
La décarbonation de l'économie avance, sur l'eau aussi. Dans son objectif d'être le premier port 100% électrique en France, le GPMM poursuit l'électrification des bateaux à quai, une innovation débutée à Marseille, avec Enedis en partenaire. Objectif : alimenter tous les quais en électricité à horizon 2025.
Arrêter les moteurs des bateaux à quai
Habituellement « les bateaux arrêtés aux ports sont obligés de faire tourner leurs moteurs diesel s'ils veulent avoir de l'électricité à bord. Cela dégage beaucoup de Co2 mais aussi d'autres gaz comme du soufre ce qui n'est pas souhaitable », a déclaré ce vendredi Marianne Laigneau, présidente du directoire d'Enedis, au micro de La Tribune aux Rencontres économiques d'Aix-en-Provence.
Un objectif, ajouté aux projets industriels décarbonés prévus pour s'installer dans le périmètre du Grand Port, qui exige un investissement à la hauteur.
« Nous avons mis dix millions d'euros sur la table aux côtés de la Région et des autres partenaires car cela demande de transporter une très grande puissance électrique », a-t-elle ajouté.
Tous les ferries raccordés au réseau de la ville
Pour le moment, Enedis compte une « petite demi-douzaine de quais raccordés auxquels les bateaux peuvent se connecter en 20 minutes ». Le vrai défi, par ailleurs très attendu, concerne le raccordement des bateaux de croisières, ces paquebots montrés du doigt pour leur panache noir qui s'élève dans le ciel et pollue l'atmosphère. Une électrification qui devrait s'établir dans les prochains mois selon le calendrier prévu.
Une initiative qui donne envie à d'autres car « il y a 5 ans, personne ne nous demandait cela et aujourd'hui nous avons des demandes dans d'autres ports que celui de Marseille », affirme la présidente du directoire du gestionnaire qui dit recruter 3.000 nouveaux employés chaque année, pour atteindre ces objectifs.
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