Dexia pourrait voir sa garantie temporaire relevée de 10 milliards d'euros
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Dexia pourrait avoir droit à une garantie publique d'urgence de 55 milliards d'euros au lieu des 45 milliards prévus. France, Belgique et Luxembourg se sont accordés sur ce point. Une décision qu'auraient pris le ministre français des Finances, Pierre Moscovici, et son homologue belge, Steven Vanackere, selon l'édition de ce mercredi du quotidien belge Le Soir. Une information confirmée à l'agence Belga par Steven Vanackere. Ce dernier indique en outre que la Commission européenne - qui doit donner son autorisation - donnera sa décision cette semaine.
A la fin de l'année dernière, les trois Etats sétaient mis d'accord pour garantir le financement de la banque franco-belge à hauteur de 90 milliards d'euros le temps de mener le démantèlement à son terme. Mais, face à l'urgence de la situation, ils ont décidé d'apporter temporairement la moitié de cette somme, soit 45 millions d'euros en garantie, afin qu'elle puisse emprunter pour des durées allant jusqu'à 3 ans sur les marchés. Cette garantie a vu sa durée prolongée jusqu'à fin septembre, grâce au feu vert de la Commission européenne la semaine dernière. Et puisqu'un accord en ce sens vient d'être trouvé, peut-être cette somme sera-t-elle relevée à 55 millions d'euros.
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La Belgique est la première garante de la banque (60,5%) suivie de la France (36,5%) et du Luxembourg (3%). Mais le gouvernement belge réclame que sa participation au plan d'aide soit réduite ainsi qu'un contrôle opérationnel de l'établissement. Or, Dexia subit encore de plein fouet les conséquences son démantèlement. En février, elle annonçait une perte annuelle de 11,6 milliards d'euros pour 2011, et de 431 millions d'euros pour les trois premiers mois de l'année 2012. L'établissement s'emploie pourtant à céder certains de ses actifs, comme sa filiale en Turquie Denizbank qui pourrait être vendu à la banque russe Sberbank. Toutefois, la banque ne dispose pas des capitaux nécessaires en échange des taux d'intérêt exigés par les Etats pour leurs garanties. Une situation qui rend cruciales les négociations avec la Commission européenne qui doit encore approuver le plan global de démantèlement.
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