Barclays choisit son nouveau président chez Rothschild

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John McFarlane prendra sa retraite le 2 mai 2019 à l'issue de l'assemblée générale annuelle de Barclays et cédera ainsi sa place à Nigel Higgins.
John McFarlane prendra sa retraite le 2 mai 2019 à l'issue de l'assemblée générale annuelle de Barclays et cédera ainsi sa place à Nigel Higgins. (Crédits : Siphiwe Sibeko)
La banque britannique a annoncé ce jeudi la nomination de Nigel Higgins, vice-président de la banque Rothschild, pour succéder à John McFarlane à la présidence du groupe bancaire britannique au printemps prochain.

Barclays s'est tourné vers Rothschild pour trouver son prochain président du conseil d'administration. Après quatre années de lourdes restructurations, ayant impliqué des suppressions d'emplois et la vente de nombreuses activités à l'international, John McFarlane va en effet céder sa place à l'actuel vice-président de la banque d'affaires, Nigel Higgins.

« Le conseil d'administration de Barclays a établi des critères exigeants pour la désignation d'un nouveau président, nécessitant un processus de recherche rigoureux et minutieux. Avec Nigel Higgins, nous avons trouvé un candidat idéal, qui réfléchit avec stratégie, qui possède une grande expérience internationale », a commenté Crawford Gillies, membre du conseil d'administration qui a dirigé le processus de nomination du nouveau président, cité dans un communiqué de la banque.

Nigel Higgins a effectué l'essentiel de sa carrière au sein de la prestigieuse banque, dans laquelle il évolue depuis 36 ans et dont il a été en 2010 le premier directeur général non issu de la famille Rothschild. La banque précise que John McFarlane prendra sa retraite le 2 mai 2019, comme prévu, à l'issue de l'assemblée générale annuelle des actionnaires de Barclays et sous réserve de l'obtention de l'aval des régulateurs financiers britannique.

Stratégie à définir

Âgé de 58 ans, Nigel Higgins a été nommé pour un mandat de trois ans renouvelables et rejoindra d'abord le conseil d'administration de Barclays en tant qu'administrateur non exécutif le 1er mars prochain. Sa nomination intervient à un moment délicat pour la banque qui est en pleine réflexion stratégique. La Banque Barclays, dont l'image a été ternie par le scandale du Libor, a été marquée par une lourde restructuration pendant le mandat de John McFarlane, engrangeant des milliers de suppressions d'emplois et la vente d'activités à l'international.

Lire aussi : En cédant la France, Barclays achève sa sortie des pays européens

En 2016, la banque britannique avait d'ailleurs souhaité se repositionner en tant qu'établissement transatlantique, en renforçant sa présence à Londres et à New York dans la banque de détail et la banque d'investissement. Selon le Financial Times, la banque britannique serait d'ailleurs déjà en train de faire de la concurrence à Goldman Sachs aux États-Unis, avec son projet de commercialisation de comptes courants par Internet. Par ailleurs, Barclays n'exclut pas l'idée de fusionner avec une banque rivale. Des rumeurs de rapprochement avec son homologue britannique Standard Chartered notamment avaient circulé en mai dernier.

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Commentaires
a écrit le 05/11/2018 à 9:50 :
Et nous en France on a élu un président par défaut
a écrit le 04/11/2018 à 9:55 :
Chez BPCE, on a aussi eu un président venu de Rotschild...mais on l'a rendu car une fois le ménage fait, un peu trop violemment souvent, on s'est rendu compte qu'il ne connaissait rien au développement. Couper la payroll, c'était son fort, mais faire des acquisitions, moins, on l'a eu dans le Fiodor...
a écrit le 03/11/2018 à 15:08 :
Nous aussi on a pris notre Président chez Rotschild !

Bon pour être totalement honnête avec vous, il ne nous donne pas toute satisfaction et malheureusement on a perdu le ticket de caisse donc on est obligé de le garder.

Le modèle semble avoir tellement de défauts qu'on ne voudrait même pas d'un échange standard.

Donc, on vous souhaite bonne chance!
a écrit le 02/11/2018 à 17:56 :
Information importante.

Il faudrait quand même que l'oligarchie française, car je suppose que ce sont les Roro de France, enfin que dis-je, d'Europe voyons !, dont on parle, cherche des ambitions un peu plus ambitieuses parce que quel profond ennui cette économie de rentier.

Aux états unis les Gafa, en europe les banques et c'est Wall Street qui donne pourtant sans cesse le "la", cherchez l'erreur... -_-

Vite un frexit, il est temps de mettre en difficulté notre oligarchie qui s'est totalement endormie sur sa rente néolibérale européenne et qui du coup est à l'agonie dans la concurrence économique.

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