|
|
Mathias Thépot | 28/08/2012, 16:43 - 507 mots
La situation devient préoccupante. Faisant face à de lourdes difficultés de refinancement, le Crédit immobilier de France (CIF) a vu sa note dégradée de trois crans par l’agence de notation Moody’s. La note de sa dette long terme tombe ainsi de "A1" à "Baa1". Et celle de sa dette court terme est du coup abaissée à "Prime 2". Or le CIF éprouvait déjà de grandes difficultés à se refinancer sur les marchés depuis plusieurs mois. Il lui est dorénavant presque impossible de le faire.
Le CIF se refinance presque exclusivement sur les marchés
La situation du CIF est d’autant plus alarmante que ce spécialiste du crédit à l’habitat tire la très grande majorité de ses ressources des marchés financiers, sa base de dépôts étant très faible. A fin juin 2011, son bilan pesait ainsi 41,6 milliards d’euros, pour 33 milliards d’euros d’encours de crédits. Et pour ne rien arranger, il doit trouver les fonds pour honorer le remboursement d’une émission sécurisée de 1,75 milliard d'euros arrivant à échéance en octobre 2012. Pour Moody’s, si la situation n’évolue pas, "une assistance de la banque centrale pour assurer sa liquidité sera probablement nécessaire".
Moody's met la pression sur l'Etat français
Un adossement du CIF à un groupe bancaire en capacité d’assumer le refinancement de ses prêts est du coup évoqué. L’Etat français s’y attelle depuis le début de l’année, comme il l’avait déjà fait au début des années 2000. Si Moody's se dit confiante dans la capacité de l'Etat français à soutenir le CIF, elle indique nénamoins que dans le cas contraire, la note du CIF pourrait chuter de neuf crans supplémentaires ! Ce qui signerait son arrêt de mort. En clair, sans repreneur, les difficultés structurelles du CIF le contraindront à ne plus accorder de crédits, et à gérer uniquement les prêts en cours jusqu’à extinction. Un tel scénario pourrait selon Moody’s, contraindre les pouvoirs publics à apporter un soutien financier au Crédit immobilier de France.
La Banque Postale, candidat numéro un
L’Etat a du coup poussé la Banque Postale, une banque publique, à regarder le dossier du CIF. Mais depuis l’ouverture de la "data room" il y a plusieurs semaines, une étape inhérente à toutes reprises de sociétés, la Banque Postale n’a pas manifesté d’intérêt pour l’adossement du spécialiste du financement hypothécaire. Un silence qui n’a pas échappé à Moody’s.
La filiale à 100% de la Poste est occupée par un autre dossier chaud : elle attend l’aval de la Commission européenne pour la reprise des activités de financement des collectivités locales de Dexia. Moody’s a ainsi remarqué que le management de la Banque Postale était aujourd’hui « concentré sur plusieurs projets importants ».
Les revenus modestes pourraient subir la déconfiture du CIF
Les premiers perdants d'une éventuelle déconfiture du CIF seront les clients de la banque. Contrôlé par des sociétés coopératives, elles même détenues par des sociétés HLM, le CIF octroie ainsi des crédits à l’habitat à 400 000 particuliers et organismes HLM. Sa disparition serait donc un coup dur pour l’accession à la propriété des revenus modestes.
|
|
outside tout le monde a écrit le 03/09/2012 à 20:18 :
Françoise ne répond plus .. Ouh ouh ?
Surprise ? a écrit le 03/09/2012 à 11:08 :
Ainsi donc, les personnes qui ont payé 8000 euros le m2 font défaut et la banque qui leur a prêté est en faillite... Quelle surprise !
ex inside ma a écrit le 02/09/2012 à 19:22 :
Confirmation des autorités, ce sera un run off, autrement dit une gestion en extinction. Les 4 milliards de garantie de l'état ne sont accordés qu'en échange d'un runoff. Aucun nouveau prêt accordé (donc fermeture des agences). Les créances déjà titrisées seront sans doute gérées par d'autres centrales spécialisées. Bon courage à tout le personnel. La course à l'emploi ça va être plus compliqué que le Défimmo. Créé par la loi bancaire, monté en puissance en 1990, il aura tenu 22 ans .. 11 à croître dans un mode où le pouvoir était réparti, 11 à stagner dans un mode autocratique. Quo non ascendet ..
Master a répondu le 03/09/2012 à 01:44:
Sachant que j'ai répondu à une offre d'emploi pour intégrer une agence CIF, à vous lire il vaut mieux que je reste tranquille dans mon job actuel ...
ex inside ma a répondu le 03/09/2012 à 12:24:
Si c'est un poste vente ou gestion, en effet, ca risque de durer moins que l'été. Si c'est un poste de spécialiste en extinction, y'a à faire.
ex inside man a écrit le 02/09/2012 à 15:45 :
Boursorama le décrit très bien un certain autisme a poussé le CIF dans le mur. A vouloir tout garder entre ses mains et ne s'allier avec personne, le brillant conducator a cassé la machine. Pauvre Inside Woman et ses collègues, qui insistent avec raison sur le fait qu'ils sont utiles et rentables .. C'est sur mais c'est trop tard. les concurrents ont intérêt à la disparation du CIF qui a trop abusé de son positionnement et l'état à tout intéret à le démanteler pour récupérer le cash qui est dedans. Enfin ce qui restera du cash quand l'arnaque Appolonia, qui touche la BPI ( pas celle de Bercy, la filiale du CIF) aura été remboursée. Et puis, franchement .. pour inspirer la confiance des marchés, s'installer Avenue de Madrid, on n'a pas idée.
yoy a écrit le 30/08/2012 à 22:13 :
Test
STE a écrit le 30/08/2012 à 08:48 :
Adieu le cif
Inside Woman a répondu le 30/08/2012 à 09:27:
Du calme on est pas encore mort, vous risquez d'être fort surpris ! Dommage pour vous, tant mieux pour nous !
Inside Woman a répondu le 30/08/2012 à 09:27:
Du calme on est pas encore mort, vous risquez d'être fort surpris ! Dommage pour vous, tant mieux pour nous !
tomtom a répondu le 30/08/2012 à 18:13:
Proposer essentiellement du révisable à des gens qui sont déjà dans une situation financière juste pour emprunter n'était pas la solution la plus intelligente en terme de risque... il est fort possible qu'il n'y ait aucun repreneur simplement pur faire un exemple....Bah ouais l'état qui vient au secours des banques c'est pas très démago surtout avec un gouvernement socialiste...
M a répondu le 03/09/2012 à 01:50:
Inside woman, bravo pour votre optimisme. Cependant, j'ai été démarcher pour rejoindre une agence CIF alors que je suis en poste dans une banque. J'ai l'impression que je prendrai un trop gros risque à changer pour le CIF ...
seb a écrit le 30/08/2012 à 08:34 :
Bien fait pour le CIF !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
riffifi a écrit le 29/08/2012 à 13:08 :
Dexia 2 le retour.
najbar a écrit le 29/08/2012 à 11:23 :
Ne vous inquiétez pas, l'état socialiste (c'est à dire nous tous), va donner les milliards qui manquent. Que ne ferait on pas pour endetter les gens un peu plus.... surtout les plus pauvres, qui rêvent de devenir comme le péquin moyen, avec sa petite maison en carton pâte hors de prix et loin du boulot (mais c'est tellement mieux qu'une hlm) et sa tite tuture dacia
zaza a répondu le 29/08/2012 à 13:09:
Ha c'est ca le social. Cela explique tout.
Neo a écrit le 29/08/2012 à 07:40 depuis un Iphone :
Le CIF vous connaissez sûrement sinon dépêchez vous le compte à rebours à commençait ? Dégradation de moody's, affaire appolonia , procès IBM Imputables a la loi des séries ou manque de vision stratégique voir inexistance de vision stratégique !! Nous les petites mains de l'intérieur ,nous l'ossature du groupe CIF dans l'attente d'une mise à mort ou d'une grâce de la part d'une mystique instance (l'état ,la poste...) nous travaillons tous les jours au gré des bruits de couloir , des informations de la presse et de la désinformation institutionnalisé de notre groupe(tout va bien nous avons une visibilité jusqu'à la fin de l'année et paf le lendemain Moody's dégrade le CIF une nouvelle fois sic). Au delà de l'ambiance pesante de l'intérieur , c'est le silence assourdissant à l'extérieur qui inquiète ! Certains vous dirons qu'à ce niveau notre sort (2500 salaries d'une banque . Oui d'une banque justement si j'avais su que banque allait devenir un gros mot je ne serais pas venu...)se joue dans les couloirs feutrés des ministères (calfeutres un peu aussi). Ah oui j'oubliais l'entité mystique .....
Néophyte a répondu le 29/08/2012 à 09:00:
En tous cas vous n'avez pas été embauché(e) pour vos qualités orthographiques ...
Taratata a répondu le 29/08/2012 à 11:22:
@Néophyte L'orthographe est la science des ânes et vous en êtes un beau : "en touS cas (...)" écrivez-vous...
@neo a répondu le 29/08/2012 à 12:13:
attention a l'ortographe!sinon,vous ne me ferz pas pleurer sur les employés des banques,qui systématiquement volent illégalement les plus faibles,sous la contrainte de leur direction.si j'étais banquier,j'aurais honte de le dire
Inside Woman a répondu le 29/08/2012 à 23:37:
@neo je suis salariée du CIF et non pas employée de banque comme vous semblez le confondre. ET J'EN SUIS FIERE ... et Na. C'est quoi votre boulot ? De quoi être fier ? Moi quand je vois combien de temps je bosse (40h/50h / semaine) et quand je vois mon bulletin de salaire (très conséquent), j'en suis fière. Je ne vole pas mon salaire, je le gagne. Ne vous déplaise ! De la jalousie peut être, de l'envie ? J'en suis fière au point de l'écrire et de le dire, et je m'amuse de vos commentaires aussi puériles que lamentables.
Fran37 a répondu le 01/09/2012 à 18:51:
Effectivement, ce désastre n'est pas le fait des salariés du CIF mais de leurs dirigeants, eux bien ancrés dans le système capitaliste. Au début de notre parcours, nous avons pu emprunter à cette banque qui nous a fait confiance. Et c'était la seule...aujourd'hui les banques Premium me sont familières mais je n'ai rien oublié.
fanch a répondu le 27/09/2012 à 10:48:
ah vous étes fier de prendre aux pauvres pour payer vos 50h et vous faire de joyeux salaires ! moi aussi je travaille 50h et je ne vole pas les pauvres. prendre tout aux plus fragiles en leur disant on vous loge, on dirait une secte, et bien qu'elle soit démantelée, ce sera un bien pour tous.
Baboul51 a écrit le 28/08/2012 à 23:40 :
A force d'allonger les durées de crédit pour que les gens - déjà pris à la gorge - puissent boucler les dossier et acheter des biens a 5, 6, 8, 10.000 euros le m2 qui font le bonheur des spéculateurs, des promoteurs opportunistes, des vendeurs a la découpe..., ou alors pour défiscaliser des biens neufs achetés a 75% en scellier (merci l'état, merci le contribuable) et bien, le château de cartes arrive à la limite de l'équilibre, et le Credit Foncier se retrouve en très mauvaise posture. Normal quand on joue avec le feu.
Cemy a répondu le 29/08/2012 à 08:59:
Le Foncier a été racheté par les BPCE.... nous parlons du CIF. Je vous invite également à vous plonger dans le dossier un peu plus longuement avant de commenter une situation qui vous dépasse.
Baboul51 a répondu le 29/08/2012 à 09:26:
@Cemy, vous avez raison mais on en revient au même, en adossant le CIF à la banque postale comme c'est évoqué, c'est encore le contribuable qui payera cette gestion hasardeuse ...
Mickador a répondu le 29/08/2012 à 09:49:
@Baboul51 La banque postale est devenue une banque privée, elle est simplement lié à l aposte traditionnelle par les locaux qu'elle occupe
Superman a écrit le 28/08/2012 à 20:39 :
Heureusement que la Banque Postale est là pour ressusciter tous les cadavres qu'on découvre ! Du moins jusqu'à ce qu'elle se fasse dégrader à son tour...
Inside Woman a répondu le 28/08/2012 à 21:24:
Des cadavres qui font 80 millions d'euros de bénéfices et qui ont 2,5 milliards de fonds propre .... comme vous y allez Superman ! Regardez plutôt qui est derrière Moody's et ses "analyses" .... On en reparle après.
toccata a répondu le 29/08/2012 à 01:08:
On ne conduit pas les yeux dans les rétroviseurs. Si le CIF est solide, aucun intervenant financier n'hésitera à prêter de l'argent, et à un taux intéressant. Quant aux agences de notations, elles suivent bien plus souvent les mouvements qu'elles ne les créent...
churchill a écrit le 28/08/2012 à 19:24 :
s'ils gerent les prets jusqu'a extinction ils vont refaire leur tresoreie dans le temps; maintenant c'est derangeant pour eux, cette situation, s'ils avaient prevu de preter de l'argent a n'importe qui... dieu merci ils n'ont pas la taille de fanny mae
cif 84 a écrit le 28/08/2012 à 18:16 :
on est dans la merde!! La banque postale doit nous racheter!!!
Inside Woman a répondu le 28/08/2012 à 19:38:
La situation devient tendue !!! Très tendue !!!! "Moody's m'a tuer"allons nous pouvoir dire, on ne demandaient rien à personne et au passage nos bénéfices était de 60 à 80 millions d'euros. Autrement dit inutile de nous cracher dessus. Il doit y avoir plus de politique que d'analyse dans les décisions de Moody's dont la première est intervenue un ... 8 mai. Deux jours après l'élection présidentielle française, quelle coïncidence ! Au passage pour Churchill, ne pas avoir les mêmes critères que les banques qui font bien ce qu'elles veulent en terme d'endettement (sachez le tout de même), ne signifie pas que nous fassions n'importe quoi. A bon entendeur salut !
Beatles a répondu le 29/08/2012 à 00:39 depuis un Iphone :
Vous ne faites pas n'importe quoi mais prenez plus de risques, notion fondamentale du crédit. Sur des périodes de crise c est plus dangereux. En revanche les tarifs pratiques élevés n en sont pas la seule cause: les autres etablissements bancairesauront inévitablement des difficultés mais moins vite. Le problème du cif est d être centre sur du prêt immobilier dont les demandes chutent , avec une cible de clients qui ne peuvent ou ne devraient pas acheter...
test a répondu le 30/08/2012 à 22:24:
Test
orson a répondu le 26/01/2013 à 14:35:
Le CIF est réputé pour accorder des prêts à une catégorie de clients recalés par la majorité des banques?Depuis trente ans les marches financiers, « délivrés » de toutes les règles de prudence qui «entravaient» le système bancaire traditionnel ont entretenu artificiellement la demande des ménages en leur accordant des prêts dans des conditions de plus en plus laxistes. Cette demande non financée a, certes, induit une augmentation réelle de la production, des revenus et du Pib mais elle a surtout permis aux opérateurs des marchés de retirer des bénéfices considérables via la titrisation. Les théories (très en vogue actuellement dans les écoles de commerce) du « bas de la pyramide» consistent, avec un cynisme à peine déguise, à faire valoir que les « pauvres », sur cette planète, sont très nombreux. Par conséquent, agréger, leur pauvreté peut se muer en richesse si l?on sait ponctionner (même faiblement) tout le monde. D?où l?idée de leur consentir des prêts sans trop de discernement : pourvu qu?ils ne fassent pas tous faillite simultanément, la plupart devra s?acquitter pour longtemps de traites qui sont individuellement dérisoires au regard des sommes transitant sur les marches financiers mais qui, additionnées les unes aux autres, constituent un vrai « trésor de guerre ». Si l?opération se déroule comme prévue, lentement mais sûrement, la formidable richesse des pauvres transitera vers leurs créanciers? C?est ce qui s?est passé avec les pays du Sud jusqu?à ce que l?on constate, que le remboursement de la dette représentait des flux sud nord supérieurs aux flux nord-sud de l?aide au développement. De là est née la mobilisation en faveur de l?effacement de la dette des pays pauvres. Par analogie, les classes moyenne jouent aujourd?hui le rôle des « pays du Tiers-monde » il y a vingt ans, tandis que le rôle des pays du Nord est assume par la petite minorité qui bénéficie des rendements du capital financier. Qui peut croire que, dans dix ans, les titres « toxiques » que rachètent les états aujourd?hui vaudront encore quelque chose? Cela supposerait que la majorité des ménages surendettés aient survécu sans faire faillite - ce qui exigerait sans doute l?équivalent d?un effacement de la dette des « ménages pauvres». Il y a donc fort à craindre que beaucoup d?entre eux seront les premières victimes de la récession et que, in fine, les contribuables auront bel et bien à rembourser cette énorme dette, illustration inédite des vertus du « bas de la pyramide» : faire financer le sauvetage des grandes banques d?investissement par les contribuables qui, même pauvres, sont très nombreux...