Comment la Fed veut forcer les banques à augmenter leurs fonds propres

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Certaines banques ont inclus des augmentations de capital dans leurs plans capitalistiques, mais mais ne se sont pas exécutées, s'est ainsi plaint la banque centrale américaine, sans indiquer quelles étaient ces banques. | Reuters
Certaines banques ont "inclus des augmentations de capital dans leurs plans capitalistiques, mais mais ne se sont pas exécutées", s'est ainsi plaint la banque centrale américaine, sans indiquer quelles étaient ces banques. | Reuters (Crédits : reuters.com)
La Fed envisage de conditionner la distribution de dividendes et le rachat d'actions par les banques au respect de leurs engagements en matière de fonds propres.

Taper dans le portefeuille des actionnaires des banques. C'est ce qu'envisage de faire la Fed, la banque centrale américaine, afin de forcer les plus grands prêteurs du pays à remplir leurs engagements en matière de fonds propres, dans le cadre d'une série de modifications apportées aux tests de résistance auxquels elle les soumet chaque année.

Contraindre les banques à respecter leurs engagements

Précisément, elle envisage désormais d'empêcher les institutions financières d'augmenter les dividendes ou de racheter des actions si elles ne se conforment pas aux augmentations de capital promises suite à ses tests de résistance.

De fait certaines banques ont "inclus des augmentations de capital dans leurs plans capitalistiques, mais ne se sont pas exécutées", s'est ainsi plaint la banque centrale américaine, sans indiquer quelles étaient ces banques.

Si la proposition devient réalité, le rejet de la demande d'autorisation à la Fed d'augmenter les dividendes sera automatique. Et les actionnaires, s'ils veulent voir leur rémunération progresser, n'auront d'autre choix que d'accepter, voire d'encourager les augmentations de capital.

Les banques américaines sous l'oeil de la Fed

Depuis la crise financière de 2008, suite à l'éclatement de la bulle des subprimes et à la chute de Lehman Brothers, les banques opérant aux États-Unis sont sous contrôle de la Fed en sa qualité de régulateur bancaire. Elles doivent notamment demander à la banque des banques américaines une autorisation avant de rémunérer leurs actionnaires.

Dans le même cadre, elles doivent aussi lui soumettre des plans en matière de capital dans lesquels doit être précisé si elles comptent payer des dividendes, racheter des actions ou encore lever des fonds via l'émission de nouveaux titres.

L'enjeu de ces contrôles annuels est majeur pour le système bancaire américain et les implications sont réelles. Lors des derniers tests, la Fed avait rejeté les plan capitalistiques de grandes banques telles que Citigroup Inc. et Bank of America Corp, qui ont du depuis revoir leurs copies.

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Commentaires
a écrit le 14/06/2014 à 22:22 :
Plus la distribution de dividendes sera compromise et moins les actionnaires investiront dans la banque, donc plus elle aura de mal à augmenter ses fonds propres et plus elle diminuera son encours de prêts pour atteindre le ratio demandé...
a écrit le 14/06/2014 à 9:27 :
Par contre, les autorités américaines se proposent des réduire les dfonds propres des concurrents étrangers tels que BNP PAribas en les rackettant grâce à des amendes disproportionnées ! Si cela n'est as du protectionnisme, dites-moi ce que c'est. En prime, cela aidera à réduire le déficit US et augmentera celui de la France (absence de revenus sur l'impôt sur les bénéfices de BNP Paribas) et comme cela on hurlera contre la France à propos de son déficit budgétaire ! Bien joué !
a écrit le 13/06/2014 à 12:04 :
C'est insensé qu'il faille les "forcer"... Un bon retrait de la licence et c'est terminé. Quand on est incapable de respecter les règles de bon sens, on arrête la banque et on va bosser à mcdo ou livrer des pizza. Quand on est dans la banque on n'a aucun droit à déviance, vu les impacts sur l'économie.

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