Chez Aviva, on reclasse les salariés britanniques remplacés par des robots

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Près de 15 millions d'emplois britanniques seraient mis en péril par l'automatisation dans les années à venir, d'après une étude de la Bank of England réalisée en 2015.
Près de 15 millions d'emplois britanniques seraient mis en péril par l'automatisation dans les années à venir, d'après une étude de la Bank of England réalisée en 2015. (Crédits : Mohanraj Durairaj/Flickr)
La compagnie d'assurance Aviva va proposer à ses 16.000 employés britanniques un reclassement... s'ils admettent que leur emploi actuel pourrait être mieux réalisé par un robot.

Un robot ferait-il mieux que vous votre travail ? Alors il faudrait envisager un reclassement dès maintenant. C'est en substance l'annonce que s'apprête à faire Aviva, l'une des compagnies d'assurances les plus importantes au Royaume-Uni. L'entreprise va proposer à ses 16.000 employés britanniques un reclassement au sein du groupe, s'ils estiment que leurs taches actuelles peuvent être automatisées, a dévoilé dimanche The Times. Selon le quotidien, cette proposition serait une "première mondiale". Les postes les plus touchés seraient notamment les centres d'appel.

Les métiers de l'assurance sont listés parmi les plus facilement robotisables, d'après une étude de l'université d'Oxford, réalisée en 2013. Ce secteur aurait un risque d'automatisation à hauteur de 98%.

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15 millions d'emplois menacés au Royaume-Uni

Près de 15 millions de Britanniques pourraient voir leur emploi menacé par l'automatisation - soit près de la moitié des 31,8 millions de travailleurs, selon une étude de 2015 réalisée par la Banque d'Angleterre. Rappelant ces résultats, le gouverneur de la Banque centrale Mark Carney affirmait en décembre dernier : "Le défi fondamental est que, outre les grands avantages, chaque révolution technologique détruit sans pitié les emplois et les moyens de subsistance - et donc les identités - bien avant que de nouveaux débouchent émergent", rapporte le Guardian.

Dimanche, le gouvernement a annoncé un investissement de 17,3 millions de livres pour la recherche sur la robotique et l'intelligence artificielle dans les universités britanniques. Citant une étude du cabinet de conseil Accenture, le gouvernement estime que "l'intelligence artificielle pourrait rapporter 654 milliards de livres à l'économie britannique d'ici 2035".

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Commentaires
a écrit le 28/02/2017 à 10:02 :
"La compagnie d'assurance Aviva va proposer à ses 16.000 employés britanniques un reclassement... s'ils admettent que leur emploi actuel pourrait être mieux réalisé par un robot."

Merci beaucoup cette information incroyable et aberrante.

Signe de ce lien dominant/dominé qui caractérise parfaitement une société oligarchique, le vassal doit sans arrêt donner des signes de soumissions, doit exposé sa fragilité face aux possédants.

Au secours !
a écrit le 27/02/2017 à 19:49 :
D'autant plus robotisables qu'avec Face de Bouc et consorts, on va pouvoir déterminer les risques automatiquement. Exemple 1: le type qui a une photo avec un verre d'alcool à la main, on le classe dans la catégorie conducteur à haut risque. Exemple 2: la fille qui dit qu'elle s'esr rendue à la pharmacie pour acheter des médicaments, disons anticancer pour sa mère, on la classe dans les grands malades potentiels de par sa génétique. Et évidemment, on leur sert des primes d'assurance plus salées. En plus, on a plus à payer la commission du démarcheur :-)

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