La justice donne un coup de frein à la restructuration de PSA

La cour d'appel de Paris a suspendu ce mardi le plan de restructuration chez PSA, qui prévoit 8.000 suppressions de postes, comme le demandait la CGT.
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La cour d'appel de Paris a suspendu ce mardi le plan de restructuration chez PSA, qui prévoit 8.000 suppressions de postes, comme le demandait la CGT de Faurecia, filiale éqquipementière (à 57%) du groupe automobile, a-t-on appris auprès de l'avocat des salariés, Maître Fiodor Rilov. La CGT affirmait que la direction n'avait pas rempli ses obligations d'information à l'égard des instances de représentation du personnel, notamment son comité d'entreprise européen, en présentant son plan de restructuration.

"Round" de négociations

Un nouveau "round" de négociations a débuté ce mardi chez les deux constructeurs automobiles français. Au siège de PSA à Paris, une réunion est en cours sur le plan de sauvegarde de l'emploi prévu notamment à Rennes et Aulnay, qui doit fermer en 2014. Jean-Pierre Mercier (CGT) a indiqué que 444 salariés se sont déclarés grévistes à Aulnay et qu'un rassemblement était prévu devant le siège du groupe, avenue de la Grande-Armée à Paris, en fin de matinée. Chez Renault, ce sont les négociations pour un plan de compétitivité qui se tiennent. A l'usine de Douai (Nord), des débrayages étaient d'ailleurs en cours mardi matin à l'appel des syndicats FO, CGT et SUD, pour protester contre le projet d'accord.

Structure de coûts défavorable

Les très faibles marges opérationnelles réalisées par Renault et PSA les années où ils gagnent de l'argent (5,2% pour Renault en 2004), par rapport à celles des constructeurs allemands (11,5% pour BMW ou Audi), japonais ou coréens, prouvent la faiblesse intrinsèque de la structure de coûts des constructeurs français.  Renault comme PSA se sont spécialisés progressivement, de facto, dans les voitures petites ou compactes. Une spécialisation dictée notamment par la discrimination fiscale à l'encontre du haut de gamme pratiquée traditionnellement par les pouvoirs publics français, qui a n'a pas aidé les "gros" modèles des deux groupes tricolores. Or, dans les petites voitures et les compactes, un créneau archi-concurrentiel, le facteur prix est déterminant dans l'acte d'achat. Ce qui évidemment rogbne les marges

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Commentaires 14
à écrit le 30/01/2013 à 20:07
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ça bug La Tribune ou vous avez mis la surmultipliée question censure?

à écrit le 30/01/2013 à 10:32
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c'est dommage que le communiqué de PSA ne soit pas repris dans l'article parce qu'il éclaire bien la question

à écrit le 29/01/2013 à 17:31
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Communiqué officiel PSA : L?arrêt de la Cour d?Appel de Paris rendu le 28 janvier 2013 réforme un jugement du Tribunal de Grande Instance de Paris du 25 septembre 2012 qui avait rejeté les demandes des syndicats CGT de Faurecia Intérieurs Industries....

à écrit le 29/01/2013 à 17:03
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Article erroné rien à voir avec la branche automobile, la restructuration se poursuit

à écrit le 29/01/2013 à 13:21
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Le plan social sera donc retardé pour des raisons procédurières : c'est malheureux pour les salariés concernés, mais tout ce que la CGT mérite, c'est que le plan social passe à 9.000 ou 10.000 postes, puisqu'il y a urgence pour la trésorerie de l'ent...

à écrit le 29/01/2013 à 13:06
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et que fait notre gouvernement bêtement il attend que les entreprises déposent le bilan

le 29/01/2013 à 15:33
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montebourde, la cgt et la justice se liguent pour détruire PSA. Bravo !

le 29/01/2013 à 15:37
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mais non ! il favorise les dépôts de bilan !

le 31/01/2013 à 7:14
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mais non le gouvernement aide RENAULT à ouvrir une usine en Algérie !!!

à écrit le 29/01/2013 à 13:04
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il n'y a pas besoin de concurents pour détruire nos industries, la cgt s'en occupe.

le 29/01/2013 à 14:43
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+1

à écrit le 29/01/2013 à 13:04
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Si c'est la justice qui doit décider si une entreprise peut licencier ou pas, on est mal parti : effondrement total de l'économie française, chômage à l'espagnole, dette à la grecque?merci le gouvernement zéro !

à écrit le 29/01/2013 à 12:16
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Cela ne fera qu' augmenter les pertes de l' entreprise et dissuader les entreprises étrangères de venir s' installer en France. Bon courage aux futurs chômeurs.

le 29/01/2013 à 12:37
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Chômeur oui, mais chômeur CGTiste!

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