La Bourse sanctionne le projet d'expansion du Crédit Agricole en Italie

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Alors que le conseil d'administration de la banque mutualiste a validé le rachat d'un réseau de 600 agences en Italie, ce projet d'expansion ne séduit guère analystes et investisseurs. L'action du Crédit Agricole perd du terrain en Bourse.

Dans la foulée de l'accord conclu avec l'italien Banca Intesa, le Crédit Agricole a réuni ce matin son conseil d'administration qui a donné son feu vert au rachat de 600 agences bancaires dans la péninsule (voir ci-contre). Un plan d'expansion défendu par René Carron, le président de la banque verte, qui ne fait pas l'unanimité au sein de la communauté financière.

L'action Crédit Agricole perdait plus de 5% à 33,70 euros à la clôture, après la publication d'une note négative des analystes d'UBS, qui ont abaissé leur recommandation d'"acheter" à "neutre", en pointant du doigt les risques attachés au projet de création d'un réseau en Italie. Même constat et même conséquence pour les analystes de Dresdner Kleinwort qui passent leur recommandation de "conserver" à "alléger" sur le titre, avec un objectif de cours à 32,40 euros, en baisse de 10% par rapport à son niveau actuel.

Alors que le Crédit Agricole a déjà dépensé 5 milliards d'euros depuis 2005 en acquisitions, "le marché spécule sur un échange de participations dans Nextra et Intesa afin de créer un nouvel acteur dans le domaine de la banque de réseau en Italie par l'intermédiaire d'une alliance entre Cariparma, Friuladria et une centaine de succursales", expliquent les analystes d'UBS dans une note à leurs clients.

Cet échange de participations que souhaiterait réaliser le Crédit Agricole est consécutif au projet de rapprochement entre les banques italiennes Sanpaolo Imi et Banca Intesa (dont le groupe français est l'un des premiers actionnaires). "Une telle transaction serait relativement complexe à nos yeux, ce qui aurait pour effet d'accroître les risques liés à l'exécution", souligne la note.

Celle-ci précise que le risque pris par la banque verte dans la création d'un réseau en Italie intervient dans une période peu favorable, "alors même que ses performances opérationnelles sont moins dynamiques que celles de ses pairs". "Au stade actuel, nous privilégions BNP Paribas et Société Générale", tranchent les analystes d'UBS.

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