Employée giflée au Crédit Mutuel : son licenciement suspendu

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Il y a deux ans, Stéphanie, conseillère accueil d'une caisse locale dans la région de Metz, a reçu une claque par le responsable commercial de ce point de vente raconte la CGT. En arrêt maladie pendant deux ans, la salariée a été déclarée inapte à reprendre un poste dans la caisse locale où elle travaillait.
"Il y a deux ans, Stéphanie, conseillère accueil d'une caisse locale dans la région de Metz, a reçu une claque par le responsable commercial de ce point de vente" raconte la CGT. En arrêt maladie pendant deux ans, la salariée a été déclarée inapte à reprendre un poste dans la caisse locale où elle travaillait. (Crédits : CIC)
Le conseil des prud'hommes de Metz a contraint la banque de suspendre une procédure de licenciement engagée contre une salariée placée en arrêt maladie pendant deux ans après avoir reçu une gifle d'un supérieur hiérarchique en juillet 2015.

Le conseil des prud'hommes de Metz a contraint jeudi le Crédit Mutuel à suspendre une procédure de licenciement engagée à l'encontre d'une salariée en arrêt maladie pendant deux ans après avoir été giflée par un supérieur. La banque n'avait pas trouvé de solution de reclassement et argumenté qu'elle n'avait pas d'obligation de la reclasser. Statuant en référé, le conseil des prud'hommes a reconnu "l'existence d'un trouble manifestement illicite et d'un dommage immédiat" et a interdit la poursuite du licenciement tout en ordonnant "l'exécution du contrat de travail dans les 96 heures sous peine d'une astreinte de 500 euros par heure de retard".

Le syndicat CGT avait accompagné la salariée, Stéphanie, à son entretien préalable au licenciement mardi et au tribunal des prud'hommes de Metz jeudi. Agée de 35 ans, la salariée avait été embauchée dans le groupe Crédit mutuel-CIC en 2006.

"Il y a deux ans, Stéphanie, conseillère accueil d'une caisse locale dans la région de Metz, a reçu une claque par le responsable commercial de ce point de vente" raconte le syndicat. "Choquée par cet événement, Stéphanie est placée en arrêt de travail et s'en suit une longue période de désarroi" poursuit-il.

Une "double peine"

La salariée a été placée en arrêt maladie pendant deux ans. En septembre, le médecin du travail l'a déclarée inapte à reprendre un poste dans la caisse locale où elle travaillait et a préconisé son reclassement. Deux postes lui ont été proposés en octobre. Elle avait accepté celui de conseiller banque-assurance et devait avoir un entretien avec les ressources humaines. Mais elle a reçu fin novembre un courrier lui signifiant que sa candidature était rejetée, puis une lettre l'informant que "les recherches de reclassement n'ont pas permis de trouver un poste, donc une procédure de licenciement est engagée".

"Le Crédit Mutuel, par l'intermédiaire de son président, la menace de licenciement alors que l'auteur des faits, muté est lui toujours en activité ! C'est la double peine pour la salariée !" dénonce le syndicat qui a lancé une pétition adressée au président, Nicolas Théry, qui a recueilli plus de 1.550 signatures.

L'avocat de la plaignante, Me Pierre Vignal, a fait valoir que la banque se déchargeait de sa responsabilité d'employeur. Le conseil du GIE Crédit mutuel-CIC service, Me Sébastien Bender, a rétorqué, selon l'AFP :

"L'employeur a une obligation de chercher à reclasser, il n'a pas d'obligation de reclasser. Une offre de contrat ne vaut pas contrat, ce n'est pas une promesse de contrat." Il a ajouté que la caisse locale du Crédit mutuel étant "autonome, il n'y a pas de lien de groupe au sens du contrat de travail."

Le conseil des prud'hommes de Metz a estimé que la section des référés était incompétente pour trancher cette affaire, eu égard au "nombre d'incohérences" de la procédure.

(avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 24/12/2017 à 9:53 :
Je suis tout de même extrêmement étonné d'une telle situation. Parce que pour une gifle, deux ans d'arrêt de travail. "Elle pouvait porter plainte pour coups et blessures". Le médecin qui refait le certificat n'a pas été "ennuyé par la SS et le médecin contrôleur de la SS n'a pas remis en cause la situation ? En septembre, le médecin du travail l'a déclarée inapte à reprendre un poste ? Alors, là, les bras m'en tombent. Je pense que derrière cette situation "subit", il y a de la manipulation syndicale. Posez la question autour de vous et chercher des situations aussi délirantes ? Où alors, il y a le laxisme de la caisse ?
a écrit le 23/12/2017 à 17:02 :
Le Crédit Mutuel aurait dû virer sur le champ le "donneur de claques". En d'autres temps où le "machin truc politiquement correct" n'avait pas cours, le compte du "donneur de claques" aurait été réglé autrement... d'autant plus que la victime est une femme.
a écrit le 23/12/2017 à 15:48 :
La violence est inexcusable et intolérable
Il faut «  l’impartialite« 
Soit viré les 2 salariés pour cause de conflit a l’entreprise.
Soit muter les 2 sans qu’ils se croisent jamais.
Soit une conciliation : impossible car il y a «  un acte de violence »
Pénalement c’est un délit
Qui semble «  couvert » par l’entreprise.
a écrit le 22/12/2017 à 16:49 :
bonjour,
j aimerais ramener vos propos dans le monde réel , ce ne sont ni les politiques ni les employeurs qui décident des arrêts de travail mais les médecins ... un peu de bons sens .
a écrit le 22/12/2017 à 13:41 :
Une gifle? Discrimination flagrante et abus de pouvoir violent.
2 ans d'arrêt de travail??? Je voudrai bien en savoir plus.
a écrit le 22/12/2017 à 13:39 :
En arrêt maladie pendant deux ans pour une gifle ! Les Prud'hommes devraient reprendre leurs esprits et remettre les pieds sur terre. L'affaire relève du pénal, avec une amende de plusieurs milliers d'euros.
a écrit le 22/12/2017 à 12:43 :
S'ils traitent comme ça une employée, imaginez ce qui arrive à un client mécontent...
a écrit le 22/12/2017 à 12:37 :
Un baffe, 2 ans d'arret maladie ... et c'est vous tous qui payez via vos cotisations dont vous ne reverrez pas la couleur.
Vous a votez socialiste ? Admirez votre oeuvre.
Réponse de le 22/12/2017 à 13:32 :
Bah la droite n'aurait jamais non plus condamné la banque à payer, aucun politicien n'a le pouvoir de condamner une banque à payer vu que ce sont les banques qui dirigent le monde.

Votre commentaire est de mauvaise foi, voyez vous un sarkozy ou un Wauquiez condamner le crédit mutuel à rembourser les dégâts qu'il a causé ?

Même Mélenchon se serait écrasé...
a écrit le 22/12/2017 à 9:09 :
Bizarrement LA CGT n'a pas défendu le supérieur hiérarchique pour éviter sa mutation ? c'est pourtant un salarié comme elle ?
a écrit le 22/12/2017 à 9:09 :
Bizarrement LA CGT n'a pas défendu le supérieur hiérarchique pour éviter sa mutation ? c'est pourtant un salarié comme elle ?
a écrit le 22/12/2017 à 9:06 :
L'histoire n'est pas claire.
Comment une personne qui donne une gifle à une subordonnée peut-elle être conservée dans l'entreprise ? C'est Germinal.
Cordialement
a écrit le 22/12/2017 à 8:56 :
Une baffe !? 2 ans d'arret maladie?
Réponse de le 22/12/2017 à 10:08 :
Une blague.. même si une claque n'a jamais de raison d'être.. Condamner le claqueur à 2000 euros d'indemnités pour préjudice moral, et on classe l'affaire..(perso, j'accepte toute claque pour 2000 euros..).
Réponse de le 22/12/2017 à 11:04 :
En effet le contribuable n'a pas à indemniser les dégâts causés par une multinationale qui a largement les moyens de les payer. Cette entreprise aurait du se prendre une énorme amende dont la moitié pour la victime et l'autre pour l'état, c'est au coupable à donner des sous à l'état et non à l'état à indemniser le coupable bon sang !

Individualisation des gains et socialisation des pertes cela ne peut pas fonctionner.

Arrêtons cette subvention honteuse et permanente des propriétaires de production.
a écrit le 22/12/2017 à 7:59 :
Une baffe et 2 ans payé par la sécu mais on se fout de qui ???
Il aurait mieux fallu qu’elle touche un beau chèque (suite au préjudice moral) et trouve un autre job avec des collègues plus humains

La c’est encore la sécu qui a payé, c’est une honte
a écrit le 21/12/2017 à 22:04 :
Deux ans pour une giffle...
a écrit le 21/12/2017 à 19:41 :
la CGT sert quand même bien les salariés de temps en temps!!!
a écrit le 21/12/2017 à 17:56 :
1550 genereuses ames syndiquees plaquees dans la fonction publique ont signe la petition?
ils n'ont pas signe de petition quand le chauffeur de blondel, haut defenseur moral de gauche de la veuve, de l'orphelin, et des interets des syndicats, s'est suicide, si?
greve de plaisanterie, etre reintegree a ce niveau, elle va vivre l'enfer, elle aurait mieux fait de se faire virer
Réponse de le 22/12/2017 à 6:42 :
Donc, ça vous plairait d'être giflé, a fortiori dans le cadre de votre travail ? Et pourquoi pas un coup de poing ?
Réponse de le 22/12/2017 à 10:17 :
Ah, les salariés du Crédit Mutuel seraient des fonctionnaires? Première nouvelle...
Vous en dites souvent des âneries pareilles?
Au moins ça a le mérite de positionner d'entrée la crédibilité du discours...
a écrit le 21/12/2017 à 17:39 :
S'ils font çà à leur personnel, je ne veux même pas penser à ce qui arrive aux clients mécontents dans cette agence.
a écrit le 21/12/2017 à 17:33 :
Et encore une fois, en fait c'est systématique on le voit bien, ce sont les contribuables qui pendant deux ans ont payé les dégâts causé par une banque qui a largement les moyens de les payer elle même.

"alors que l'auteur des faits, muté est lui toujours en activité ! "

Alors ça s'est profondément scandaleux, les barbares de ce genre faut les mettre à l'armée pas les laisser dans l'économie, ces comportements asociaux ne sont que le reflet de leur incapacité à évoluer en société.
Réponse de le 21/12/2017 à 20:17 :
Dit il en connaissant le dossier !
Réponse de le 29/12/2017 à 15:29 :
"Dit il en connaissant le dossier ! "

Rien ne justifie de frapper quelqu'un dans le cadre de son travail, si vous pensez le contraire c'est vraiment moche...

Au secours.

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