Volkswagen engage sa plus grande reconversion industrielle en misant 44 milliards sur la voiture du futur

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Herbert Diess, le nouveau patron de Volkswagen depuis le 12 avril 2018, lors du 58e congrès annuel de la marque à Berlin, le 3 mai suivant.
Herbert Diess, le nouveau patron de Volkswagen depuis le 12 avril 2018, lors du 58e congrès annuel de la marque à Berlin, le 3 mai suivant. (Crédits : Reuters)
Pour faire advenir ce futur, qui sera électrique et autonome - et tourner définitivement la page du dieselgate -, le numéro un mondial des constructeurs auto s'engage dans la plus grande transformation industrielle de son histoire.

"C'est la plus grande reconversion industrielle dans l'histoire du groupe", a même estimé Stephan Weil, le chef de l'exécutif de Basse Saxe, un Etat-région allemand et actionnaire important de Volkswagen.

Le géant allemand de l'automobile Volkswagen a annoncé vendredi vouloir investir jusqu'à 44 milliards d'euros d'ici fin 2023 dans les voitures électriques et autonomes, ainsi que dans les services à la mobilité et le numérique.

"Le groupe Volkswagen s'est fixé pour objectif dans sa stratégie d'accélérer le rythme des investissements. Nous allons concentrer nos investissements dans les domaines d'avenir", a expliqué le PDG de l'entreprise Herbert Diess à l'issue d'une réunion du conseil de surveillance.

Un investissement massif, bien plus élevé que celui annoncé en 2017

VW, qui a passé les trois dernières années empêtré dans le scandale provoqué par sa tricherie sur les émissions polluantes des véhicules diesels, augmente ainsi considérablement ses dépenses dans les technologies jugées propres.

Les 44 milliards d'ici 2023 annoncés vendredi, dont 30 milliards concernent exclusivement le développement de voitures électriques, représentent un nette augmentation par rapport au budget global de 34 milliards d'euros annoncé en 2017 pour la période allant jusqu'en 2022.

En Basse Saxe, deux usines dédiés aux véhicules électriques

Volkswagen a annoncé que de deux de ses sites de production de la région de Basse Saxe seront reconvertis en unités entièrement dédiées aux véhicules électriques. Le groupe a assuré qu'il n'y aurait aucune suppression de postes avant 2028.

Les grands groupes automobiles allemands ont pris du retard dans le développement des véhicules électriques, ne s'engageant dans ce secteur stratégique qu'après le "Dieselgate", lorsque Volkswagen avait reconnu avoir équipé ses véhicules diesel d'un logiciel capable de tromper les tests de niveau de pollution.

Le dieselgate, un scandale qui a coûté 28 milliards d'euros

Ce scandale a déjà coûté au groupe 28 milliards d'euros, et entraîné une chute des ventes de diesel en Allemagne et dans le monde. Par ailleurs, en Allemagne, les groupes automobiles sont confrontés à la multiplication des décisions de justice pour interdire de circulation les véhicules diesels là où les normes de pollution aux microparticules ne sont pas respectées.

Enfin, Volkswagen a annoncé vendredi que ses pourparlers avec le géant américain Ford avançaient. Les deux groupes veulent coopérer sur le plan industriel afin de développer ensemble des véhicules utilitaires.

(Avec AFP)

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a écrit le 18/11/2018 à 20:36 :
Dans son effort industriel, l’Allemagne peut compter sur la France et ses énarques pour continuer de saborder son industrie, avec ses taxes diverses en augmentations permanentes et sa boboligie très « trottinette électrique made in china ».
a écrit le 18/11/2018 à 17:45 :
Volkswagen a peut-être du retard sur l'électrique mais là, les montants engagés sont impressionnants. Il sera difficile pour les autres constructeurs d'aligner des moyens aussi massifs.
a écrit le 18/11/2018 à 13:02 :
une voiture europenne pourquoi pas si le prix est a la porte des plus faibles economiquement ,?fiat avais fait fortune autrefois avec sa petit fiat 500, que propose nos entreprises francaise a part des grosses cilindre,tres tres chers ,?, decidement la france seras toujours a la traine dans le lancement des produit nouveaux comme une petite cidadine electrique rechargable sur une petite prisse DE COURANT???
a écrit le 18/11/2018 à 10:25 :
VW est l'icône industrielle allemande pour la voiture du peuple. La Golf fut pionnière dans le lancement du Diesel très bon marché en 1976. La marque s'est embourgeoisée depuis, mais a plusieurs fois montré sa capacité à revenir sur ses bases. Verra-t-on prochainement une alternative électrique très bon marché avant que les barricades se multiplient en France?
Réponse de le 18/11/2018 à 11:32 :
"La marque s'est embourgeoisée depuis, mais a plusieurs fois montré sa capacité à revenir sur ses bases."

Vous voulez dire ses fondamentaux à l' exemple de ses logiciels truqués ...?
a écrit le 17/11/2018 à 9:30 :
Volkswagen, la voiture du peuple, vraiment ?
a écrit le 17/11/2018 à 8:09 :
la chasse au diesel est organisée

cela permet à VW de se retrouver dans la même situation que tous les autres constructeurs automobiles

alors que VW était seul il y a peu enfoncé par le scandale


de là à penser qu’à brouiller, amalgamer, étendre, diluer le problème de VW on a seulement cherché à sauver ce constructeur ...

... tout ça sur le dos des émissions de CO2
a écrit le 17/11/2018 à 1:20 :
Mes amis. L'Allemagne sabote depuis bien trop longtemps ses voisins et alliés. Elle s'enrichit sur notre dos et détruit méthodiquement notre industrie. Le futur avion de combat Franco allemand n'existera jamais, notre industrie de chars a été sacrifiée au profit de l'industrie allemande, comme Airbus petit à petit, les satellites, Ariane et tellement d'autres. Il suffit d'un petit geste, n'achetez plus allemand.
Réponse de le 18/11/2018 à 7:58 :
Tout à fait d’ accord avec vous
Réponse de le 18/11/2018 à 11:34 :
C' est déjà fait depuis longtemps alors je pulvérise l' idée même d'un choix allemand!
a écrit le 16/11/2018 à 22:53 :
Allez je vous en sors une bien bonne sur les méthodes de VW et consort tiers ones en tout genre pour les néophytes... ...et bien pour payer toutes leurs erreurs stratégiques ( dieselgate en autres ) ... il n'y a qu'une solution très simple au demeurant ; comme les états strangulés par la dette auprès de leur citoyens ....et bien il leur reste : le fournisseur , pour qui, ce type d'annonce augure plutôt la soupe à la grimace que la bonne affaire . Des exemples sur les pratiques => mise en concurrence avec des sites asiatiques ( en fait cela relève plutôt du quotidien ) , paiement de 1 à 3 % du CA avant l'arrivée du moindre euros sur le compte appelons ça " frais de développement " pour un fournisseur c'est un peu risible compte tenu que c'est ce dernier qui fabrique au final ( en terme de droit, cela s'appelle habituellement du racket ) , je passe les non répercussions de la hausse des matières premières alors que les prix sont totalement rincés ( et bah oui mondialisation oblige !! ) , les 4 à 5 % de productivité annuel...au fait la dernière ...Mr Renault tout comme Ford dans le passé va bientôt forcer ses estimés fournisseurs à payer pour obtenir des demandes de prix ( pas des affaires entendons nous !!) ...oui nous sommes bien loin des publicités aguicheuses dispensés par les constructeurs, non, en fait les constructeurs comme les tiers ones pompent allègrement le peu qu'il reste des sous traitants en Europe ...un peu comme feu Nixon disait en son temps ; nous avons le dollar et vous les dettes ...et là " Das Auto " nous explique qu'il va investir 45 Mds€ en plus des 28Mds€ de procès aux US sur le dieselgate ...je n'aurais jamais imaginé le marché automobile aussi profitable !!!
a écrit le 16/11/2018 à 18:50 :
aucune suppression de poste avant 2028 .
Qui peut y croire vu leurs mensonges passés ? i
a écrit le 16/11/2018 à 17:45 :
Et :
«Une transformation à cette vitesse est très peu gérable, car en dix ans, près d'un tiers de nos emplois en production, soit 100 000 postes, devraient être supprimés», a déclaré Herbert Diess, au quotidien Süddeutsche Zeitung.Le patron du plus grand groupe automobile allemand a répété une menace déjà formulée la veille par le puissant lobby de la branche, la VDA, qui a qualifié l'accord européen d'«irréaliste» et de «dangereux pour l'emploi». «L'industrie automobile européenne sera encore plus exposée à la concurrence européenne. (...) Cela met des emplois et des sites de production en danger», a commenté le président de la VDA, Bernhard Mattes. Brandir la menace de suppressions d'emplois «n'est pas du chantage», a plaidé M. Diess, car «nos affirmations sont basées sur des faits». «Une réduction si drastique est une révolution douloureuse et non une transition contrôlée», a-t-il ajouté.
a écrit le 16/11/2018 à 17:26 :
Une tribune mal engagée, le numéro un des constructeurs automobiles 2017 est Renault et de même au premier semestre 2108. Une petite interrogation subsiste qu' il convient d' éclairer, où VW va t-il trouver ses 44 milliards alors que ses résultats sont dégommés par le scandale des émissions truquées ?
Le Land de Basse Saxe échaudé risque de craindre par transitivité l' effet contagion du dieselgate. Reste le Quatar déjà pas bien propre avec sa corruption footbalistique et ses atteintes droits-de-l'hommistes.
Merkel avec l' appui des lobbys de la commission européenne ? Peu probable puisqu' elle semble sur le départ.
Alors qui ?
a écrit le 16/11/2018 à 16:44 :
VOLKSWAGEN ou l'empire conçu pour durer mille ans.

"Le dieselgate, un scandale qui a coûté 28 milliards d'euros"

Enfin qui a couté 28 milliards à l'europe mais qui rapporté 28 milliards aux américains.

Vite un frexit.

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