Un drone autonome volant à 40 mètres au-dessus de la Seine pour tenter de sauver des personnes tombées dans la Seine en larguant une bouée le plus vite possible. C'était le pari fou que s'était lancée à l'été 2021 la Brigade de sapeurs-pompiers de Paris (BSPP), et plus particulièrement le Bureau études et prospective de la BSPP. Un pari qui était loin d'être gagné en raison des sésames de survol de la capitale extrêmement difficiles à obtenir de la Préfecture de Paris pour des raisons de sécurité au-dessus d'une zone densément peuplée. Surtout pour un drone autonome (c'est-à-dire non téléopéré et hors vue). Ce pari est finalement en passe d'être gagné par la BSPP à quelques mois de plusieurs événements d'envergure mondiale organisés à Paris, dont la Coupe du monde de rugby (septembre 2023) puis les Jeux Olympiques (juillet-août 2024).
C'est désormais aux autorités réglementaires d'accorder un feu vert à un déploiement opérationnel du drone Skeyetech, développé par Azur Drones et dopé à l'intelligence artificielle (IA), en vue de sécuriser par la BSPP les 11 kilomètres de berges de la Seine bordant Paris. Doté d'une autonomie de 30 minutes et volant à plus de 50 km à l'heure, ce drone a passé avec succès la phase d'expérimentation de trois semaines, supervisée par la préfecture de Paris et la Direction générale de l'Aviation civile (DGAC), chargée de réglementer et de superviser la sécurité aérienne. Haropa (port de paris), les voies navigables de France et l'hôpital Lariboisière, équipé d'un héliport, ont par ailleurs donné leur feu vert à cette expérimentation.