Pass Navigo : son prix pourrait grimper à 86 euros
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En 2023 déjà, le prix du Pass Navigo avait augmenté de 12%.
Magali Cohen / Hans Lucas via Reuters Connect
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En 2023 déjà, le prix du Pass Navigo avait augmenté de 12%.
Magali Cohen / Hans Lucas via Reuters Connect
2,20 euros. Voilà ce que les détenteurs du Pass Navigo devraient payer en plus chaque mois, soit une augmentation de « 2,6% de hausse des tarifs », a annoncé, ce mardi 26 septembre, Valérie Pécresse. Ainsi, le Pass toutes zones passerait de 84,10 euros à 86,30 euros. C'est du moins ce que vise Ile-de-France Mobilités (IDFM), l'autorité organisatrice des transports franciliens, pour 2024.
Cela représenterait pour « les usagers une contribution à hauteur de l'inflation », a encore indiqué la présidente de la région qui s'exprimait à l'occasion de la signature d'un protocole d'accord avec l'Etat sur le financement des transports en commun franciliens sur la période 2024-2031. Cette hausse intervient après celle de 12% en 2023.
Rien n'est encore gravé dans le marbre pour autant. Les tarifs pour l'année prochaine ne seront, en effet, définitivement fixés qu'en décembre, lors du vote du budget 2024 d'IDFM. Tout dépend donc des négociations avec les collectivités locales franciliennes - les départements ainsi que la Ville de Paris -, dont la contribution au budget d'IDFM devrait augmenter, tout comme celle de la région Ile-de-France.
Un accord qualifié d'« historique » par la présidente de région, ainsi que le ministre délégué aux Transports, Clément Beaune, tous deux signataires, ce mardi, du protocole de financement 2024-2031. Mais surtout « nécessaire et exemplaire, qui garantit la stabilité et la sérénité du financement » d'IDFM et « un accord juste, car chacun fait un effort selon ses capacités », a relevé précisé le ministre qui s'est félicité que « l'Etat donne les outils » à IDFM et que « nous sortons de la logique annuelle du yoyo budgétaire bonne pour personne ». « On part aujourd'hui sur des bases extrêmement solides », a renchéri Valérie Pécresse. Et de rappeler que « la modération des tarifs a été le fil rouge de cette négociation ».
À
elles seules, elles financent ainsi 48% de l'autorité organisatrice, suivies par les voyageurs (33%), les collectivités (15%), l'Etat (2%) et les contraventions, pubs et autres taxes (2%).Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité industrielle.

Une augmentation de la taxe de séjour est également prévue et, en parallèle, la redevance versée par IDFM à la Société du Grand Paris sera diminuée.
Au total, IDFM compterait ainsi 800 millions d'euros de plus en 2024. C'est la somme « qu'il nous faut l'an prochain en plus », a conclu Valérie Pécresse qui alerte depuis 2019 l'exécutif sur le « mur de financement supplémentaire » qui sera nécessaire. Et pour cause, les besoins de financement vont tripler entre 2024, échéance des Jeux, et 2031, date de livraison du métro automatique francilien, passant de 800 millions à 2,6 milliards d'euros.
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(Avec AFP)
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