Pourquoi les pays de l'OTAN boudent le programme ACCS de Thales et Raytheon
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Thales et Raytheon ont livré à l'OTAN le système ACCS avec quinze ans de retard environ
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Thales et Raytheon ont livré à l'OTAN le système ACCS avec quinze ans de retard environ
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Enfin... ThalesRaytheonSystems (TRS), la filiale commune entre Thales et l'américain Raytheon Technologies (50/50), a livré à l'OTAN le programme ACCS (pour Système de commandement et de contrôle aériens) plus de vingt ans après avoir été lancé (1999), selon des sources concordantes. « On a fait le job, le système fonctionne », souligne-t-on sobrement chez Thales. Ainsi, TRS a présenté du 10 au 12 octobre le programme ACCS avec le logiciel validé au Joint Air Power Competency Center (JAPCC), le centre d'excellence de l'OTAN sur les questions de puissance aérienne et spatiale. Cette présentation a démontré que le programme est disponible et prêt à être déployé dans la structure de commandement de l'OTAN et dans les pays de l'Alliance qui souhaitent adopter cette solution. La dernière version d'ACCS est fonctionnelle, confirme-t-on à La Tribune.
Mais voilà il y a un problème. Un gros problème. A
ujourd'hui la majorité des pays européens membres de l'OTAN, lassés d'attendre un système en retard depuis quinze ans et dont le coût de développement a doublé (plus de 3 milliards d'euros), ne veulent plus de ce système. Depuis plus de cinq ans, certains pays ont montré leur irritation sur le retard des industriels. Les agences de l'OTAN ont pourtant estimé que le logiciel, qui avait passé tous les jalons, fonctionnait. Pour autant, les réunions à l'OTAN restent très houleuses sur ce sujet. « Peu importe finalement le succès du logiciel », souligne-t-on. Car le passif est lourd : de grandes salles de contrôle de plusieurs centaines de mètres carrés avec du matériel resté sous blister n'ont jamais fonctionné en raison des retards industriels.
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, avait expliqué en mars 2021 le secrétaire général de l'OTAN, Jens Stoltenberg. Soutenu par la France, qui a fini par s'isoler sur ce dossier, le système ACCS, qui a nécessité l'écriture de 14 millions de lignes de codes, a été décrit comme le projet logiciel le plus complexe jamais imaginé.