Nouveau coup dur pour les vacanciers : British Airways supprime plus de 10.000 vols cet été

British Airways va annuler 10.300 vols supplémentaires d'ici fin octobre. Après cette décision, la compagnie, qui opérait quelque 850 vols quotidiennement avant la pandémie, aura réduit au total de 13% son programme de vols pour la saison estivale.
(Crédits : Hannah Mckay)

Le ciel britannique s'assombrit encore un peu. British Airways, incapable de suivre le rythme de la reprise du trafic aérien, doit de nouveau supprimer des vols, 10.300 d'ici fin octobre. Les suppressions touchent uniquement des vols courts, entre début août et fin octobre. L'entreprise justifie cette décision par sa volonté de vouloir donner à ses clients davantage de « certitudes » avec un programme de vol moins ambitieux.

La compagnie explique aussi qu'elle profite de l'assouplissement temporaire des règles régissant les créneaux de décollage et d'atterrissage, annoncé fin juin par le gouvernement britannique pour permettre aux compagnies d'adapter leur planning de vol cet été sans pour autant perdre leurs droits pour la saison suivante. Ce qui permet, aussi, d'éviter de faire décoller des vols à vide pour pouvoir conserver ses créneaux et les polémiques qui vont avec.

Des annulations qui avaient été réclamées par le gouvernement

British Airways, qui opérait quelque 850 vols quotidiennement avant la pandémie, aura réduit au total de 13% son programme de vols pour la saison estivale. Elle assure « protéger autant que possible les vols de vacances » et indiqué que les vols annulés le sont sur des lignes où les avions sont moins remplis.

La compagnie dit être en contact avec les clients affectés pour s'excuser et leur proposer de réserver sur d'autres vols, y compris sur d'autres compagnies, ou obtenir un remboursement complet.

Face au chaos à Heathrow, principal hub du pays, rencontré par les passagers, ainsi que dans d'autres aéroports, le gouvernement avait appelé les compagnies à mettre en oeuvre des plannings de vol réalistes et à « alerter les passagers le plus tôt possible » en cas de perturbations, selon un communiqué.

Recruter, le nerf de la guerre

Le plan du gouvernement prévoit aussi d'accélérer les vérifications de sécurité effectuées par les autorités avant l'embauche de personnel dans les compagnies aériennes ou les aéroports, un des points régulièrement soulevés par le secteur pour expliquer les difficultés de recrutement.

Alors que le Brexit a réduit les possibilités d'embauche de personnel européen, le gouvernement britannique assure que davantage d'immigration ne serait pas une solution, l'Union Européenne et les Etats-Unis rencontrant les mêmes difficultés.

Quant aux agences d'intérim britanniques, elles ont déclaré ne pas vouloir devenir des « briseuses de grèves » au service du gouvernement. Au beau milieu du plus gros débrayage des cheminots en trente ans, l'exécutif britannique avait annoncé son intention de modifier la loi afin de permettre le recours à des travailleurs intérimaires pour remplacer les grévistes et réduire l'impact des mouvements sociaux.

« Nous croyons fermement que cette décision a le potentiel de coûter cher à nos entreprises, car nous serons tenus pour responsables d'envoyer des briseurs de grève au travail », se sont inquiétés les dirigeants du secteur. Les grèves se multiplient au Royaume-Uni. Le personnel au sol de British Airways à l'aéroport londonien d'Heathrow a par exemple voté pour une grève sur les salaires, prévue pour cet été.

(Avec AFP)

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Commentaire 1
à écrit le 07/07/2022 à 7:58
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"Quant aux agences d'intérim britanniques, elles ont déclaré ne pas vouloir devenir des « briseuses de grèves » au service du gouvernement" Hou la il se passe quoi aussi au Royaume Uni ? Blair semble bien loin.

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