Ouverture dominicale : un casse-tête chinois qui suscite de nouvelles résistances

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Le projet de loi dit d'activité concernant notamment le travail dominical n'est pas encore défini dans les détails. Il doit être débattu au parlement début 2015.
Le projet de loi dit "d'activité" concernant notamment le travail dominical n'est pas encore défini dans les détails. Il doit être débattu au parlement début 2015. (Crédits : reuters.com)
Des salariés des grands magasins parisiens manifestaient ce vendredi à l’appel d’un collectif de syndicats contre le projet de loi sur les ouvertures de commerce le dimanche et le soir. Une réforme défendue par le gouvernement et le patronat, notamment pour son potentiel d’attraction touristique, mais que certains salariés rejettent, et auquel les commerçants indépendants apportent des bémols.

"Augmentez nos salaires, pas nos horaires". Le slogan affiché par la CGT pour cette journée de protestation annonce la couleur : le projet d'élargir les autorisations d'ouverture le dimanche et le soir, porté par le ministre de l'Economie Emmanuel Macron, ne passera pas sans résistances. Ce vendredi, le collectif syndical Clic-P, créé cinq ans plus tôt  à l'occasion du vote de la loi Maillé, appelle les salariés des commerces parisiens à la grève. En particulier, ceux des grands magasins du boulevard Haussmann, qui comptent parmi les premiers concernés par une éventuelle évolution de la loi. Difficile de mesurer le taux de réel participation, mais la CGT se réjouissait d'une "forte mobilisation" avec "au moins 600 participants" chez les salariés du Printemps et des Galeries Lafayette-BHV.

Aucune des deux entreprises n'a souhaité s'exprimer sur cet épineux sujet qui soulève les craintes d'une partie des salariés et la controverse sur leurs justifications. Résumé des principaux points d'achoppement.

  • La compensation salariale

Principale raison de ces résistances de la part d'une partie des salariés : la crainte qu'une fois votée, la loi portée par le ministre de l'Economie Emmanuel Macron, n'aboutisse à l'abandon pur et simple des compensations salariales actuellement imposées aux commerçants en cas d'ouverture le dimanche. "Nous sommes  payés le double ou même le  triple le dimanche si on ne rattrapait pas la journée travaillée", pointe ainsi une employée travaillant au Printemps pour une marque y détenant une concession, qui craint la perte de cet avantage. "La majoration ne durera pas", anticipe de son côté l'une des responsables syndicales du BHV, qui s'exprimait lors d'une conférence de presse deux jours avant cette grève.

Cette compensation, obligatoire jusqu'à présent, les commerçants indépendants n'en veulent pas. "Nous demandons qu'il n'y ait pas d'obligation de compensation salariale ni de jour de rattrapage pour les entreprises comptant moins de 11 salariés", explique ainsi Jean-Guilhem Darré, délégué général du Syndicat des indépendants, qui juge globalement "le projet de loi équilibré".

  • Le volontariat

Autre crainte : que l'augmentation du nombre de dimanches travaillés et le prolongement des horaires en soirée soient, en fait, imposés aux salariés. Dans les grands magasins, les enseignes ayant signé des contrats prévoyant la présence de démonstrateur sur des périodes couvrant l'ensemble des amplitudes horaires n'auraient d'autre choix que de se plier à de nouvelles exigences. "Cela va obliger les prestataires, les restaurants d'entreprises, les hôtesses, à travailler le soir ou le dimanche", et, plus largement, "les transports devront suivre, sinon les employés, qui souvent viennent de très loin, mettront encore plus de temps pour venir travailler, sans compter les gardes d'enfants qu'il faudra trouver", plaide de son côté une responsable syndicale du Printemps-Haussmann.

  • Créations d'emplois

Pour justifier l'extension des horaires de travail dans le commerce, ses défenseurs pointent le potentiel de création d'emplois. Le Medef les chiffre entre 40.000 et 100.000 postes directs et indirects. Certains groupes promettent des embauches, comme par exemple  Galeries Lafayette qui dit prévoir 1.000 créations pour ses magasins du boulevard Haussmann, dont la moitié directes, selon plusieurs sources. Mais aucune indication n'est donnée sur la part de CDI ou de CDD. "Il y aura sûrement des étudiants qui vont être embauchés, mais ça a un coût", constate de son côté une démonstratrice.

  • Augmenter le chiffre d'affaires...

Or, justement, la grande inconnue, c'est la rentabilité réelle d'une telle opération. Certains commerçants indépendants dans le secteur alimentaire redoutent ainsi une rivalité des grandes surfaces qui leur serait fatale s'ils perdaient leur avantage compétitif. Dans ce cas, "les professionnels indépendants sont 93% à craindre de devoir fermer leurs portes", affirme Jean-Guilhem Darré. Pour les autres, autoriser l'ouverture des magasins plus de cinq fois par ans, comme le projet de loi le prévoit, serait bénéfique "dans la mesure où cela permet de créer un pôle d'attractivité, donc d'augmenter le chiffre d'affaires", indique-t-il. Du moins, à condition que le maire et la communauté de communes puissent avoir leur mot à dire. Ce qui reste incertain.

Plus largement, les ouvertures dominicales et nocturnes sont présentées comme une nécessité pour soutenir la compétitivité. "Compte tenu du flot de touristes qui existent et qui ne vont pas attendre le jeudi pour venir consommer (...), il n'y a plus de choix", affirmait ainsi le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius en septembre.

  • ...en attirant les touristes chinois

Ces extensions seraient décisives dans le match opposant Paris et Londres pour attirer les touristes. D'autant plus que, bientôt, la France risque de perdre un avantage. En effet, un seul visa suffisait pour visiter plusieurs capitales du continent, alors qu'il en fallait un supplémentaire pour se rendre en Grande-Bretagne. Mais ce verrou devrait sauter prochainement. Le Premier ministre David Cameron a en effet prévu d'accorder aux visiteurs chinois, indiens, mais aussi émiratis ou sud-africains un visa spécial plus rapide à obtenir pour les inciter à faire un détour par le Royaume-Uni.

Or, cette compétition débouche sur une bataille de chiffres pour tenter de démontrer laquelle des deux villes attire le plus de visiteurs ; et où les précieux touristes chinois dépensent le plus. La société Mastercard comptabilise ainsi plus de visiteurs à Londres et Bangkok qu'à Paris. Dans la Ville Lumière, les utilisateurs de cette carte ont dépensé 15,57 millions de dollars lors de leur déplacement, contre 18.69 millions de dollars pour Londres. Ce chiffre comprend le prix du voyage et de la nuit sur place.

Autre indicateur, celui du réseau de points de ventes en duty free, Global Blue. Celui-ci estime que, de toutes leurs destinations de prédilection, c'est à Paris que les Chinois dépensent le plus pour leurs emplettes, devant Londres et Singapour. Sauf que, dans le parcours de ces fameux touristes chinois, "les Grands Magasins ne font pas partie du programme des tours operators le dimanche", pointe-t-on côté syndical. Tandis que "le soir, les touristes chinois assistent à des spectacles, ou bien repartent vers une autre capitale", estime un vendeur.

carte du monde des dépenses touristiques

Les dépenses globales des touristes sont relativement plus élevées en Grande-Bretagne et en Allemagne qu'en France, d'après ces données de la Banque mondiale.

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Commentaires
a écrit le 18/11/2014 à 6:39 :
Pourquoi est ce un casse tete chinois? Pour les chinois, ce n'est pas du tout un casse tete puisqu' une grande majorite d'entre eux, et notamment les commercants, travaillent aussi le dimanche....!
a écrit le 16/11/2014 à 15:54 :
hihihi... les athées qui défendent le jour du Seigneur............pour pouvoir aller à la messe ?
a écrit le 16/11/2014 à 13:32 :
C'est du pipeau les excuses "touristiques". La moitié des commentaires viennent de personnes qui ne travaillent pas le dimanche. Encore un système pour que les gros patrons se gavent ainsi que les actionnaires !
Réponse de le 16/11/2014 à 15:41 :
@Albert, Les patrons qui se gavent et les salaries tout pauvres. Vous irez loin avec vos clichés. Demandez aux pays qui ont ouvert les magasins le Dimanche ce qu'ils pensent de la France? Vous vous plaignez avec 5 jours de congés payés et les 35H????. Je reve ou quoi!!??
Réponse de le 16/11/2014 à 17:10 :
Encore un système pour que les gros patrons se gavent ainsi que les actionnaires ! > > c'est le principe du capitalisme dérégulé et de financiarisation de la société
a écrit le 16/11/2014 à 10:57 :
ENCORE UNE USINE A GAZ
POURQUOI le petit employé devrait il travailler le dimanche pur le meme prix
il faut une regle POUR TOUT LE MONDE exemple le dimanche un plus de 10% mini sur le salaire et pas oui mais ou autre ILS ONT PROMIS LA SIMPLIFICATION QU'ils le prouvent
a écrit le 16/11/2014 à 10:51 :
laisser la totale liberté d'ouverture , mais interdire qu'un employé
travaille deux dimanche de suite.
a écrit le 16/11/2014 à 10:28 :
vient ils ? Le dimanche est un jour comme un autre. Le touriste vient de 12.000 KMs et doit attendre le bon vouloir du francais pour dépenser son argent? Sur quelle planete vivons nous ? Voila le principe .. Si tu veux depenser ton fric en France non.. attends le lundi de 8 heures à 18 heures et pas le samedi dimanche. Allez expliquer cela à un chinois ou un japonais qui s'est tapé 14 heures d'avion
Réponse de le 16/11/2014 à 11:06 :
Je fréquente beaucoup les Japonais et je peux vous dire qu'ils comprennent très bien qu'on ne souhaite pas être forcés à travailler le dimanche. Ils ne faut pas prendre les Asiatiques pour des demeurés qui ne pensent qu'à consommer en descendant de l'avion.
Réponse de le 16/11/2014 à 12:15 :
Vous travaillé le dimanche ?bonne question
a écrit le 16/11/2014 à 10:07 :
C'est normal qu'il y ait une résistance contre le travail dominical. Une majorité de salariés sont contre. Je travaille dans une grande enseigne de bricolage où il est vivement recommandé de travailler des dimanches ou en soirée. Le terme vivement n'est pas celui que vous diront les salariés . . . mais plutôt forcé.
a écrit le 15/11/2014 à 14:37 :
quand ,l’étudiant,le salarie d'un 20 heurs,le retraité de 60ans qui ne peut pas payer ses taxes,et la foule de chômeurs toutes catégories confondues,se voit proposer de travailler les jours féries ,ou la nuit partiellement,je crois qu'il y a preneur,puisqu'il y a revenu.
En ces temps de pénurie il faut faire comme les ou US travailler et refuser l'assistanat qui fait crever les budgets les mieux dotés!!!alors au boulot.......
Réponse de le 15/11/2014 à 17:04 :
Tout le monde n'a pas une vide m....
Réponse de le 15/11/2014 à 17:45 :
@Benêt
"il faut faire comme aux US travailler et refuser l'assistanat"... Vous avez certainement les moyens de travailler et de refuser l'assistanat. Beaucoup aimeraient travailler et se passer de l'assistanat. De toutes façons: US GO HOME.
Réponse de le 16/11/2014 à 10:16 :
Les US ne sont plus un exemple et pour cause dans les derniers rapports ils expliquent noir sur blanc, que les inégalités de richesse n'ont jamais été aussi grandes. Leur système augment tellement cet état de fait qu'une nouvelle expression est née là bas: la productivité sans emploi !
a écrit le 15/11/2014 à 11:16 :
le chaland du dimanche il sera moins d' accord quand il devra, lui, bosser le dimanche.. encore moins quand il devra alors reporter ses pulsions consumériste la nuit, c' est alors qu' on lui proposera finalement de bosser la nuit.. ! c' est bien la nuit..
a écrit le 15/11/2014 à 9:54 :
Faire visiter Paris par les touristes chinois en semaine et pendant la journée cela ne doit pas être impossible non car il s'agit simplement de capter cette manne d'argent qui fait baver les grands groupes.
Réponse de le 16/11/2014 à 15:44 :
@La solution, Sachez que c'est surtout les petits commercants, resto et hotels qui profitent du tourisme en France.
a écrit le 15/11/2014 à 8:54 :
La France est un pays dont l’Etat a toujours été puissant aujourd’hui encore malgré les grands discours car cet Etat dont la grande majorité de ceux qui votent les lois sont à la base des employés d’Etat qui souhaitent tout régenter, avec cette absurdité de les désigner par grand nombre grand!!!commis de cet Etat ce qui donne une droite qui se dit libérale mais qui elle aussi de part sa formation est hors métier marchand avec une bonne dose ce que l‘on nomme la gauche. L’Etat a du créer ses emplois avec une distinction entre l ‘emploi étatique et l’emploi marchand conséquences des dérapages au sens du droit marchand, comme par exemple payer certaines primes en liquide ou comme dans le monde judiciaire créer des emplois qui en fait n’existent pas car non soumis à un contrat et cotisation. Le plus bel exemple les 35 heures au début les emplois d’Etat ou rattachés en étaient exclus devant la pression des salariés l’Etat a du plier pour mettre les deux types d’emplois sur le même niveau. Ce côté esprit emploi d’Etat encré directement ou indirectement dans la tête d’une partie des français mais également dans le refus politique de perdre une partie de ses prérogatives fait que notre pays ne veut pas s’ouvrir à un autre monde de l’économie. Ne parlons pas des syndicats qui à une époque XIX et une partie du XX siècle avaient leur place pour défendre le salarié sont aujourd’hui dans un esprit contraire il sont par leurs idées les pourvoyeurs du chômage bien plus que le patron médiocre ou malveillant. Nos entrepreneurs ne sont pas non plus, malgré ce qu’ils voudraient nous laisser croire, des anti Etat non car on voit bien que devant les difficultés qui effectivement peuvent venir d’un trop Etat mais aussi par des erreurs de vision du développement de leur entreprise se tournent vers l’Etat avec un seul message SOS. Lorsque l’on voyage et plus particulièrement pour son job on se rend compte du dynamisme des pays qui ont fait de l’Etat un partenaire du métier marchand en contrôlant le mieux possible les dérapages à contrario ceux qui ont un Etat non pas fort mais omni présent rencontre de nombreuses difficultés pour développer leur business. Pendant des décennies la France a eu comme principale vision du commerce extérieur l’Afrique et plus particulièrement francophone car elle était dans son milieu tout Etat sans prendre en compte un autre acteur!!!!la corruption. Alors le travail du dimanche voilà un sujet qui pourrait faire voler en éclat ce tout Etat avec pour une fois un syndicalisme face à la raison économique compatible avec le mieux vivre et non destructeurs d’emplois, reste que l’Entrepreneur doit lui aussi faire son propre mea-culpa en commençant par un discours honnête et sens arrière pensée face au droit et à son devoir.
Réponse de le 15/11/2014 à 17:42 :
@Samarinda
On peut vouloir moins d'Etat, donner systématiquement raison à l'économie... mais pour en faire quoi? Exploiter encore plus les gens pour permettre au grandes entreprises de faire encore plus de bénéfices qu'elles stockeront dans les paradis fiscaux? Il ne faut pas plus d'Etat, mais un Etat qui joue son rôle grâce à un personnel politique compétent et efficace... et c'est là que le bât blesse.
a écrit le 15/11/2014 à 8:40 :
ouf, du moment que vous l'on subventionne pas tout va bien.
a écrit le 15/11/2014 à 7:42 :
incroyable qu'en france on subventionne un organisme (on ne peut l'appeler syndicat) qui tous les jours deruit des emplois !!!!!!
Réponse de le 15/11/2014 à 17:52 :
@Matheo
Les syndicats n'ont jamais détruits d'emplois. Les entreprises détruisent des emplois en délocalisant par exemple, en ne payant pas leurs impôts, contribution à la solidarité et à la richesse nationale. Les syndicats défendent les droits des salariés, comme le Medef défend les entreprises. C'est juste une question de droit, mais peut-être préférez vous les Etats sans droits, les dictatures.
Réponse de le 16/11/2014 à 10:11 :
Dans bien des cas ce sont les syndicats qui grâce à leur action éclairée permettent aux entreprises d’appréhender des stratégies plus pertinentes. En effet dans beaucoup de cas le patron aveuglé par l’appât du gain font fausse route, les syndicats sont donc là pour faire du conseil
Réponse de le 16/11/2014 à 13:35 :
que si les syndicats détruisent des emplois
le jusque boutisme de sud et de la cgt en sont l exemple il ya qu avoir ce qui se passe à la sncm ( des serveurs à 2300e par mois et a boite meurt)
les syndicats Français son,t nuls et politisés
a écrit le 15/11/2014 à 7:08 :
Comme on aimerait voir ces syndicats qui donnent des leçons a tous ceux qui entreprennent, créer leurs entreprises ou les salariés seraient heureux avec des horaires encore reduits, plus de vacances et mieux payés dans une économie mondialisee.
Réponse de le 15/11/2014 à 8:39 :
vive les horaires réduits et les gros salaires. Pour faire rentrer de l'argent dans les caisses de l'état taxons encore les entreprise, il y a encore beaucoup de marge.
a écrit le 15/11/2014 à 3:16 :
Aux USA le travail le dimanche est surtout fait par des personnes qui ne travaillent que le dimanche: étudiants, personnes sans obligation familiale. En tout là bas c'est purement incompréhensible que l'Etat décide des jours durant lesquels on peut travailler. Ils disent que c'est une affaire privée. Autre pays autres mœurs... Mais pas étonnant que l'économie américaine soit plus dynamique et forte que la nôtre!
Réponse de le 15/11/2014 à 6:12 :
Aux USA, c'est aussi 40% des gens qui ont du mal a se soigner, le plus haut taux de meurtre du monde occidental, le plus haut taux d'enfants pauvres, le plus haut taux d'obésité, les inégalités de revenu ET de patrimoine les plus importantes du monde occidentales et la pire mobilité sociale.

Autre pays autres mœurs. L'économie américaine = Espionnage économique intense de la NSA et de la CIA + Recherche intense + Gaz de schiste et immenses ressources naturelles. Ca n'a rien a voir avec le travail le dimanche.
Réponse de le 15/11/2014 à 6:48 :
On se demande pourquoi un demi million de français sont partis vivre et travailler aux USA...
A croire que les français qui fuient l'enfer fiscal français, recherchent un autre enfer ?
A moins que votre vision des USA ne soient pas celle qu'on les français qui ont préféré émigrer...
Réponse de le 15/11/2014 à 13:18 :
@l'enfer américain : il vous arrive de réfléchir un peu ? Les français qui s'expatrient sont déjà des gens relativement aisés et qui profitent donc pleinement du système américain qui met sur la touche, sans se poser de questions, les "petits" gens. Les français qui s'expatrient vont à NY, LA, de grandes agglomérations où ils vivent dans des quartiers huppés bien loin de la misère plus que présente aux USA. Il est facile d'avoir une fiscalité interessante quand on met de côte 25% de la population, considérées comme non rentable. Ca, les francais qui emmigrent n'en ont rien à faire, comme vous d'ailleurs. Mais ca ne signifie pas que la misère, la violence, le racisme n'exsitent pas là bas. Au contraire, ills en font partie intégrante. Mais encore faut-il ouvrir des livres ou voyager pour la savoir et ne pas se contenter de regarder Friends et les documentaires sur le rêve américain.
Je tiens à préciser que, malgré celà, j'adore ce pays, qui reste un pays d'opportunités, mais beaucoup moins ses habitants et ses politiques.
Réponse de le 15/11/2014 à 16:38 :
tant qu'a comparer mettez les choses en ordre et agrandissez votre espace de comparaison car la France ne represente pas plus que la Floride ou la Californie....donc commencez a rajouter les pays balkaniques, les pays de l'est la peninsule iberique et la vous approchez votre niveau de comparaison = toujours valable votre palabre sur la misere quand on regarde la bulgarie, la
Réponse de le 15/11/2014 à 22:00 :
Les petites gens aux USA essaient de travailler pour s'en sortir et n'attendent pas de rester au chaud chez eux pour toucher les RSA. C'est peut être un enfer pour certain mais je le trouve plus sain que la France qui encourage l'assistanat.
Réponse de le 16/11/2014 à 10:21 :
Pour connaitre un peu les US, je peux vous dire que le travail le dimanche est complètement subit pas une majorité de personne. Ce pays faute de législation précise contraint des millions d'Américains a avoir plusieurs travail pour à peine réussir à faire un temps complet. Il en découle qu'on voit plein de vieux, qui n'ont pas assez de retraite, travailler pour quelques dollars.
a écrit le 15/11/2014 à 0:12 :
Je suis salarié dans un magasin parisien. Un message pour tous les patrons et cadres qui lisent la Tribune : Nous ne sommes pas stupides.

Le volontariat, c'est surtout "Fais ce que on te demande, ou tu dégages, 500 personnes prendront ta place". Cette obsession d'ouvrir les magasins le dimanche commence a tourner au ridicule.

En 1991, l’offensive patronale s’accompagnait d’une campagne concoctée par le publicitaire Jacques Séguéla : « Monsieur le ministre du commerce, si vous avez de bonnes raisons pour interdire aux commerçants d’ouvrir librement le dimanche, c’est que vous avez sûrement de bonnes raisons pour interdire aux Français de vivre librement leur dimanche. » Son association Liberté le dimanche, discrètement financée par Ikea et Virgin Megastore, bénéficie alors d’une large couverture médiatique.

Foutez nous la paix nom de dieu. Cette obsession patronale pour le dimanche est ri-di-cu-le. Si vous voulez des terrains de lutte, il y en a plein (Start-Up, efficacité énergétique, formation des salariés) mais le patronat semble obsédé par le dimanche et ne sort que des arguments débiles ("ouais...euh.. les touristes..euh... chinois").
Réponse de le 15/11/2014 à 8:37 :
vous avez raison ceux qui travaillent déjà le dimanche savent de quoi ils parlent. Ceux qui sont pour sont les bobos et les gogos de droite ou de gauche. On veut recréer même pour le dimanche une époque révolue ou il y a les vassaux et les autres. Continuons le combat.
Réponse de le 16/11/2014 à 11:16 :
C'est très important pour eux car c'est le point de départ à la casse du code du travail et à la déréglementation total du travail avec par la suite la suppression du smic pour pouvoir instaurer des salaires très bas. Le travail le dimanche n'est qu'une étape.
a écrit le 14/11/2014 à 21:42 :
Pourquoi en France n'est-on pas capable de négocier un compromis :
volontariat ou travail obligatoire ? Compensation ? de combien ? solution de garde d'enfants (et oui, allez faire garder votre enfant un dimanche...) organisée avec la participation des employeurs ?
Ouvrir les magasins le dimanche est profitable pour tous si c'est négocié correctement. Pourquoi rien ne se passe ? Peut-on éviter le recours au gouvernement qui va nous pondre une loi qui ne satisfera personne ?
Réponse de le 16/11/2014 à 13:54 :
Rien ne se passe car ils veulent tirer ça à leur avantage, pas au notre sois disant et faire porter ces dimanches au ouvrier déjà sur place.
Je travaille déjà certains dimanche et croyez moi il est hors de question d'embaucher.
C'est de la poudre aux yeux pour que l'on se dise " ah ouaiii c'est bien en fait.
Et contrairement à ce qu'il se dit, c'est du volontariat forcé, comme les jours feriés.
Si tu ne veux pas, on va te mettre la pression, de faire des remarques, te mettre des horaires pourries. Alors, si la part n'est pas remplie actuellement, pourquoi le feraient-ils après que tous les dimanche soient ouverts?!
a écrit le 14/11/2014 à 20:50 :
Quand les syndicats comprendront-ils qu'on travaille quand on a des clients et pas de 9 à 5 ?? Et je ne vois pas en quoi travailler le dimanche rallonge les horaires et pas les salaires. Je pense au contraire que c'est l'inverse ... du moins en France grâce aux majorations :-) Je signale au passage que dans les pays anglosaxons, ces majorations n'existent pas :-)
Réponse de le 15/11/2014 à 8:29 :
du moment que vous vous ne travaillez pas le dimanche tout va bien. Au fait vous avez été voir votre patron pour qu'il diminue votre salaire si toutefois vous travaillez, j'en doute.
Réponse de le 15/11/2014 à 8:46 :
@@patrikb: je suis mon propre patron et je travaille quand j'ai des clients, y comrpis les dimanches et jours de fête :-) on peut payer les salariés quand il y a des rentrées d'argent, mais bon c'est un peu difficile à comprendre pour les pleurnicheurs assistés en permanence :-)

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