Employée giflée au Crédit Mutuel : son licenciement suspendu

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Le conseil des prud'hommes de Metz a contraint jeudi le Crédit Mutuel à suspendre une procédure de licenciement engagée à l'encontre d'une salariée en arrêt maladie pendant deux ans après avoir été giflée par un supérieur. La banque n'avait pas trouvé de solution de reclassement et argumenté qu'elle n'avait pas d'obligation de la reclasser. Statuant en référé, le conseil des prud'hommes a reconnu "l'existence d'un trouble manifestement illicite et d'un dommage immédiat" et a interdit la poursuite du licenciement tout en ordonnant "l'exécution du contrat de travail dans les 96 heures sous peine d'une astreinte de 500 euros par heure de retard".
Le syndicat CGT avait accompagné la salariée, Stéphanie, à son entretien préalable au licenciement mardi et au tribunal des prud'hommes de Metz jeudi. Agée de 35 ans, la salariée avait été embauchée dans le groupe Crédit mutuel-CIC en 2006.
La salariée a été placée en arrêt maladie pendant deux ans. En septembre, le médecin du travail l'a déclarée inapte à reprendre un poste dans la caisse locale où elle travaillait et a préconisé son reclassement. Deux postes lui ont été proposés en octobre. Elle avait accepté celui de conseiller banque-assurance et devait avoir un entretien avec les ressources humaines. Mais elle a reçu fin novembre un courrier lui signifiant que sa candidature était rejetée, puis une lettre l'informant que "les recherches de reclassement n'ont pas permis de trouver un poste, donc une procédure de licenciement est engagée".
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L'avocat de la plaignante, Me Pierre Vignal, a fait valoir que la banque se déchargeait de sa responsabilité d'employeur. Le conseil du GIE Crédit mutuel-CIC service, Me Sébastien Bender, a rétorqué, selon l'AFP :
Le conseil des prud'hommes de Metz a estimé que la section des référés était incompétente pour trancher cette affaire, eu égard au "nombre d'incohérences" de la procédure.
(avec AFP)
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