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Grève SNCF : amélioration du trafic des TGV Atlantique pour samedi

latribune.fr

Publié le 22 octobre 2021 à 13:50 - Mis à jour le 23 octobre 2021 à 10:06

Le confinement devrait couter 3 milliards d'euros a la sncf

Cet appel à la grève court de vendredi midi à lundi midi, soit la totalité du premier week-end de vacances de la Toussaint.

Charles Platiau

Le Quotidien Numérique

18 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
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La compagnie ferroviaire prévoit de fortes perturbations sur la ligne TGV Atlantique pour le premier week-end des vacances de la Toussaint en raison d'une grève. "En conséquence, l'offre de transport sera réduite sur les TGV Inoui et Ouigo de et vers la Bretagne, les Pays de la Loire, le Centre-Val de Loire, la Nouvelle Aquitaine et l'Occitanie", a détaillé la direction. Les conducteurs sont de nouveau appelés à faire grève le week-end prochain par la CGT-Cheminots.

[Article publié le 22 octobre à 12h00, mis à jour le samedi 23 octobre (amélioration du trafic SNCF samedi) à 11h58]

La SNCF annonce qu'elle fera finalement circuler samedi 8 TGV Atlantique sur 10. Les départs en vacances devraient ainsi être un peu moins perturbés puisque seuls deux tiers des TGV devaient circuler samedi, en raison d'un appel à la grève des conducteurs lancé par trois syndicats.

Pour autant, malgré cette accalmie, les conducteurs sont de nouveau appelés à faire grève pour le deuxième week-end de la Toussaint.

Dans l'intervalle, cette amélioration sur le premier week-end a pu avoir lieu grâce à "la mobilisation de toutes les équipes disponibles" et à "l'optimisation de l'organisation du plan de transport", a expliqué le groupe. Néanmoins, les prévisions restent les mêmes pour vendredi et dimanche. La SNCF fera ainsi circuler ce vendredi 9 TGV Atlantique sur 10, puis dimanche 2 trains sur 3.

Cet appel à la grève court de vendredi midi à lundi midi, soit la totalité du premier week-end de vacances de la Toussaint. Lancé par la CGT-Cheminots, SUD-Rail et la CFDT-Cheminots, ce mouvement va toucher la circulation des TGV Inoui et Ouigo de l'axe TGV Atlantique (Bretagne, Pays de la Loire, Centre-Val de Loire, Nouvelle Aquitaine et Occitanie), a précisé le groupe dans un communiqué.

En cause ? Des négociations sur les rémunérations et conditions de travail qui "ont été menées depuis plusieurs jours" et "n'ont pas pu trouver une issue favorable à ce stade", a indiqué la direction.

"Chaque client concerné est contacté afin de l'informer sur la circulation de son train", a souligné la direction.

Les voyageurs pourront "se faire rembourser ou échanger" leur billet "pour une autre date et ce sans frais", a ajouté la SNCF, qui invite ceux "qui le peuvent ou qui n'ont pas encore réservé à reporter leur voyage".

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Illustration de la newsletter Industrie et service

Dans un tract commun, les syndicats CGT-Cheminots, SUD-Rail et CFDT-Cheminots expliquent que "depuis des semaines", ils "ne cessent d'interpeller la direction sur le mécontentement grandissant" des conducteurs de trains de l'axe TGV Atlantique. Ces organisations dénoncent "la désorganisation de cet établissement" et des journées de travail "notoirement dégradées, résultant notamment de la gestion calamiteuse de la crise côté entreprise".

Les journées de travail sont "toujours plus longues", tandis que les "conditions de vie et de travail se détériorent de jour en jour", avec "une baisse de la rémunération moyenne", dénoncent les syndicats, qui protestent aussi contre "la baisse de l'effectif", qui entraîne des "refus de congés".

Mauvaise santé financière

La compagnie ferroviaire prévoit en effet 2.000 à 3.000 suppressions de postes, soit 1,5% à 2% de ses effectifs. Le bilan financier de groupe étant plombé par sa dette. En cause, les pertes liées à la pandémie de Covid-19 mais pas uniquement. Déjà avec la crise sanitaire, la SNCF a perdu 3 milliards d'euros en 2020. En 2019, plombée par la grève contre la réforme des retraites en décembre et des effets comptables défavorables, elle perdait 801 millions d'euros.

Mais la mauvaise santé financière de la compagnie n'est pas le seul facteur, estime Jean-Pierre Farandou, le PDG du groupe. Actée et fixée à 2023, l'ouverture à la concurrence du marché du transport  ferroviaire de passagers sur le réseau intérieur français, vient également ouvrir une brèche potentielle dans le modèle de la compagnie. Dans ce cadre, elle est déjà mise en concurrence sur une ligne de TER de la Région Provence-Alpes-Côte d'Azur. De plus, la SNCF ne s'attend pas à retrouver un trafic normal - comparé à l'avant-crise, avant 2023.

Toutefois, "en suppression de postes, c'est une tendance historique, pas plus, pas moins que d'habitude, c'est autour de 1,5%-2%", avait précisé Jean-Pierre Farandou en septembre sur BFM TV, sans préciser à quelle échéance ces postes seront supprimés.

Mais pour les syndicats, "la coupe est pleine", s'insurgent-ils, en revendiquant "le maintien du nombre de lignes".

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Dans un communiqué séparé, SUD-Rail réclame "les recrutements nécessaires pour compenser les sous-effectifs" ainsi que "le maintien des parcours professionnels des conducteurs dans les territoires", qui "permettent à de nombreux conducteurs de pouvoir accéder à la conduite du TGV et que la direction veut aujourd'hui remettre en question", selon le syndicat.

(Avec AFP)

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