La SNCF lance des Corail Ouigo à prix cassés pour concurrencer Flixbus et Blablacar
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« Nous avons une obsession, augmenter la part du part du ferroviaire. » Alors que le ferroviaire ne détient que 10% du marché de la mobilité en France, ce leitmotiv exprimé par Christophe Fanichet, PDG de SNCF Voyageurs, va se traduire dans les deux prochaines années par l'expérimentation d'une nouvelle offre : Ouigo Vitesse classique. Directement dérivée de son aînée Ouigo lancée en 2013 sur la grande vitesse, elle va proposer aux passagers de voyager à bord de trains Corail, sur des lignes classiques - avec des temps de trajets conséquents - mais avec un prix fixe, même en dernière minute. C'est le projet Oslo.
Cette expérimentation sera menée à partir du printemps 2022 sur deux lignes au départ de Paris. Ouigo Vitesse classique reliera ainsi Paris-Austerlitz à Nantes à raison de trois allers-retours quotidiens et Paris-Bercy à Lyon-Perrache avec deux allers-retours. Chacune de ses lignes offrira un certain nombre d'arrêts intermédiaires, pour un ensemble de 14 destinations. Cinq gares seront également desservies en Île-de-France afin d'offrir des trajets directs aux Franciliens sans repasser par Paris.
Entre Paris et Nantes, les temps de trajets seront compris entre 3h30 et 4h15 selon les arrêts desservis, tandis qu'avec Lyon ils atteindront 4h45 à 5h15. En comparaison du TGV, il faudra environ 1h30 à 2h de plus pour rejoindre Nantes et 3h pour Lyon.
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Ces lignes seront opérées par des trains Corail « remis en état », mais pas réaménagés. Christophe Fanichet veut ainsi conserver les sièges, qu'il juge très appréciés par les voyageurs, de ces « confort-rail » (concept à l'origine du mot-valise Corail). Chaque rame sera d'abord composée de huit voitures pour une capacité de 640 places en classe unique, avant de passer à 10 voitures en 2023 pour atteindre 800 places. Le nombre de voitures restera fixe d'un trajet à l'autre pour limiter les coûts de maintenance et améliorer la flexibilité.
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