Guillaume Faury ne révolutionne pas le comité exécutif d'Airbus

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Guillaume Faury nomme deux femmes au comité exécutif d'Airbus
Guillaume Faury nomme deux femmes au comité exécutif d'Airbus (Crédits : Airbus)
Pour sa première décision en tant que nouveau président exécutif d'Airbus, Guillaume Faury s'inscrit dans les pas de Tom Enders. La surprise du nouveau comité exécutif d'Airbus est Julie Kitcher, l'ancienne responsable des relations avec les investisseurs dotée aujourd'hui de super-pouvoirs au sein du groupe européen.

"Un nouveau chapitre d'Airbus s'ouvre en 2019", a estimé mercredi lors de l'assemblée générale des actionnaires d'Airbus, Guillaume Faury, nommé dans la foulée président exécutif par le conseil d'administration du constructeur européen. "Nous exploiterons les nouvelles technologies numériques pour optimiser notre système industriel et ouvrir de nouveaux débouchés commerciaux, tout en donnant la priorité à la satisfaction client", a-t-il expliqué dans un communiqué, présentant le nouveau comité exécutif.

"Notre industrie connaît une période de mutation exceptionnelle et nous devons préparer Airbus à saisir les opportunités et à affronter les défis à venir. Notre esprit pionnier nous permet de nous appuyer sur nos succès passés pour préparer l'Airbus de demain afin de mieux servir nos clients, d'améliorer notre compétitivité et croître de façon durable", a assuré Guillaume Faury.

Un nouveau chapitre qui s'ouvre pour Airbus avec une équipe mixte choisie autant par Guillaume Faury que son prédécesseur, Tom Enders. Les nouveaux arrivants sont au nombre de trois : Dominik Asam, directeur financier, qui remplace Harald Wilhelm parti chez Daimler, Jean-Brice Dumont, vice-président directeur de l'ingénierie et Julie Kitcher, nommé vice-présidente directrice, en charge de la communication et des affaires générales. Ils vont côtoyer des "anciens" choisis par Tom Enders au sein du comité exécutif comme le directeur des ressources humaines Thierry Baril (depuis juin 2012), qui apparaît indéboulonnable, ou encore John Harrison (depuis juin 2015), General Counsel, en charge des affaires de conformité, et, enfin, Dirk Hoke (depuis avril 2016), patron de la branche défense et espace. En revanche, le patron des achats, Klaus Richter, disparaît du comité exécutif.

Julie Kitcher touche le gros lot

La surprise de Guillaume Faury est donc Julie Kitcher, qui sera doté de super-pouvoirs au sein d'Airbus. C'est incontestablement la grande gagnante de ce mouvement. Mariée et mère de deux enfants, cette anglaise dirigera toutes les activités de communication externes et internes. Mais ce n'est pas tout. Car celle qui n'était qu'en charge jusqu'ici des relations avec les investisseurs entre 2015 et 2019 va également superviser et coordonner la transformation d'Airbus. Ce qui n'est pas rien au regard du grand chantier de la digitalisation d'Airbus. Sa mission inclut par ailleurs les activités sensibles de l'audit mais aussi de la gestion de la performance et des affaires environnementales. Enfin, cerise sur le gâteau, elle sera chef de cabinet de Guillaume Faury. Très clairement, elle a la confiance du nouveau président exécutif d'Airbus.

Enfin, le PDG d'Airbus Helicopters, Bruno Even (depuis avril 2018), le responsable des programmes et des Services, Philippe Mhun (depuis janvier 2019), le patron commercial Christian Scherer (depuis septembre 2018), le directeur des opérations, Michael Schöllhorn (depuis février 2019), et, enfin, la directrice technique Grazia Vittadini (depuis mai 2018), complètent le premier comité exécutif de Guillaume Faury. Soit deux femmes sur douze membres.

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Commentaires
a écrit le 11/04/2019 à 18:19 :
Inutile de dire "feutre et continuité" à tete d'Airbus, en sortant Klauss Richter du CE d'airbus, Guillaume F. a retourné la table, sortir cet homme incontournable pour 70% de la valeurs des airbus est juste une amabilité peu courtoise et peu comprehensible pour qui connait la personnalité et le professionalisme de l'évincé, on assiste plutôt à la sortie en règle d'un prétendant potentiel en capacité de prendre le controle.

Pour le reste, sans vision et toujours la meme équipe au manche, on se demande bien dans quelle direction vont ils aller...

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