Complémentaire santé pour tous : l'échec d'une ambition

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Etienne Caniard, président de la Mutualité française et François Hollande. Ce dernier s'était engagé en 2013 à offrir une complémentaire santé à tous les salariés
Etienne Caniard, président de la Mutualité française et François Hollande. Ce dernier s'était engagé en 2013 à offrir une complémentaire santé à tous les salariés (Crédits : Reuters)
La plupart des entreprises se sont mises en conformité avec la loi, qui impose à chaque employeur de proposer le premier janvier 2016 une assurance complémentaire santé à tous ses salariés. Mais une majorité de ces derniers rechigne, devant des offres jugées insuffisantes : dans les PME, six salariés sur 10 en moyenne ont fait en sorte d'être dispensés de l'assurance proposée par leur employeur, estime-t-on chez Malakoff Médéric

Programmée pour le premier janvier 2016, date à laquelle tout employeur devait proposer une assurance complémentaire santé à ses salariés, la révolution de la couverture maladie pour tous n'a pas eu lieu. On peut même parler d'échec, en regard de l'ambition initiale, à savoir une généralisation complète de cette assurance. En faveur de tous les salariés, en tous cas. Les chiffres parlent d'eux-mêmes. Un peu moins de cinq millions de salariés ne disposaient pas de complémentaire santé via leur employeur. Et, sur ces cinq millions, près de 500.000 n'avaient aucune couverture, tandis que la grande majorité disposaient de contrats individuels.

Faire basculer cinq millions de salariés vers la complémentaire santé collective

La volonté du gouvernement, soutenu sur ce point par la CFDT qui en a fait un point fondamental de l'Accord National Interprofessionnel de janvier 2013, était de faire basculer ces cinq millions de salariés vers une couverture collective, offerte pour partie par l'entreprise (la moitié à la charge de l'employeur, en général). Peine perdue. En réalité, même si la plupart des employeurs ont joué le jeu, offrant, parfois au dernier moment, une couverture à leurs salariés, ces derniers l'ont le plus souvent refusée. En théorie, ils n'ont pas le choix, et doivent prendre ce que leur propose leur employeur. En réalité, des cas de dispense existent, que les salariés ont fait jouer à plein. En moyenne, dans les PME, six sur salariés sur 10 ont préféré faire jouer ces clauses de dispense, estime Christophe Scherrer, directeur général adjoint de Malokoff Médéric. A ce stade, la complémentaire santé pour tous ne concerne donc, en fait, qu'une minorité de quatre salariés sur les 10 théoriquement concernés. C'est ce qu'explique Christope Scherrer, qui estime que les données qu'il a recueillies correspondent à celles du marché.


« Le taux d'affiliation a été bien inférieur à ce qui était attendu. A titre d'exemple, dans une PME de 10 salariés, en raison des dispenses, on compte en moyenne quatre affiliés. Certains assureurs individuels ont poussé au maintien des salariés en assurance individuelle. Notre travail, c'est de convaincre les salariés d'adhérer au contrat proposé par leur employeur. Cela explique largement pourquoi la montée en puissance de l'ANI sera étalée dans le temps. Et pourquoi la distinction habituelle entre assurance collective et individuelle tend à disparaitre : désormais, il ne suffit plus de signer avec l'employeur, il faut presque aller voir les salariés un par un. C'est ce que nos experts marketing appellent le « B to B to C ». Cela peut prendre en pratique la forme d'une réunion des salariés sur le site de l'entreprise .... »


Pascal Compet, directeur associé de Weave, cabinet spécialisé en protection sociale, confirme :

« Les employeurs n'ont pas fait le plein des salariés. Il y a eu beaucoup de cas de dispense. Souvent, les clauses de dispense ont été interprétées avec pas mal de liberté par les salariés, qui préfèrent conserver leur assurance individuelle ou s'affilier à celle de leur conjoint. On a dépassé de loin les cas prévus par la règlementation, d'autant que ni contrôles ni sanctions ne sont à l'ordre du jour . »

Certes, les assureurs, et c'est le cas de Malakoff Médéric, espèrent convaincre un nombre croissant de salariés d'adhérer au contrat proposé par leur employeur. Mais cela prendra du temps, et le risque est de ne jamais faire le plein.

 Révolution manquée

 Tant d'un point du vue politique que business, la complémentaire santé pour tous, qui s'annonçait comme une véritable révolution dans le monde de l'assurance santé, n'a donc pas tenu ses promesses.

« Nous n'avons pas vu le mouvement escompté, c'est très loin du succès envisagé, globalement, et pour beaucoup d'acteurs » souligne Pascal Compet

Les Institutions de prévoyance on tiré leur épingle du jeu

Ce qui n'empêche pas certains acteurs d'afficher une réussite commerciale. D'aucuns annonçaient une percée des bancassureurs -le Crédit Agricole, par exemple, avait annoncé miser beaucoup sur l'ANI- , elle n'a pas vraiment eu lieu. En revanche, les Institutions de prévoyance, mises à mal par la fin des désignations -la possibilité pour les partenaires sociaux d'imposer un opérateur à toutes les entreprises d'une branche- et que l'on annonçait donc perdantes, ont en fait bien résisté.


« Les Institutions de Prévoyance (IP) ont bien tiré leur épingle du jeu, de même que des assureurs historiques disposant d'agents généraux, qui se sont lancés tôt dans la bataille commerciale. En revanche, pour les nouveaux entrants -bancassureurs- les résultats sont loin d'être exceptionnels. Et ils sont décevants pour beaucoup de mutuelles, qui ont manqué leur basculement de l'individuel vers le collectif »

 Bilan positif pour Malakoff Médéric

 Malakoff Médéric, l'une des principales IP, tire un bilan positif de l'ANI, même si la montée en puissance est beaucoup plus lente que prévu, en raison de la réticence des salariés.

« En santé, sommes recommandés, co-recommandés ou labellisés via 29 accords de branche au total, signés en 2014 et 2015. Nous en attendons un chiffre d'affaires supplémentaire de 300 millions d'euros à terme. Au total, y compris les contrats signés hors accords de branche, nous attendons de l'ANI un chiffre d'affaires de 400 millions explique Christophe Scherrer.
Dans le cadre de l'ANI, deux tiers des contrats que nous avons signés relèvent du moyen de gamme ou du haut de gamme. Soit 56 euros par mois en moyenne dans le premier cas, 100 euros dans le second. Un tiers des entreprises seulement a opté pour le contrat socle à 24 euros (pour un salarié seul).

 En revanche, des assureurs traditionnels, comme Generali, n'ont pas hésité à casser les tarifs. Ils devront sans douter les revoir à la hausse par la suite.  « De nombreux acteurs du marché vont devoir revoir leurs tarifs à la hausse ou en sortir » estime Pascal Compet.

Christophe Scherrer surenchérit:

"Ceux qui pratiquent des prix très bas vont devoir les ajuster par la suite. Il y aura un redressement d'ici deux à trois ans, probablement. Il est difficile d'imaginer que des pertes sur la complémentaire santé soient compensées par des bénéfices par ailleurs. Tous les assureurs veulent équilibrer leurs comptes branche par branche ».

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Commentaires
a écrit le 19/02/2016 à 14:03 :
On assiste à un démantèlement de la sécurité sociale qui ne dit pas son nom, une privatisation galopante de la santé.
Clairement c'est une loi de lobby qui veut étendre son champ d'action.
Si c'est obligatoire, c'est que c'est important...pourquoi si c'est si important, la sécurité sociale ne prendrait pas en charge ses dépenses ? C'est totalement paradoxal
Réponse de le 20/02/2016 à 17:02 :
Complètement d'accord.
a écrit le 18/02/2016 à 22:02 :
On oublie un peu vite que tous les ans chaque salarié voit disparaître l'équivalent de 5 mois de salaire pour sa soit disant "protection Sociale", l'ajout d'une mutuelle obligatoire soit disant généreuse est vraiment une escroquerie de plus des énarques et de la classe politique socialiste.
Réponse de le 20/02/2016 à 17:04 :
"soi-disant" (= "c'est soi qui dit")
a écrit le 18/02/2016 à 20:23 :
Pourquoi tout cela n’a-t-il pas été versé pour les cotisations maladie de la sécurité sociale ?
Rendre obligatoire de subir une escroquerie...
De plus sont exclus Salariés en CDD de moins de six mois, saisonniers, intermittents, chômeurs, salariés de moins de 25 ans, inactifs et personnes au foyer, intérimaires, salariés les plus pauvres (moins de 650 euros/mois), salariés se déclarant en mauvaise santé ou à temps partiel non choisi ; source IRDES (institut de recherche et de documentation en économie de la santé) Pour information la CGT a refusé de signer, les syndicats signataires sont incompétents ou complices...
Réponse de le 20/02/2016 à 17:49 :
Bien d'accord
a écrit le 18/02/2016 à 19:12 :
Rendre la mutuelle obligatoire, beaucoup l'on très bien compris, ce n'est pas faire un cadeau aux salariés. Cest mettre en place un système qui videra les prestations de la sécurité sociale au profit des mutuelles. Petit à petit on augmentera les cotisations mutuelle et les cotisations sociales baisseront probablement pour compenser, mais ce n'est pas sûr . Comme cela les salariés au lieu de cotiser de façon solidaire, cotiseront pour eux même.
Un salarié qui assure actuellement par ses cotisations la sécurité sociale de plusieurs personnes ne finira par cotiser que pour lui même. Vive la solidarité! Cela coutera moins cher au salarié, et la sécurité sociale pour laquelle nos ainés avaient lutté aura disparu.
Chacun pour soi! Et le plus fort bouffe l'autre!
Qui vote pour ???
Réponse de le 20/02/2016 à 17:53 :
C'est presque exactement ça, sauf que 1° nous ne sommes pas près de payer moins de cotisations sécu : il y a un "trou" (ou prétendu tel) à reboucher... 2° ça m'étonnerait que ça coûte moins cher au salarié ; on voit déjà que les cotisations complémentaires augmentent et que les remboursements diminuent
a écrit le 18/02/2016 à 16:46 :
Présenter cette réforme comme bénéfique pour les salariés n’est qu’une vaste fumisterie.

Dans les faits, il existe déjà une assurance santé couvrant tout le monde : la sécurité sociale. Mais tout étant fait pour la saboter, elle n’assure plus son office de bien rembourser, afin de créer artificiellement un marché de la complémentaire santé qui, en fait, ne devrait simplement pas exister.

Ces complémentaires santé ne sont que des arnaques visant à engraisser, une fois de plus, des actionnaires. Le plus scandaleux étant en plus que maintenant, elles soient obligatoires. De fait, chaque salarié est donc obligé, en plus d’engraisser les actionnaires de son employeur, d’engraisser ceux de la complémentaires santé qui lui a été imposée.

Cela porte un nom : c’est du racket.
Réponse de le 18/02/2016 à 18:53 :
Tout a fait d'accord c'est du racket en bande organisé. surtout du lobbyings tel que celui cité dans l'article qui est un membre de la famille de l'ancien président. Je n'ai plus de complémentaire santé car cela alourdie mon budget déjà entièrement vidé par les charges fixes toujours en augmentations annuels (loyers, énergies, assurances obligatoires, impôts). De plus après la naissance de mes enfants je me suis rendu compte que ni la Sécu, ni la complémentaire que je possédais à l'époque ne rembourser les médicaments que je devais prendre a chaque fois pour mes petits donc après calcul et sachant que les assurances sont souvent des filiales des banques. La complémentaire enrichi plus mon créancier qu'elle ne me rembourse : donc adieu. On fait peur aux gens sur le risque d'hospitalisation pour forcer la main mais avant nous les aïeux payaient de leurs poches et dépenser moins que nous en charges fixes donc retour au fondamentaux. l'essentiel c'est tout ! La société moderne ne cesse de nous racketter et d'inventer des charges obligatoires pour justifier une vente forcé, regarder les créanciers d'internet qui nous oblige depuis peu a payer une sorte de taxe en cas de résiliation de contrat et tous cela avec l'accord de l'état qui est pourtant en devoir de protéger la population et non les intérêts spéculatifs de certaines grosses multinationales...
a écrit le 18/02/2016 à 15:16 :
Je suis assujetti à ma mutuelle obligatoire depuis deux ans.
A ce stade je dénonce, une belle hypocrisie de nos dirigeants qui par se biais ont pu gagner de l'argent (cotisations fiscalisées), et qui par la même occasion font faire de juteux profits aux mutuelles !
Du salarié, on s'en fout !
J'étais assuré dans une assurance privée auparavant et tous mes soins étaient remboursés. Depuis l'obligation de mutuelle (c'est la MG qui a remporté le marché), le prix total de ma mutuelle à augmenté de 50% et je n'ai plus droit à tous les remboursements.
Je pense ne pas être le seul dans ce cas. Ce que je peux dire c'est que c'est jackpot pour la MG dans la mesure ou elle applique des tarifs prohibitifs pour ne pas rembourser.
Conclusion : Encore une magouille des dirigeants politiques, des mutuelles et des syndicats et tout ça sur le dos des salariés.
a écrit le 18/02/2016 à 12:52 :
Il est fascinant de voir comme la presse, notamment économique, occulte le scandale idéologique, politique et social de cette réforme.

Déjà je trouve particulièrement discutable que l'on souhaite imposer à un contribuable quel qu'il soit de prendre une mutuelle complémentaire s'il ne le souhaite pas. Bien sûr les milieux concernés s'empressent de monter sur leur cheval blanc de sauveur, pourfendeur d'inégalités et sauveur des foules qui errent dans l'ignorance. La réalité est bien plus économique, et justifiée d'ailleurs, la secu n'a plus les moyens de payer et va se retirer petit à petit des remboursements " classiques " pour se concentrer sur le fonds de métier des prises en charges lourdes hospitalières laissant libre place aux mutuelles de reprendre le reste. Ça se justifie mais que les choses soient dites clairement sans prendre les gens pour des demeurés.

Mais plus encore, imposer de prendre une mutuelle complémentaire à la rigueur, mais que le contribuable puisse choisir laquelle ! Au milieu des contrats désormais imposés, souvent moins intéressants qui imposent des prises d'options plus chers pour un service à peu prêt équivalent et pas forcément pertinent en fonction du parcours de soin de chacun, une mort annoncée des petits organismes qui n'auront pas pu et su se positionner avec des entreprises, laissant toute la place aux grands groupes qui auront ensuite le loisir de fixer les prix. Mais surtout ! Qu'il reste loisible au contribuable de prendre une autre mutuelle mais les cotisations de la mutuelle de son entreprise, même s'il ne l'a prend pas, seront quand même deduites de son salaire. Il en payera donc ! Et ce n'est pas parce qu'il payera cette cotisation qu'il sera couvert par la mutuelle de l'entreprise. Il doit en faire expressément la demande, en étant quand même prélevé et non couvert s'il ne le fait pas.

C'est réforme est un véritable scandale et je suis effaré, en tant que juriste et personnel de santé, que ca ne dérange personne !
a écrit le 18/02/2016 à 12:49 :
Ce qui est fort de café, c'est qu'en ce moment on essaie de toutes les façons néo-libérales possibles de faire porter sur les salariés une éventuelle reprise (libéralisation du temps de travail, facilité de licenciement, etc), et que dans le même temps on impose une mesure en flagrante contradiction avec les règles de concurrence dans la plus grande indifférence de nos dirigeants politiques (nationaux ou européens). Lamentable !!
a écrit le 18/02/2016 à 11:03 :
Voici mon exemple :
En juin 2015 je suis embauché par une entreprise qui avait déjà mis en place la complémentaire obligatoire pour le salarié. Complémentaire qui couvre également obligatoirement femme et enfants.
Avant j'avais ma complémentaire personnelle et j'avais choisi mon contrat en fonction de mes besoins. Mon épouse avait aussi la sienne.
Nous avons donc résilié nos mutuelles, pour la mienne en 15 jours se fut fait.
Pour mon épouse, la mutuelle (fonctionnaire) ne considère pas l'adhésion obligatoire comme motif de résiliation anticipée, donc elle a payé jusqu'au 31 décembre.

Pour avoir avec le nouveau contrat des remboursements équivalents à nos anciens contrats, il nous a fallu prendre une option payante.
Conclusion, nous payons plus cher maintenant malgré la soi-disante participation de l'entreprise (sur laquelle on paye également des impôts !!).

Fin décembre, liquidation judiciaire de l'entreprise. On bénéficie de la portabilité.
Je trouve un contrat d'intérim de 3 semaines. Donc fin de la portabilité.
Donc avec mon épouse on retourne prendre une mutuelle "personnelle".
Début février je retrouve un CDI, donc on résilie notre mutuelle personnelle et on adhère à la complémentaire de la nouvelle entreprise.

Vous trouvez ça simple ? Ça demande beaucoup de temps en paperasse et en suivi des remboursements.
Et financièrement ça nous coûte plus cher.
Réponse de le 18/02/2016 à 11:29 :
Tout à fait. Cette mesure va à l'encontre de la mobilité.
Il y a ce qui relève de la volonté politique et il y a la pratique sur le terrain Il y a des gens qui changent souvent d'employeurs, ce cas n'a clairement pas été prévu...
a écrit le 18/02/2016 à 10:46 :
IL EXITE DEJA UNE ASSURANCE SANTE POUR TOUS C EST LA SECURITE SOCIALE FRANCAISE GREES PAR NOS ANCIENS APRES LA GUERRE? LES MUTUELLES N EXITE QUE PARCEQUE LA SECURITE SOCIALE NE JOUE PLUS SONT ROLE? EST LES RAPACES MUTUALISTES Y ON VUE DE L OR A SE FAIRE SUR LE DOS DES MALADES C EST HONTEUX???
a écrit le 18/02/2016 à 10:31 :
Le but non avoué est de transférer une partie des frais de santé vers les complémentaires afin de faire diminuer le déficit de la sécu dont les taux de cotisations ne baisseront pas.

Les mutuelles et assureurs s'organisent en créant des groupements qui font pression auprès de professionnels : dentistes pour les prothèses, optique .....mais aussi auprès de cliniques pour certaines interventions chirurgicales comme les prothèses de hanche ou de genou ....si si cela existe déjà .
La mutuelle xxxx s'engage à adresser 100 patients/an pour des prothèses de hanche aux chirurgiens de la clinique zzzz qui acceptent un rabais sur leurs honoraires de 15 ou 20% !!!!
Réponse de le 20/02/2016 à 18:11 :
C'est presque ça. Sauf que ce ne sont pas les chirurgiens qui acceptent un rabais (1°ils ne manquent pas de patients, donc on ne voit pas pourquoi ils se laisseraient faire 2° les réseaux de soins incluant des médecins sont encore interdits par la loi Leroux), mais ce sont les cliniques, qui contournent donc la loi (Leroux)...
a écrit le 18/02/2016 à 9:40 :
Je propose à tous ces gentils PDG dans leurs tours d'Ivoires de mutuelles inutiles de venir voir dans ma PME ce que l'on pense de leurs accords.

Cordialement,

Rémi (un patron qui vous veut du bien).
a écrit le 18/02/2016 à 9:24 :
"même si la montée en puissance est beaucoup plus lente que prévu, en raison de la réticence des salariés."

ET pour cause, si votre conjoint ou conjointe a une complémentaire santé de bien meilleure qualité on vous oblige quand même de payer la complémentaire santé de l'entreprise, ne rêvez pas vous ne serez pas remboursé deux fois, cette façon de faire est à la limite de l'affairisme mafieux.

Une véritable dictature engendrant des rentes aux compagnies d'assurances qui n'en ont absolument pas besoin en ces temps de perte de pouvoir d'achat c'est particulièrement lamentable.

Où l'on voit qui gouverne réellement le pays, c'est une véritable honte.
Réponse de le 18/02/2016 à 10:30 :
Vous serez remboursés deux fois si vous êtes inscrit de manière croisée sur la mutuelle de votre conjoint, dans la limite des sommes avancées. C'est ce que nous faisons avec ma femme et ça passe sans problème.
Réponse de le 18/02/2016 à 13:40 :
Ce qui est encore plus honteux.
a écrit le 18/02/2016 à 9:12 :
Il aurait été plus juste et plus simple d'augmenter la part SS et de mieux rembourser les malades. Les USA ont généralisé les assurances privés, résultat c'est le pays qui dépenses le plus en soins de santé et qui est le plus inégalitaire.
Réponse de le 18/02/2016 à 16:48 :
Tout à fait. Et cela aurait en plus été bien moins coûteux.

Pour rappel, les frais de gestion des CPAM sont de 2%, ceux des mutuelles de 20%. Sans même parler du racket au profit de leurs actionnaires.
a écrit le 18/02/2016 à 7:08 :
Le but de cette généralisation est surtout d'obliger les salariés a être assurés dans le cadre de leur entreprise pour fiscaliser leurs cotisations et récupérer de l'impôt c'est çà la véritable raison.
Réponse de le 18/02/2016 à 10:31 :
Exactement. Ca et nourrir les copains coquins qui dirigent des mutuels. Nos politiques sont des traites, à gauche comme à droite.
a écrit le 17/02/2016 à 23:21 :
A lire les déclarations du gars de Malakoff et de Weave, on a l'impression de pauvres victimes: les employeurs n'ont pas réussi à faire signer les gens... Il faut aller les voir un par un! Vous imaginez? Être obligés, nous les rois de l'intermédiation inutile (sauf pour un petit tour de passe passe sur le dos des assurés) on est obligés d'aller convaincre des gens d'accepter l'inacceptable... C'est si grotesque que c'en est lamentable.
Car sur le fond, ce que personne ne pose comme question pourtant liminale: quel service rendent donc ces gens qui vaut que nous payons tant? Vont-ils réduire nos dépenses en améliorant le coût de collecte? Vont-ils améliorer le sort de ceux qui ont du mal à obtenir des remboursements des mois après engagement des fonds? Vont-ils améliorer le temps d'obtention de RDV chez les spécialistes (ophtalmos par exemple)? Vont-ils grâce à la concurrence.. Euh non, il n'y en a plus puisqu'on n'a plus le choix de rien. Tout cela n'est que la mise ne place d'un secteur entièrement sous tutelle en échange de quoi on leur constitue une rente sur mesure. D'où leurs plaintes quand il faut se bouger un tant soit peu quand la réalité ne se plie pas totalement et immédiatement à leurs visions.
a écrit le 17/02/2016 à 23:12 :
Privation de Liberté !! La sécurité sociale ne suffit plus on IMPOSE une assurance obligatoire via son entreprise...triste France ...tristes moutons que sont devenus les Français, plus de liberté de choisir...heureusement que j'ai quitté ce navire depuis bien longtemps !
a écrit le 17/02/2016 à 18:37 :
N'oublions pas que le gouvernement socialiste en a profité pour rendre imposable la part de la mutuelle payée par l'entreprise ! (en 2014)
Donc les impôts des salariés du privé augmentent par ce biais...
a écrit le 17/02/2016 à 18:35 :
Une arnaque. dans mon entreprise, la cotisation devait baisser de qques euros. Suite aux nouvelles " normes" nous devrons payer plus, pour avoir les mêmes prestations qu' en 2015 !!!!! Merci qui ???
Réponse de le 18/02/2016 à 14:57 :
Chez Geodis , il y a une mutuelle mais avec trois choix pour le salarié, en fonction de son statut, cadre ou non-cadre et bien sur du salaire de celui-ci .Pour résumer, le cadre cotise plus mais a une meilleure prise en charge en cas d'arrêt maladie ,remboursement médocs etc..Pour les deux catégories , mieux vaut ne pas tomber malade.
a écrit le 17/02/2016 à 17:17 :
La photo avec M.Caniard et M.Hollande souriants illustre bien ce racket organisé par nos quelques 400 mutuelles (de toutes obédiences confondues...) dont la publication des comptes a été annulée par ce même président. Avec la formation professionnelle, ce sont probablement les 2 plus grosses arnaques.
a écrit le 17/02/2016 à 16:38 :
Ceux qui se font le,plus arnaqués sont les salariés qui disposaient dejà d'un contrat d'entreprise.

1- les contrats responsables ne laissent plus le choix du medecins ou de l'opticien.
2- avec la fiscalisation de la,part patronale, la hausse du cout de la complémentaire santé est non négligeable

Moins bien remboursé + moins de liberté de choix du praticien = augmentation du cout pour le salarié

Merci la CFDT
Réponse de le 17/02/2016 à 17:34 :
Et en plus il faudrait qu'on dise merci et qu'on réalise qu'elle chance on a de vivre dans un pays dont le monde entier nous envi le modèle social... :)
Réponse de le 20/02/2016 à 18:31 :
Les contrats prétendus "responsables" laissent encore le choix relatif du médecin, parce que les médecins se sont battus pour que la loi Leroux ne leur soit pas étendue. Mais pour combien de temps ? Par ailleurs, le gouvernement impose un remboursement différencié selon que le médecin est secteur 1 ou secteur 2 avec CAS ou secteur 2 sans CAS et limite donc, non pas en théorie, mais dans les faits, par l'argent, le choix du médecin, ce qui aggrave l'effet "médecine à plusieurs vitesses" : et ça se dit socialiste ??
a écrit le 17/02/2016 à 16:30 :
"offerte par l'entreprise"
De qui vous moquez vous au juste ? Nous payons pour ces mutuelles ET nous sommes imposés sur le revenu sur cette dépense rendue obligatoire par l'état français (vous remarquez d'ailleurs que l'imposition de la mutuelle est concomitante avec son caractère obligatoire : c'est ce qu'on appelle une martingale). Sans oublier qu'il s'agit d'une double peine : payer pour la mutuelle et pour la sécu.

Essayez d'être honnête dans vos articles, ça vous rendra plus crédible.
Réponse de le 17/02/2016 à 21:53 :
@Gragol et @ Cap2006
Après vous avoir lu tous les deux , j enfonce le clou Obligation de prendre cette mutuelle d entreprise , bien souvent dont la couverture et nettement moins intéressantes que celle que nous avions ( individuelle ) et cerise sur le gâteau , la généreuse part (OFFERTE ) par l employeur et englober dans la déclaration d impôt comme un avantage en nature de l entreprise.Prendre les francais pour des imbéciles vraiment.
Laoze disait , pour bien gouverne un pays il faut que le peuple et le ventre PLEIN et la Tête vide .
a écrit le 17/02/2016 à 15:06 :
Les complémentaires santé sont un racket généralisé des salariés et des entreprises! Hormis pour les personnes qui ont de gros problèmes de santé, ce que rembourse la Sécurité Sociale est largement suffisant. A la limite, étendons le régime d'Alsace-Moselle au reste du pays.

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