Médecins et dentistes vont-ils pouvoir faire de la publicité ? La France très proche de céder à Bruxelles

Le Conseil d'État a décidé mercredi dernier que l'interdiction totale de publicité pour les médecins et dentistes français n'est pas conforme au droit européen. Agnès Buzyn est désormais obligée de tenir compte de ce "changement de circonstances". Ce qui signifierai aussi que l'État pourrait être poursuivi par "tous les praticiens sanctionnés à tort" jusqu'ici.

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(Crédits : Oswaldoruiz / Pixabay)

L'interdiction totale de publicité pour les médecins et dentistes français n'est pas conforme au droit européen, selon une décision du Conseil d'État qui vise à "contraindre" le gouvernement "de procéder à l'abrogation" de cette règle "devenue illégale".

Ce n'est pas faute d'avoir prévenu: dès juin 2018, le Conseil d'État avait prévenu dans une étude que cette interdiction était "susceptible d'être affectée par l'évolution de la jurisprudence européenne".

La Cour de justice de Luxembourg a en effet acté en mai 2017 que les traités fondateurs de l'UE "s'opposent à une législation nationale (...) qui interdit de manière générale et absolue toute publicité" pour les dentistes.

Modifications à venir du code de la santé publique

Début 2019, l'Autorité de la concurrence avait à son tour pointé "la nécessité de modifier à brève échéance" le code de la santé publique et rapportait alors que le gouvernement "travaill(ait) à leur refonte (...) dans un délai de 6 à 12 mois".

La décision rendue mercredi par le Conseil d'État oblige désormais Agnès Buzyn

La ministre de la Santé avait rejeté en octobre 2017 la demande d'un médecin qui contestait ce refus "pour excès de pouvoir" et a donc obtenu gain de cause.

Pour la plus haute juridiction administrative, dès lors que "l'acte réglementaire est devenu illégal (...), il revient au juge d'annuler ce refus pour contraindre l'autorité compétente de procéder à son abrogation".

De nombreux enjeux, dont la confiance des malades envers les médecins

À charge pour le "pouvoir réglementaire" de définir de nouveaux "procédés de publicité compatibles avec les exigences de protection de la santé publique, de dignité de la profession médicale, de confraternité entre praticiens et de confiance des malades envers les médecins".

Un jugement salué par l'avocat Fabrice Di Vizio, qui a plaidé ce dossier et annonce dans un communiqué son intention de "poursuivre l'État et réclamer des dommages et intérêts pour tous les praticiens sanctionnés à tort".

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Commentaires 4
à écrit le 13/11/2019 à 14:22
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"Médecins et dentistes vont-ils pouvoir faire de la publicité ?" En plus de la prime ? 16% ! Voilà l’augmentation qu’a connue la prime à la performance perçue par les médecins généralistes en un an, passant de 4 982 à 5 774 euros. En moyenne,...

à écrit le 13/11/2019 à 10:42
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Tout ça pour en faire des actes de commerce afin de suivre le dogme de l'UE de Bruxelles, le suivisme de la France est lamentable!

à écrit le 13/11/2019 à 8:43
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"La France très proche de céder à Bruxelles" On va encore obéir à un ordre stupide venant de gens compromis alors que notre président lui-même a affirmé que l'UE est "au bord du précipice". Ils ont complètement perdu la raison tous...

à écrit le 12/11/2019 à 19:48
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L'UE dans toute sa splendeur !! Vivement la fin !!

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