Credit Suisse : la valeur de la dette hybride ramenée à zéro par le régulateur helvète
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La banque suisse a émis pour 16 milliards de francs suisses de dette hybride AT1.
Reuters
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La banque suisse a émis pour 16 milliards de francs suisses de dette hybride AT1.
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C'est la première épreuve du feu des obligations AT1. Et l'addition s'annonce salée. Le régulateur suisse FINMA (Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers) a décidé de ramener à zéro les obligations AT1 (Additional Tier 1) émises par Credit Suisse dans le cadre du rachat de la banque par le rival de toujours, UBS. La décision porte sur 16 milliards de francs suisses d'AT1 en valeur faciale.
« Le soutien exceptionnel de l'Etat déclenche un amortissement complet de la valeur nominale de tous les emprunts AT1 de Credit Suisse, et donc une augmentation des fonds propres de base », a justifié la FINMA dans son communiqué de dimanche. Une clause jugée par les investisseurs un peu radicale alors que les clauses régissant habituellement l'effacement de ce type de dette (défaut de capital, mécanisme de résolution prononcé...par le régulateur...) n'étaient pas remplies.
La pilule est d'autant plus difficile à avaler que les actionnaires de Credit Suisse s'en sortent finalement beaucoup mieux que les porteurs d'AT1 alors que leur sort devrait être équivalent en cas de problème. C'est d'ailleurs ce que n'a pas manqué de rappeler l'Autorité bancaire européenne (dont ne dépend pas les banques suisses) par un sec commentaire : « les actionnaires doivent prendre leurs pertes avant les porteurs d'obligations AT1 (« CET1 takes losses before AT1 debt »).
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« Cette annonce est importante », estime Marco Troiano, responsable des notations des institutions financières chez Scope Ratings. « La classe d'actifs AT1 est potentiellement confrontée à des risques existentiels, et la clarification des autorités européennes et britanniques selon laquelle elles considèrent toujours les AT1 comme prioritaires par rapport aux fonds propres est remarquable, bien qu'elles aient précisé qu'il ne s'agissait que d'un cas de résolution », ajoute-t-il.