Défense : l'armée française est-elle bien entraînée ?

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Les pilotes de chasse de la marine vont connaître une nette diminution de leurs heures de vol en 2014 : de 175 heures en 2013 à 150 heures en 2014
Les pilotes de chasse de la marine vont connaître une nette diminution de leurs heures de vol en 2014 : de 175 heures en 2013 à 150 heures en 2014 (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2011. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
Les crédits pour l'entraînement des trois armées sont très souvent insuffisants pour tenir les engagements exigés par l'OTAN. Les pilotes de chasse de l'armée de l'air ne voleront en moyenne en 2013 que 150 heures. Soit 30 heures au-dessous des exigences de l'OTAN.

Il n'y a pas que les matériels qui flanchent dans les armées en raison d'impasses budgétaires dans le maintien en condition opérationnelle (MCO). Face aux contraintes financières qui pèsent sur le ministère de la Défense, la préparation des militaires dans les trois armées se réduit comme une peau de chagrin et s'éloigne de plus en plus des normes OTAN.

En 2013, par exemple, un pilote de chasse de l'armée de l'air ne volera en moyenne que 150 heures par an (contre un objectif de 160 heures fixé par la loi de finances initiale de 2013), selon les prévisions actualisée du ministère de la Défense. Soit 30 heures au-dessous de ce que l'OTAN recommande pour l'entrainement des pilotes de chasse. En 2011 et 2012, les pilotes ont respectivement volé 190 heures, puis 169 heures par an.

Un seuil plancher ?

Jusqu'ici les pilotes de l'aéronavale ont été mieux traités que ceux de l'armée de l'air (175 heures de vol, contre 180 heures, norme OTAN). Mais l'année prochaine, les pilotes de la marine devraient eux aussi connaître une diminution ponctuelle (150 heures).

Pourquoi un tel bilan ? Selon les explications du projet de loi pour 2014, "l'engagement au Mali a accru les tensions logistiques et la disponibilité en métropole pour la chasse et l'aviation de transport de l'armée de l'air. En 2014, l'effort portera sur l'activité de l'aviation de chasse qui restera à son niveau de 2013". Soit 150 heures. Un entraînement minimal quand on prend en compte l'objectif de la France de disposer d'une capacité à entrer en premier sur un théâtre d'opérations, démontrée récemment en Libye ou au Mali.

Fondamental de remonter à 180 heures, selon le général Mercier

Pour le chef d'état-major de l'armée de l'air, Denis Mercier, "il est important de souligner que nous sommes aujourd'hui arrivés à un socle". .Et de rappeler lors sa récente audition à l'Assemblée nationale : 

"Il est fondamental que ceux de nos pilotes, de Rafale notamment, qui assurent cette mission d'entrée en premier ne se contentent pas de 120 à 150 heures de vols annuelles mais en fassent 250 heures, dont 70 sur des simulateurs. Cette exigence impose de remonter à 180 heures le niveau d'activité en priorité de ceux qui assurent la mission d'entrée en premier".

Ce problème d'entraînement et de formation est encore plus aigu pour les pilotes de transport. En 2013, ils ne voleront que 280 heures par an (400 heures normes OTAN), en hausse par rapport à 2012 (265 heures) mais en nette baisse par rapport à 2011 (310). Les équipages de transport ont bénéficié cette année de l'opération Serval (20 heures supplémentaires de vol par rapport à l'objectif fixé par la loi de finances initiale). Mais cet accroissement "masque de grandes disparités de qualification entre les équipages", note le rapport. Le faible niveau d'activité prévu pour 2014 (230 heures) aura "une incidence sur le fonctionnement des armées pour l'ensemble des activités faisant appel au transport aérien (soutien opérations, projection exercices, entraînement troupes aéroportées,..)".

Le ministère rogne sur les heures de vol des pilotes d'hélicoptères

Les pilotes d'hélicoptères des trois armées (air, marine et terre) ne sont pas mieux lotis que les pilotes d'avions de combat. Les pilotes de l'armée de terre (Alat) effectueront 160 heures de vols en 2013 (contre 180 heures, norme OTAN), tout comme ceux de l'armée de l'air (contre 200 heures, norme OTAN). En revanche, les pilotes de l'aéronavale voleront 202 heures en 2013 (contre 220 heures norme OTAN).

En tout cas, le constat est le même pour les pilotes des trois armées, le nombre d'heures de vols a baissé ces deux dernières années : de 177 heures de vol en 2011à 160 heures en 2013 (terre) ; de 199 heures de vol en 2012 à 190 heures en 2013 (air) et de 220 heures de vol en 2012 à 202 heures en 2013 (marine). Et la tendance à la baisse va se poursuivre en 2014 : 156 heures (terre), 160 (air) et 180 (marine).

160 heures, une limite basse

"Compte tenu des retours d'expérience des engagements récents et actuels, le seuil de 160 heures de vol pour un équipage d'hélicoptère de l'armée de terre constitue une limite basse que le recours aux moyens de simulation ne permet pas de compenser", estime le rapport de la loi de finances initiale.

"Un effort a été fait ne pas descendre significativement sous ce seuil. L'objectif des 180 heures de vol de la loi de programmation militaire permettra d'assurer les contrats, en garantissant un maintien en qualification et une régénération correcte des pilotes. Les opérations extérieures ont cependant des conséquences significatives sur l'entrainement des équipages des forces en métropole : un écart se creuse  entre les pilotes projetés et les pilotes non ou peu projetés (notamment les jeunes pilotes)".

Et de conclure que "la situation reste préoccupante (seuil plancher de 160 heure de vol atteint). Les effets s'en feront ressentir sur plusieurs années".

Pour la marine, la disponibilité des hélicoptères (en particulier Lynx et Caïman) ne permettra donc pas d'atteindre l'activité initialement prévue en 2013 (220 heures en loi de finances initiale). L'armée de l'air verra en 2014 aussi une baisse sensible d'activité des équipages d'hélicoptères.

 Les bâtiments de la Royale restent à quai

En 2013, les jours de mer par bâtiment de la marine va encore baisser... à 88 jours (contre 92 jours en 2011 et 89 jours en 2012). Et l'année prochaine, ce sera 86 jours. Ce qui va à l'encontre des souhaits du chef de l'état-major de la marine, l'amiral Bernard Rogel, qui accorde beaucoup d'importance à l'activité des forces. "Le taux d'activité consacre non seulement l'aptitude aux missions des équipages, mais aussi leur moral", a-t-il estimé mi-septembre au Sénat.

Enfin, les jours d'activités opérationnelles par homme (JPO) de l'armée de terre, le nouvel indicateur qui remplace les JPAO (préparation opérationnelle plus opérations extérieures plus missions intérieures-MISSINT), ont été fixés à 83 jours. La préparation opérationnelle (JPO) a été en partie déterminée par l'opération Serval au Mali nécessitant la réorientation des activités vers des mises en condition avant projection. "Le niveau de préparation opérationnelle doit pouvoir être maintenu grâce à l'effort financier consenti", explique le ministère. Pour 2014, l'objectif est également de 83 jours.

Ce qui ne répond pas à l'ambition du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Bertrand Ract-Madoux. Lors de son audition le 18 septembre au Sénat, il a rappelé : 

"La réalisation de l'objectif fixé dans le projet de loi de programmation militaire de 90 journées de préparation opérationnelle et de 180 heures de vol, hors simulation, permet à l'armée de Terre de remplir dans la durée son contrat opérationnel". Lucide, il a toutefois souligné que "pas plus qu'en 2013, le niveau de ressource inscrit ne permettra d'atteindre ces cibles en 2014 et en 2015. Il ne devrait pas être possible de réaliser plus de 83 journées de préparation opérationnelle et 156 heures de vol. Cette situation perdurant depuis trois ans, l'armée de Terre vit sur ses acquis".

Dégradation des conditions d'entraînement

L'armée de terre n'arrivera pas à réaliser 90 jours de préparation opérationnelle en raison des mesures d'économies décidées entre 2009 et 2012 essentiellement. Le général Ract-Madoux précise : "Elles ont, entre autres, eu pour effet de réduire les crédits d'activités, ceux dédiés à l'entretien programmé des matériels et aux opérations d'infrastructures associées, produisant par voie de conséquence une dégradation progressive des conditions d'entraînement"

 

 

Selon lui, l'effort inscrit dans le cadre de la LPM devrait permettre d'enrayer ce processus en stabilisant le niveau de préparation opérationnelle à terme.Les conséquences de cette dégradation ne se font pas sentir en opérations extérieures, a noté le général Ract-Madoux. "Si les forces terrestres continuent à se comporter remarquablement, c'est en raison de leur expérience, acquise au fil des projections et des bonnes pratiques adoptées par l'armée de Terre en matière d'entraînement. Pour autant, il faut redouter les effets de cette dégradation à plus long terme si les objectifs du projet de LPM en matière de préparation opérationnelle se révélaient hors d'atteinte".

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Commentaires
a écrit le 04/10/2014 à 19:59 :
Le gouvernement français, en mal de crédits, se propose de faire appel au secteur privé pour financer une partie des dépenses militaires. Voici la Défense, que l’on pensait naïvement devoir rester le dernier bastion du secteur public, face aux intérêts du secteur privé qui ont envahi tout le reste, mise en vente à son tour. Le Général doit se retourner dans sa tombe !
a écrit le 18/02/2014 à 17:10 :
C'est le contribuable qui paie.
Réponse de le 11/11/2014 à 10:04 :
Oui, le contribuable paie pour sa sécurité, le derrière bien au chaud, en digérant son dernier repas gras devant le JT qui lui montre toutes ces "horreurs (Afgha, Syrie, Lybie, Irak, Ebola....), qui, Dieu merci sont bien loin de ses préoccupations (vacances d'été, prix des cigarettes, frasques présidentielles, situation sentimentale de Nabilla...). Pendant ce temps, les Soldats de France se font trouer la peau dans l'indifférence de leurs concitoyens...mais ils ne se plaignent pas, car eux savent pourquoi ils se battent. Et croyez-le ou non mon bon ami: ils sont eux-mêmes des contribuables! Pour certains le réveil sera brutal...Marsouin!!!
a écrit le 21/10/2013 à 20:56 :
...et comme d'hab, la France (& ses "dirigeants) se trompe de guerre...
A l'heure des drônes, les frenchies en sont encore à parler de Rafale...
Dans dix à vingt ans, toute cette ferraille sera devenue obsolète... Quelques dizaines de milliers de gars bien motivés, assistés par une électronique compétente suffiront... Mais trop de "niches" & privilèges sont là... On rejoue le "Pétain & de Gaulle"... la France aime le théatre... des armées! :-)))
Réponse de le 21/10/2013 à 22:24 :
Quand des pirates et des armées ennemis prendront le contrôle de drones et leur feront faire des catastrophes, alors on reparlera d'user de pilotes humains. Quand à l'électronique, il est très facile de le mettre hors d'usage si on a le niveau technologique, c'est juste une question d'électricité et d'ondes. Et si on pensait à user de robots, le moindre bug( ça n'existe pas une machine informatisée sans bug il n'y qu'à voir avec les fusées qui explosent alors que 2000 ingénieurs ont pourtant tout vérifié) à finalité mortelle remettrait là aussi tout en cause. Une petite armée ultra sophistiquée est un leurre intellectuel, c'est comme mettre tous ses oeufs dans le même panier, ça peut marcher un certain temps jusqu'à l'apparition d'un syndrome de Teutoburg, c'est à dire que l'armée est prise en défaut et détruite en un rien de temps. Chaque cuirasse a son défaut. Regardez l'offensive d'Israël contre le Hezbollah, qui usait de lance-roquettes en épis et de fils pour communiquer datant( technologiquement) de la 1ère guerre mondiale, le coût de la guerre pour Israël était disproportionné par rapport à celui donné par la théorie.
A notre époque il existe des accidents d'avion, pourtant en théorie il ne devraient plus exister car il faut qu'une quinzaine de paramètres puissent coïncider pour que cela arrive.. et pourtant ça arrive. C'est comme les Krachs en Bourse, en théorie il ne devraient pas arriver, pourtant chaque décennie on a un Krach qui ne devrait arriver en théorie que tous les 10 millions d'années.
De plus, philosophiquement il est inacceptable à l'heure démocratique de considérer la guerre comme l'usage d'une armée technologique de mercenaire par un gouvernement, une guerre est avant tout faite par des citoyens parce qu'ils l'ont décidé nécessaire, c'est ce qui différencie les promenades militaires qu'on fait en Afrique pour aider des entreprises néo-coloniales ou faire de la police, de la vraie guerre de nation, où des millions d'hommes sont embrigadés et le matériel est produit à la chaine car détruit très rapidement( celui avec lequel on fini n'est jamais celui avec lequel on a commencé le conflit). Il y a d'ailleurs cette constante dans l'histoire d'alterner armée professionnelle fortement équipée, et puis armée de conscription faiblement équipée.
Je n'ai absolument aucun doute que les guerres de masses reviendront un jour, que ce soit contre les pays de la rive sud de la méditerranée ou contre un bloc eurasiatique.
Réponse de le 18/02/2014 à 17:26 :
Les hommes aussi peuvent avoir des "bugs".....Le drône n'a pas faim, soif, ne pense pas à son enguelade avec sa femme.....Mais rien n'est infaillible de toute façon ! Il faut accepter l'évolution ! Un jour on regardera les pilotes de chasse, comme on imagine les archers aujourd'hui.
a écrit le 21/10/2013 à 19:25 :
le renouveau des armées c est en 2017 avec l'arrivée de marine , vive la France , vive marine vive le FN
a écrit le 21/10/2013 à 17:50 :
moi tu me donne le 93 en six mois tout le monde defile aux champs par contre comme en 60 il me faudrait des casques carres, c'est bientot fini la dilettante
a écrit le 21/10/2013 à 17:09 :
Ben... si c'est pour faire une guéguèrre au Mali ca donne encore illusion, oui...
Par contre si c'est pour affronter un adversaire normal...j'ai des doutes (comme en 40, en 14 et en 1870...)
Réponse de le 22/10/2013 à 12:19 :
Là on parle sérieusement d'un autre temps largement révolu, on est maintenant sur des combats asymétriques avec des forces non conventionnelles... Pour info, le mur de l'est est déjà tombé! la guerre des tranchées cela n'existe plus!
Je vous invite à participer aux prochaines "guéguèrre", comparables à celles du Mali et de la Lybie, pour nous montrer que ce n'est pas si difficile.
a écrit le 21/10/2013 à 16:05 :
Supprimons l'armée, nous ferons ainsi de sérieuses économies que nous pourrons redistribuer !
a écrit le 21/10/2013 à 15:53 :
Vivement la mutualisation des dettes afin que nos chers voisins,( ceux qui nous menacent notre souverainté) , contribuent à refinancer cette Grande Armée dont on a tant besoin au 14 Juillet !
Parce que avec 100 milliards de deficit par an on est bal barré pour continuer à rouler les mécaniques !
a écrit le 21/10/2013 à 15:21 :
J'avais lu un jour cette admirable réflexion sur l'armée française.
"L'armée française est une armée d'échantillon", on a un peu de tout, ce qui fait qu'on est capable en théorie de tout faire, mais en période de disette budgétaire, on est capable de ne rien faire, et de plus, chaque équipement devient précieux car étant en faible quantité devient irremplaçable donc on évite de plus en plus de le mettre trop en danger ou en usure, cela devient un paramètre handicapant à prendre en compte dans l'élaboration des missions, un paramètre, une difficulté, dont on pourrait se passer.
Bien que dans l'absolu à terme je souhaite la disparition de l'armée au profit d'une exploration/colonisation de l'espace( missions à la star trek); sur 2000 milliards de PIB, on ne peut pas dire que l'armée en use beaucoup actuellement; il faut regarder en proportion de la population concernée, on a globalement 300000 personnes( 1% de la population active) dans la défense ainsi que 150000 emplois directs dans l'industrie de la défense, dont en tout 1.5% de la population active qui use d'un budget de 1.5% du PIB, un ratio 1:1, on est donc au minimum, aucun excès, rien à couper, mais cela signifie aussi qu'on pourrait faire grossir l'armée en respectant le ratio neutre, jusqu'à retrouver ainsi des marges de manoeuvre nettement plus importantes par effet de taille une fois dépassé la masse critique.
Réponse de le 21/10/2013 à 15:57 :
tout à fait d'accord avec ce que vous dites, mais il faudrait regarder ce que cela rapporte en terme de PIB (exportations, technologies duales etc.), et là je pense qu'on verrait que couper dans les dépenses de défense ne sert à rien au contraire, cela appauvrit notre nation!
a écrit le 21/10/2013 à 11:26 :
Et la simulation alors?
Avec les moyens que met en place la DGA et les simulateurs haute fidélité que nos industriels fabriquent, a-t-on encore besoin de toutes ces heures de vol? Le Rafale, le Tigre, le NH-90, l'A400M, le Leclerc ont tous des simulateurs haute fidélité avec des datapackages venant des constructeurs ou recueillis sur les plateformes directement permettant du pilotage de base jusqu'au niveau entrainement tactique de haut niveau. Il est temps que l'on murisse un peu et que nos chers opérationnels lâchent un peu leurs machines.
Réponse de le 21/10/2013 à 15:53 :
on en parle dans l'article! Mais la simulation ne peut remplacer des vraies heures de vol!!!!
Réponse de le 21/10/2013 à 20:54 :
Les simulateur ne font pas tous c'est pas parce que vous finissez premier a call of duty que vous avez le physique de suivre, que vous finissez Sniper et que vous savez viser et tirer, ou que vous finnissiez grand tourismo qu'on vous envoi votre permis de conduire. Les simulateur permettent aux novices de découvrir mais pour que les pilotes connaissent bien leur machine il faut qu'ils vol. La pression des virage serrer n'est pas encore simulable comme dans la réalité.
Réponse de le 22/10/2013 à 12:09 :
Je n'ai pas dit qu'il ne fallait pas faire d'heures de vol, le 0 Flight Time, pour les initiés, on en n'est pas tout à fait là surtout pour les fast jets.
Quoique sur hélico et sur bateau, où "la pression des virages", comme vous dites, n'est pas aussi présente, le 0 flight time commence à devenir une réalité sur des simulateurs qualifiés FFS (Full Filght Simulator) Level D. Les premiers élèves lâchés sur hélico qu'avec des heures de simulateurs est une réalité.
Pour la pression, la force g pour gravitationnelle, je crois bien qu'il y a aussi des matériels permettant aux pilotes de s'entrainer à la supporter (celui de la NASA en est un exemple).
Je passe rapidement sur Call of Duty, que l'on ne peut pas classer dans la simulation professionnelle, c'est un jeux, cela n'a rien à voir. Dans ces jeux, on est très orientés design et game play, l'intérêt tactique et la réalisme de la conformité machine, cela passe en second plan. Il y a de beaux jeux de simulation, tel que Flight Simulation qui vont avoir un comportement intéressant au niveau des machines, mais on va être vite limité au niveau du modèle de vol.
La simulation pour l'armée, ce n'est pas ce que monsieur tout le monde trouve à la FNAC du coin, qu'il peut installer sur son PC à la maison. Les opérationnels, la DGA et les industriels passent suffisamment de temps pour écrire les spécifications, converger vers un besoin, remettre en cause ces mêmes spécifications et qualifier un simulateur pour qu'il soit conforme à la machine réelle simulée. La DGAC passe ensuite pour valider qu'une simulateur permet de passer des qualifications et voir comment les opérateurs intégrent le simulateur dans leurs programmes de formation. Là on est loin, très loin de Call of Duty et Gran Turismo. Je vous invite à aller voir ces simulateurs, lors des journées portes ouvertes des bases militaires (5ième RHC à Pau...) et celles des industriels (Thales,...) ou à aller aux salons professionnels (ITEC en Europoe, I/ITSEC aux US...).
a écrit le 21/10/2013 à 11:21 :
Il ne va bientôt rester que les heures de vol du défilé du 14 juillet. Dans ce cas, il faudra éviter d'habiter dans l'axe de vol, des fois que les pilotes se trompent de geste...
a écrit le 21/10/2013 à 11:03 :
Angela Merkel : "L'Europe représente 7% de la population mondiale, 25% du PIB et 50% des dépenses sociales". Tout est dit.
Réponse de le 21/10/2013 à 12:16 :
vous avez raison c'est la faute des pauvres si on en est là.. maintenant quand je vais au restaurant je vois tous ces salauds qui font la manche ..et des fois cela me coupe presque l'appétit avec leur mains sales .heureusement je suis un gros mangeur! salauds de pauvres!
Réponse de le 21/10/2013 à 13:47 :
Il ne critique pas les pauvres à proprement parler mais le système bien trop généreux qui nous grangène de l'intérieur. Il faut le modifier.
a écrit le 21/10/2013 à 10:23 :
Y a encore du gras dans notre armée. Il est où le temps où on faisait rouler les véhicules sur les terrains de manoeuvre pour consommer toute la dotation en carburant.
Réponse de le 21/10/2013 à 10:46 :
Réveillez-vous gerardc27, le poncif que vous évoquez est usé jusqu'à la moelle et date d'un autre âge. C'est bien, ça permet de ne pas réfléchir au réel problème d'indigence dans lequel sont enferrées nos armées.
Réponse de le 21/10/2013 à 11:03 :
n'hésitons pas non plus à enlever le gras des autres administrations françaises. si tout l'appareil d'état avait fait autant d'effort que la défense nous pourrions significativement baisser les impôts et diminuer largement l'endettement de la France.
Réponse de le 21/10/2013 à 21:02 :
Tous a fait d'accord avec vous, il est facile pour l'état de tailler dans la défense, ils n'ont pas de syndicat, et pas le droit de grève... C'est l'idéale pour l'état. C'est beaucoup plus facile de réduire à fond dans les armée et QUE de 2% le fonctionnement du gouvernement. A propos pour tous ceux qui veulent réduire voir supprimer les effectifs militaires pour effectuer des économies, qu'elle est le ration d'argent dépense en fonction du nombre d'employé dans la défense par rapport au gouvernement? Le plus d'économies ne seraient pas à prévoir par là-bas? Les magasins on toujours plus de facilité a accorder une réduction sur un produit de luxe que sur un premier prix; là c'est différents? On verra lors de la prochaine guerre ce que vous en penserez que vous arriverez sur une plage...
a écrit le 21/10/2013 à 10:19 :
Le principe c'est de grappiller sur les dépenses, surtout en cette période de "disette" quand on doit se mettre au service de cette multinationale qu'est l'OTAN mais on n'hésitera pas a surenchérir quand il s'agira de notre territoire national, Tout est dans la motivation!
a écrit le 21/10/2013 à 9:57 :

Depuis des années, nous sommes témoins la destruction systématique de nos Armées.
Droite et gauche confondue sont, sur une seule voie, faire l'économie via armée coûte que coûte.
Pourtant, les missions ne manquent pas. Que faire?
La sécurité de la France est en question. Bientôt, si la tendance continue, nous ne serons pas en situation de pouvoir défendre nos frontières.

Réponse de le 21/10/2013 à 10:16 :
Défendre nos frontières dites vous ???? est il besoin de rafales et de chars leclerc pour défendre nos frontières.....La présente actualité devrait vous faire ouvrir à l'esprit que vous êtes à quelques pas de la réalité!!
Réponse de le 21/10/2013 à 10:23 :
C'est dur quand les frontières disparaissent sur ordres, il n'y plus de confiance, plus de motivation,et les armées se privatisent a nos dépend de "citoyen"!
Réponse de le 21/10/2013 à 13:51 :
@AH BON : vous êtes devin ? vous savez ce que l'avenir réserve ? commentaire d'un ridicule. L'armée est le bras droit de l'Etat, la police le gauche. Vous ne pouvez pas enlever à un Etat les moyens d'assurer sa sécurité, celle de ses citoyens vis-à-vis des autres Etats, amis ou non (sans compter les autres menaces). Franchement, parler de réalité alors que vous êtes encore plus loin de la réalité, cela prête à sourire.
Réponse de le 21/10/2013 à 19:22 :
faut mettre une barriere electrique au frontire comme pour les vaches et la on sera protégé et en plus plus immigration , le deux en un
a écrit le 21/10/2013 à 9:41 :
Qu'ils commencent par virer les généraux à la retraite toujours surpayés pour d'obscures raisons aujourd'hui.
Réponse de le 21/10/2013 à 11:05 :
commençons par virer tout les fonctionnaires inutiles à l'éducation, l'agriculture, la culture, les finances etc. et le budget de la France sera équilibré.
Réponse de le 21/10/2013 à 12:42 :
Les généraux à la retraite ne sont pas surpayé, ils touchent leurs retraite comme les autres militaires mais il est vrai que certains gardent un avantage pour les billets SNCF (Réduction de tarifs), ça creuse le déficit un max c'est sûr.
Réponse de le 21/10/2013 à 13:32 :
Une erreur s'est, en effet, glissé dans mes commentaires : je voulais parler des généraux en réserve ("2ème section") et non en retraite effective :-)
Réponse de le 21/10/2013 à 19:09 :
Ils sont majoritairement en seconde section... Ils continuent de bien vivre comme cela.
a écrit le 21/10/2013 à 9:39 :
NON!!!!!
a écrit le 21/10/2013 à 9:16 :
il faut faire entrainement militaire régional la France abriter d"entrainement militaire de la région de l Europe
coûte moins cher
Réponse de le 21/10/2013 à 13:53 :
Pierre, vous dites ?
Réponse de le 21/10/2013 à 17:07 :
Pie''e liparle fransè... Ti ni comprens pas ? Ti doua passer ton bac d'abo' :-)))
a écrit le 21/10/2013 à 8:49 :
Non depuis 15 ans, l'Armée Française est mal traitée, l'Armée Française n'a plus les moyens de s'entrainer faute de se voir allouer les budgets INDISPENSABLES. C'est d'autant plus inadmissible que ces crédits qui manquent à l'armée servent à payer des compagnies de CRS à dormir dans leurs appartements luxueux telles des milices politiques. ALORS que l'armée fasse le ménage avec la plus grande énergie dans ce bordel qu'est devenue la Nation Françasie.
a écrit le 21/10/2013 à 8:36 :
Vive la patrouille de FRANCE. 60 ans déjà.
Réponse de le 18/02/2014 à 17:28 :
Euh c'est quoi le rapport ?

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