C'est la mesure-phare d'Audrey Pulvar : la gratuité des transports en commun pour tous les publics à horizon 2026. D'abord les moins de 18 ans ainsi que les étudiants ou demandeurs d'emplois de moins de 25 ans pour 124 millions d'euros entre septembre et fin décembre 2021 avant 377 millions d'euros en 2022. Puis, en septembre 2022, toutes les personnes en situation de handicap et seniors en profiteront pour un total de 589 millions d'euros, avant septembre 2023 pour les chômeurs et bénéficiaires de minima sociaux pour 905 millions, septembre 2024 pour les week-ends, jours fériés et congés scolaires pour 1,435 milliard et septembre 2026 pour tous les Franciliens pour 1,965 milliard d'euros.
Pour la financer, la cheffe de file d'«Île-de-France en commun » veut mettre à contribution les transporteurs routiers - la loi Climat et Résilience le permettra - pour 350 millions d'euros ainsi que les entrepôts logistiques des plateformes de commerce en ligne via une éco-redevance et les contribuables franciliens les plus aisés au travers d'une taxe additionnelle à l'impôt sur la fortune immobilière (IFI) pour 1,1 milliard d'euros.
LA TRIBUNE : Après la gratuité que vous estimez à 1,9 milliard d'euros, comment financerez-vous l'entretien et la modernisation des transports en commun ?
AUDREY PULVAR : A la différence des recettes de billetterie qui concernent les dépenses de fonctionnement, les nouvelles gares, les nouveaux maillages et les nouveaux matériels roulants relèvent des dépenses d'investissement. Si les voyageurs, qui contribuent à hauteur de 27% des dépenses de fonctionnement, ne paieront plus, les employeurs seront toujours mis à contribution. Le versement mobilité ne sera ni augmenté ni diminué et encore moins supprimé.