ZOOM L'événementiel face à la crise sanitaire et en trois graphiques
Julia Blancheton
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L'événementiel, qui rassemble les salons et foires, les congrès ainsi que les évènements d'entreprise et d'institution (hors monde de la culture et spectacle donc) est une industrie dont les chiffres donnent le vertige : chaque année, ce sont 1.200 foires et salons, 2.800 congrès, 380.000 événements d'entreprise et d'institutions organisés sur les territoire, d'après l'Unimev (Union Française des Métiers de l'Événement qui regroupe 450 sociétés et associations adhérentes). Irrémédiablement, les pertes sont colossales avec un manque à gagner des acteurs de la production évènementielle estimé à 16,8 milliards d'euros pour l'année 2020 selon l'Union.
Le coronavirus aura même eu raison du Salon de l'agriculture (prévu du 27 février au 7 mars 2021) et décalé à 2022.
Si la filière subit de plein fouet le Covid-19, pour autant, elle ne vient qu'accélérer une tendance déjà entamée avant la crise.
De fait, en 2019, les organisateurs de foires et salons avaient déjà connu un recul de 4,1 points de l'activité et avaient même prévu d'appliquer de nouvelles baisses de prix en 2020 pour compenser l'abandon de nombreux exposants à s'offrir de la visibilité sur les stands et autres "corners" sur ces foires, selon une étude Xerfi de janvier 2020.
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Un décélération de l'activité dont l'impact reste toutefois circonscrit. En effet, le secteur est avant tout largement dominé - non pas par les grandes foires - mais par les évènements d'entreprise et institutionnels qui représentent à eux seuls plus de 80% des retombées économiques du secteur.
Julia Blancheton