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Pascale Besses-Boumard | 02/09/2012, 12:40 - 447 mots
l'Etat est donc bel et bien venu au secours du Crédit Immobilier de France incapable de se refinancer sur les marchés depuis la dégradation de trois crans de sa note par l'agence de notation Moody's. Depuis l'échec la semaine dernière, des négociations de rapprochement avec la Banque postale, missionnée par le gouvernement pour trouver une solution pérenne, il y avait effectivement urgence. Spécialiste des prêts immobiliers aux particuliers et lié au mouvement HLM, le CIF est à la tête de 300 agences et gère 33 milliards d'euros de crédits. Dans le communiqué paru hier, le ministre de l'Economie, Pierre Moscovici a indiqué que l'Etat accordera sa garantie à l'établissement, sous réserve de l'autorisation de la Commission européenne et du Parlement. Selon nos informations, cette garantie serait de 4,7 milliards d'euros, soit un montant bien supérieur aux fonds propres de la société en difficulté, ceux-ci totalisant 2,4 milliards d'euros. Auxquels il faut, certes ajouter les actifs détenus en propre par le CIF, en particulier ses fonds commerce, celui-ci étant à la tête de plusieurs filiales immobilières.
Claude Sadoun devra-t-il restituer ses indemnités ?
Cette prise en main de l'Etat s'est déjà traduite dans les faits par le départ du président emblématique de l'établissement financier Claude Sadoun. Départ forcé, ce dernier ayant jusqu'au bout tenté des rester aux manettes. Si Bercy estime qu'il devrait renoncer à ses indemnités, il s'avère que son successeur provisoire, Bernard Sevez lui a déjà signé un chèque de 1,5 million d'euros. Devra-t-il le restituer ? Tout dépendra sans doute de la façon dont évoluera le dossier. A l'heure actuelle, nombre d'observateurs sont assez durs sur le bilan de l'ancien numéro un, lui reprochant surtout d'avoir évincé toutes les solutions d'adossement ou de rapprochement ces dernières années alors que le groupe connaissait déjà un certain déclin.
Alain Dinin, patron de Nexity intéressé par certaines activités immobilières
Une chose est sûre : le gouvernement ne va certainement pas vouloir être à la tête d'une banque nationalisée. Raison pour laquelle d'ailleurs il a accepté de garantir les prêts du CIF sans entrer au capital. Il y a donc fort à parier que l'enseigne CIF soit amenée à disparaître et que l'Etat va gérer le dossier dans une optique d'extinction. Avec la vente par appartement des différentes filiales. A ce niveau, il n'est pas dit d'ailleurs, que la Banque Postale ne revienne pas à la charge. On avait mentionné, avant les vacances les noms de groupes susceptibles d'être intéressés par certaines branches dont celles de la promotion immobilière ou de l'administration de biens. On avait alors parlé du Crédit Agricole via sa filiale SquareHabitat. Alain Dinin, l'emblématique patron de Nexity serait également sur les rangs pour reprendre la partie promotion et services.
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aka a écrit le 02/09/2012 à 14:54 :
Je connais mal le dossier mais partir avec 1,5 M alors que la situation est catastrophique, la décence la plus élémentaire aurait voulu qu'il renonce de lui même à se chèque. Comment le CIF a pu faire faillite alors qu'en parallèle il rachetait d'autres boites? (ex : OPA/Locindus). La gestion semble avoir été très hasardeuse en tout cas. Pourquoi l'Etat doit venir combler la brèche? Est ce que les CIF est "to big to fail" lui aussi?
halala a écrit le 02/09/2012 à 14:19 :
je pensais que les banques françaises étaient au dessus de tout soupçon? Et les autres?
aka a répondu le 02/09/2012 à 14:59:
Les Banques "classiques" sont chargées en emprunts d'Etat (surtout depuis les nouvelles règlementation). C'est sensé être plus sur. Mais en cas de défaut (ex :Grèce), pas une n'y survivra si ça concerne un grand pays comme l'Italie par exemple.
Harpagon a écrit le 02/09/2012 à 14:17 :
Il serait intéressant de connaître les indemnités de départ et autres avantages négociés par Bernard Sevez en cas de départ. Juste pour savoir si Bercy est capable d'apprendre par l'expérience ou si nos hauts fonctionnaires font bizarrement toujours les mêmes erreurs. Mais Ms. Sevez et Sadoun sont peut-être issus des mêmes réseaux que les hauts fonctionnaires de Bercy ?
personne a écrit le 02/09/2012 à 14:10 :
Ca en fait des SMIC...
jjdasy a écrit le 02/09/2012 à 14:03 :
decidement toujours les memes....
LOL a écrit le 02/09/2012 à 13:58 :
Pas un mot sur le scandale Apolonia ? Quel est le degré d'implication des dirigeants dans cet immense scandale ?