premier semestre 2019 s'est établi à 1,79 milliard d'euros (57 % pour les constructions neuves et à 43 % pour les services) en léger retrait par rapport au premier semestre 2018 (1,87 milliard). Le groupe a réalisé 500 millions d'euros de son chiffre d'affaires à l'international. Les principaux contributeurs sont le programme de sous-marins nucléaire d'attaque Barracuda, le programme de frégates multimissions (FREMM), le programme Brésil et les opérations de maintenance du SNLE (sous-marin nucléaire lanceur d'engins), Le Téméraire.

L'EBITA (résultat opérationnel avant amortissement des écarts d'évaluation) s'est élevé à 130,7 millions d'euros. La rentabilité opérationnelle poursuit sa progression pour la quatrième année consécutive, passant de 6,8 % au premier semestre 2018 à 7,3 % sur la même période en 2019. Le résultat net part du groupe a atteint 85,8 millions d'euros au 1er semestre 2019 à comparer à 104,6 millions d'euros au 1er semestre 2018 mais, qui avait bénéficié d'éléments non récurrents. Pour le second semestre, Naval Group a indiqué qu'il poursuivra son action d'amélioration continue de la compétitivité de ses offres et des programmes en cours d'exécution, tant domestiques qu'internationaux, conditionnée notamment par une maîtrise des coûts et des délais. Dans ce contexte, la rentabilité opérationnelle devrait continuer de croître en 2019 et le résultat net part du groupe devrait progresser à nouveau de l'ordre de 5 %. Naval Group va mieux. Et cela se voit.

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Commentaires
a écrit le 20/07/2019 à 22:40 :
Je crains que les délais de livraison du SNA barracuda ons etaient tres largement dépassé ...donc esperons. Que se n'est du que a un probleme de debut de serie ...
Le secret d'une entreprise a l'international , respects des délais de construction , respeçts des coups financier, livraison conforme en terme de qualité , et respects des engagement en terme de livraison ( bon là îls y a des progrès à faire , depuis l'histoire des porte hélicoptère russe ) " donc nous avons encore beaucoups d'efforts est effectuer ...
a écrit le 19/07/2019 à 13:08 :
Donc il faut lire l'article de Marianne sur le projet Poséidon."Projet Poséidon : les naufrageurs de l’industrie navale française."

Macron aura bien mérité de George Soros
a écrit le 17/07/2019 à 21:46 :
Vive la Naval - one of French champions, which should be a lot to support the country independence and prosperity. But generally for France 6 submarines like Suffren are not much as compared with submarine fleet of China, USA, Russia, Japan, Korea and Australia (with 12 in near future). 1-2 submarines for each sea/ocean, which France has to share. Will those do a strong attack on different battlefields? It should be at least 12 subs like Suffren to become a real strong force.
a écrit le 17/07/2019 à 21:16 :
Ben ce n'est pas grâce à Fincantieri !
a écrit le 17/07/2019 à 14:46 :
Bon article, par contre :

EBITA : "Earnings Before Interest, Taxes, Depreciation and Amortization" je comprends, c'est clair, net précis.

"Résultat opérationnel avant amortissement des écarts d'évaluation" : Je ne comprends pas, je pense par ailleurs que c'est inexact

A la limite dites : "excédent brut d’exploitation" : là on comprend mieux

ou encore : "résultat avant intérêts et impôts et amortissement des écarts d'acquisition"

:-)

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