Le grand retour des foncières cotées en Bourse en 2024 ?

Maxime Heuze
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Unibail-Rodamco-Westfield a vu son cours bondir de 17% depuis le 25 octobre.
Mike Blake

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Unibail-Rodamco-Westfield a vu son cours bondir de 17% depuis le 25 octobre.
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Alors que la crise de l'immobilier se poursuit, les entreprises cotées louant des biens et redonnant une partie de leurs revenus à leurs actionnaires ont vu leur cours s'envoler ces dix derniers jours. L'indice « FTSE EPRA Eurozone », qui rassemble les foncières européennes a flambé de plus de 12% depuis le 25 octobre. A titre de comparaison, le CAC 40 n'a augmenté « que » de 3% sur la même période. Une performance remarquable « provenant du fait que les marchés anticipent, ces derniers jours, une baisse des taux directeurs de la Banque centrale européenne plus rapide que prévue (après des chiffres positifs sur l'inflation et le chômage, NDLR) », explique Laurent Saint Aubin, directeur de la gestion action chez Sofidy. Un mouvement à nuancer toutefois. En réalité, il ne s'agit que d'un arbre cachant une forêt de mauvaises performances en Bourse depuis plusieurs années.
Après un bref rebond post-Covid, en 2021, Klépierre, Unibail-Rodamco-Westfield, Gecina et bien d'autres ont en effet vu leurs cours de Bourse plonger de 25% en 2022 et de 11% en 2023, en moyenne, selon Bloomberg.
La déroute du secteur a été si forte que certains experts du secteur anticipent désormais un bon point d'entrée. « Le prix des actions des foncières cotées a beaucoup baissé et l'on retrouve une décote qui n'avait pas été vue depuis la crise de 2008 », affirme Laurent Saint Aubin.
La capitalisation boursière des foncières est aujourd'hui 34% inférieure à leur actif net réévalué (l'estimation de la valeur de leurs parcs immobiliers). En clair, leurs actions valent moins cher que leur sous-jacent actuel. D'autant qu'« après les années de crise de 2008 et 2009, le secteur qui avait beaucoup baissé est remonté en flèche en 2010 et 2011 », rappelle le gérant de fonds, laissant entendre qu'un tel scénario pourrait se reproduire dans les prochaines années.
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Surtout, ces valeurs sont dites de rendement, fait-il valoir. Avec un taux de dividende moyen de 6% par an, mais pouvant dépasser les 10% pour les plus performantes, « les actions des foncières doivent être achetées pour du long terme et des rendements réguliers », souligne-t-il. Dans cette optique, une baisse de valorisation à court terme est censée être compensée par le versement des dividendes au bout d'une, voire plusieurs dizaine d'années.
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Maxime Heuze