Incroyable ! Ryanair plie sous la pression des pilotes et se met à accepter leurs syndicats

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(Crédits : Ints Kalnins)
Pour éviter une première grève historique de ses pilotes, la compagnie à bas coûts a annoncé qu'elle allait reconnaître les syndicats de pilotes dans l'entreprise.

C'est une victoire historique pour les pilotes de Ryanair. La compagnie aérienne à bas coûts irlandaise accepte, près de 30 ans après sa transformation en compagnie low-cost, de reconnaître les syndicats de pilotes pour éviter une grève prévue ce vendredi après-midi en Italie et le 20 décembre en Irlande et au Portugal. Une décision historique pour éviter une autre décision historique, celle des pilotes de faire grève pour la première fois.


« Les vols de Noël sont très importants pour nos clients et nous souhaitons éviter toute préoccupation ou inquiétude quant à une éventuelle perturbation par une action industrielle des pilotes la semaine prochaine. Si la meilleure façon d'y arriver est de parler à nos pilotes grâce à un processus syndical reconnu, alors nous sommes prêts à le faire et nous avons écrit aujourd'hui à ces syndicats pour les inviter à discuter dans le but de les reconnaître et pour leur demander d'annuler leurs menaces d'actions industrielles prévues pour la semaine de Noël. Reconnaître les syndicats sera un changement important pour Ryanair, mais nous avons déjà initié des changements radicaux, plus récemment lorsque nous avons lancé Ryanair Labs et notre programme d'amélioration du service à la clientèle Always Getting Better, qui a connu un grand succès depuis 2013.», a déclaré Michael O'Leary, le directeur général de Ryanair.

Les pilotes italiens suspendent leur grève

Ce dernier a dû s'étrangler. Michael O'Leary déteste les syndicats qui selon lui plombent les grandes compagnies historiques. Il a en effet souvent invoqué le poids des syndicats pour expliquer des difficultés des transporteurs traditionnels se réformer. Notamment Air France. Du coup, le refus des syndicats a été l'un des fondements du modèle social de la compagnie aérienne.

Dans la foulée, les pilotes italiens ont annoncé la suspension de leur grève prévue ce vendredi après-midi. L'Association nationale des pilotes de l'aviation civile (Anpac) a salué "un premier pas très important", résultat selon elle de "la cohésion dont a fait preuve le personnel, la solidarité exprimée par les organisations professionnelles européennes et les prises de positions dures" des responsables politiques italiens pour défendre le droit de grève.

Les pilotes veulent la même chose pour les assistants de vol

L'Anpac a également demandé qu'il en soit fait de même pour la catégorie des assistants de vol, également très représentée en Italie". Cette distinction entre les catégories de personnel a d'ailleurs poussé le syndicat italien des transports Fit-Cisl à accueillir beaucoup plus froidement la proposition de la compagnie.

"Ryanair est une entreprise qui fonctionne grâce à tous ses employés, pilotes, assistants de vol et ingénieurs, il n'est pas pensable de dialoguer avec seulement une partie d'entre eux", a déclaré dans un communiqué Antonio Piras, secrétaire général du syndicat Fit-Cisl.

"Cela fait des années que nous dénonçons les conditions de travail chez Ryanair (... qui) a cru pouvoir fonctionner en ignorant les droits de ses employés et maintenant, face à l'évidence de la réalité, commence à ouvrir les yeux", a-t-il ajouté.
"La compagnie irlandaise sous-paie ses assistants de vol (...). Elle les oblige aussi à se payer eux-mêmes les cours de formation obligatoires pour respecter la loi, les uniformes, l'eau, les repas...", a-t-il insisté.

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Commentaires
a écrit le 17/12/2017 à 15:02 :
Le plus frappant est le titre : incroyable...!
Incroyable que les employés découvrent qu'ils sont indispensables ?
Incroyable que l'on découvre dans un monde à pensée unique discréditant l'action syndicale que ces syndicats sont des facteurs d'ordre dans la société et non de chaos comme leurs détracteurs veulent systématiquement l'affirmer ?
Ce qui est incroyable c'est la cécité du libéralisme anglo-saxon qui pense qu'il peut obtenir pour toujours , plus de ses employés en les brutalisant et en leur témoignant un mépris maintes fois réitéré ( voir les citations de MOL sur ses pilotes ...)
Ce conflit risque de prendre de l'ampleur et pourrait avoir quelques conséquences inattendues. Wait and see... ( traduction perso: attendons pour voir)
Réponse de le 17/12/2017 à 17:19 :
Comme le répétait Ramonet, il faut penser l'impensable!
a écrit le 16/12/2017 à 20:15 :
Article non signé, qui comprend plusieurs contresens liés à une traduction depuis l’anglais en mot à mot (« action industrielle, assistant de vol »), on est dans l’écriture automatique ? S’agit-il d’un article aspiré sur un site anglophone et traduit par une machine, puis publié sans relecture ?
Si un humain a écrit ou relu l’article, je l’invite à faire preuve de bon sens quand il utilise google translate. Pas besoin d’être billingue pour s’apercevoir qu’industrial action se traduit par mouvement social et non action industrielle !
a écrit le 16/12/2017 à 15:21 :
Ryanair a peut-être compris qu'elle devait faire profil bas: les déclarations fracassantes, l’absence de dialogue social, la suspicion de fraude fiscale, sans changement d'attitude, tout cela ne pouvait que mal se terminer.
Ryanair a peut-être médité sur le cas UBER.
a écrit le 16/12/2017 à 14:56 :
Assistant de vol ? C’est la traduction Google de flight attendant ?
a écrit le 15/12/2017 à 15:05 :
RyanAIr est pragmatique car me^me si cette compagnie est le 1er transporteur d'Europe,il ya trop de concurrence de nos jours pour trouver des pilotes donc elle doit céder même si elle déteste les syndicats.
a écrit le 15/12/2017 à 15:02 :
"Industrial action" dans le communiqué publié sur Ryanair se traduit par "action syndicale"... Attention aux traductions Google translate !
a écrit le 15/12/2017 à 14:06 :
La politique esclavagiste salariale butte sur la réalité, on ne peut pas traiter sans arrêt les gens comme des chiens sans risquer de se faire mordre.

Si l'UE ne validait pas les esclaves roumains, polonais, moldaves et autres on pourrait penser que peut-être les actionnaires milliardaires ont compris mais hélas cela semble bien trop tôt pour être ne serait-ce qu'un minimum optimiste.

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