Plan de relance français : aides prévues pour l'automobile, possible prime à la casse de 1.000 euros

Plusieurs membres du gouvernement confirme ce mercredi que le plan de relance que doit annoncer jeudi Nicolas Sarkozy comprendra des mesures pour aider l'industrie automobile. Une prime de 1.000 euros en cas de remplacement d'un véhicule ancien par un neuf serait à l'étude. Les valeurs auto se sont envolées mercredi à la Bourse de Paris.

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Selon notre confrère Le Monde, Nicolas Sarkozy devrait annoncer ce jeudi dans le cadre de son plan de relance de l'économie française une mesure afin de soutenir le marché automobile tricolore en berne et de protéger l'environnement. Il s'agirait d'une "prime à la casse" de 1.000 euros en cas de remplacement d'un véhicule ancien (donc plus polluant) par une voiture neuve. Le coût global du dispositif s'élèverait à 200 millions d'euros. L'Elysée n'a pas commenté l'information.

Cette prime pourrait se cumuler avec le système de "super-bonus" de 300 euros, mis en place à la suite du Grenelle de l'environnement pour encourager les Français à se débarrasser de leur vieille voiture 'de plus de quinze ans), en plus du bonus-malus écologique lié à l'achat d'une voiture respectant des limites de pollution.

Invité ce mercredi de Canal+, Patrick Devedjian, le secrétaire général de l'UMP, a pris ses distances avec un tel projet, mettant en garde contre un effet d'aubaine, "c'est-à-dire dépenser l'argent du contribuable pour rien". "Ca coûte très cher et souvent pour des voitures qui de toute façon vont à la casse", a-t-il expliqué. "Quand j'étais ministre de l'Industrie on m'avait déjà proposé la prime à la casse, et en fait quand on regarde les choses de près on s'aperçoit qu'il y a très naturellement un grand nombre de voitures qui vont à la casse chaque année et dans ce cas-là ce serait une mesure inutile".

Invité de LCI également ce mercredi, le secrétaire d'Etat chargé de l'Emploi, Laurent Wauquiez, a confirmé qu'il y aurait "un plan d'action sur l'automobile" mais il s'est refusé à "griller les annonces du président de la République demain". "On a besoin de garder une industrie automobile, une industrie de l'aéronautique," a-t-il fait valoir.

Même analyse sur RTL du secrétaire d'Etat  à l'Industrie et à la Consommation, Luc Chatel, également porte-parole du gouvernement, qui a souligné que l'industrie automobile française avait besoin d'un "plan d'urgence, d'un plan massif et d'un plan ciblé". "En France, nous croyons en l'avenir de l'industrie automobile parce qu'elle pèse 10% des emplois, c'est 2,5 millions d'emplois si on compte la production, les sous-traitants et l'ensemble de la distribution. Donc à situation exceptionnelle - une crise mondiale dans l'automobile - réponse exceptionnelle".

Conséquence inattendue de cette mesure en perspective, les valeurs automobiles se sont envolées mardi à la Bourse de Paris. L'action Renault a gagné 9,39% à 17,48 euros. Celle de peugeot a pris 9,63% à 14,80 euros. Même Michelin en a profité avec une hausse de 6,53% à 37,99 euros. Ce sont trois des cinq plus fortes hausses du CAC 40.

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