L'Italie s'endette... au prix fort

Le Trésor italien a émis pour 942 millions d'euros d'obligations indexées sur l'inflation à 10 ans à un taux de 4,07%

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Signe des inquiétudes persistantes des investisseurs au sujet de la crise de la dette en zone euro, la dernière émission obligataire de l'Italie s'est soldée ce mercredi à un taux en forte hausse. Le Trésor italien a émis pour 942 millions d'euros d'obligations indexées sur l'inflation à 10 ans à un taux de 4,07%. La dernière opération similaire avait été réalisée en mai dernier, à un taux de 2,51% Autrement dit, 155 points de base en dessous. Mais les investisseurs ont été au rendez-vous : la demande portait sur 1,593 milliard d'euro.

Sur le marché obligataire, les tensions sont à nouveau perceptibles sur les rendements des emprunts d'Etat des pays périphériques de la zone euro, mais aussi les taux italiens et espagnols. Redescendu à 5,34% jeudi dernier, le taux à 10 ans italien se situe à nouveau à 5,74% aujourd'hui. L'issue du sommet européen de jeudi dernier n'est pas parvenue à faire taire définitivement les inquiétudes quant au risque de contagion.

Au-delà du seul cas de la Grèce, certains intervenants s'inquiètent de la capacité réelle du Fonds européen de stabilité financière (FESF) à intervenir sur le marché en tant que stabilisateur. Car si les chefs d'Etat ont convenu de la nécessité d'élargir les missions du fonds, ils ont contraint ses rachats sur le marché secondaire aux situations exceptionnelles sur la base d'une analyse de la BCE et d'une décision prise d'un commun accord par les Etats participant au FESF. Ses rachats nécessiteront, au préalable, d'avoir lever des capitaux via émissions obligataires.

Pour certains économistes, surtout, la capacité financière du Fonds est trop peu importante pour pouvoir effectivement faire face à un épisode de stress intense des marchés sur l'Espagne ou l'Italie. Et comme pour alimenter les doutes des intervenants, Wolfgang Schäuble, le ministre des Finances allemand, aurait promis aux députés conservateurs et libéraux de la majorité gouvernementale « de ne pas signer de chèque en blanc pour des rachats de grande ampleur sur le marché secondaire de la dette ».
 

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