Tout ce que vous devez savoir sur la disparition du vol MH370

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Treize jours après sa disparition des écrans radars, quelque part entre la Malaisie et la Chine, le vol MH370 reste introuvable. Et avec lui, les 227 passagers et les 12 membres d'équipage qu'il transportait. Ce pourrait être l'accident aérien le plus meurtrier depuis le crash du Rio-Paris en juin 2009, qui recensait 228 victimes. Mais s'agit-il seulement d'un accident ?
A peine le drame annoncé, la présence de passagers possédant des papiers d'identité volés dans l'appareil fait craindre à la Malaisie un détournement terroriste. Une hypothèse qu'a tenté de balayer Interpol et le chef de la police malaisienne : Kuala Lumpur, la ville de départ du vol MH370 serait un centre de transit pour les immigrés asiatiques qui souhaitent rejoindre l'Europe. Ces passagers ne seraient que des clandestins, et non des terroristes.
Tout cela ne résout pas ce "mystère aéronautique sans précédent", et très vite, alors que les recherches patinent, les esprits s'échauffent et les théories les plus folles émergent des consciences collectives : les esprits les plus inventifs évoquent un détournement par des elfes; les plus sceptiques, une action militaire que l'on veut nous cacher.
Il faut dire qu'après deux jours de recherches, aucun débris n'a encore été retrouvé, et les traces de carburant repérées au large le lendemain de la disparition n'appartenaient pas à l'appareil de Malaysia Airlines. La presse juge que la compagnie n'a pas réagi assez rapidement, et celle-ci est sévèrement sanctionnée en Bourse.
La communauté internationale a pourtant déployé de grands moyens pour mettre la main sur le Boeing 777 : les avions malais, vietnamiens, thaïlandais sont vite rejoints par des destroyers américains. La Chine déploie une dizaine de ses satellites, et la zone de recherche est élargie : une heure après sa disparition, l'armée malaisienne a reçu un signal provenant du détroit de Malacca. L'avion aurait changé de trajectoire, et même volé pendant quatre heures après l'extinction des transpondeurs, que quelqu'un à bord - peut-être même le pilote - aurait sciemment arrêté.
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Cette information glace Washington, qui y voit un possible détournement terroriste et craint que l'avion soit utilisé comme "missile de croisière". La zone de recherches est étendue à l'océan indien, alors que l'enquête se focalise sur le pilote, très expérimenté, "sachant éviter les radars civils". Un simulateur de vol est découvert à son domicile, mais certaines données ont été effacées. Le New-York Times évoque même la possibilité d'une reprogrammation du plan de vol. Et ce ne sont pas les derniers mots entendus dans le cockpit qui rassureront la communauté internationale. Pour Barack Obama, c'est une "priorité absolue" de retrouver l'avion.
Pour l'heure, les recherches continuent. Un objet de 24 mètres a été repéré au large de Perth, en Australie. Une zone très difficile d'accès, battue par les vents, qui devrait donner du fil à retordre à l'armée, comme l'AF 447 en 2009...
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