L'Arctique mise sous surveillance par la Russie

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(Crédits : NASA NASA)
Un lanceur Soyuz a décollé avec à son bord le premier satellite russe de surveillance du climat de l'Arctique. Le développement économique de l'Arctique est l'un des principaux objectifs de Vladimir Poutine

Un lanceur Soyuz a décollé dimanche du cosmodrome de Baïkonour au Kazakhstan, avec à son bord le premier satellite russe de surveillance du climat de l'Arctique, a annoncé l'agence spatiale Roscosmos. Une vidéo publiée par l'agence spatiale russe montre le lancement de la fusée Soyuz dans un ciel gris à 06H55 GMT, transportant un satellite Arktika-M. Selon le chef de l'agence spatiale, Dmitri Rogozin, s'exprimant sur Twitter, la communication a été établie normalement avec le satellite. Il s'agissait d'un lancement de routine, a-t-il précisé.

"Le premier vaisseau spatial "Arktika-M" est sur l'orbite programmée, les antennes solaires et autres éléments ont été déployés, la communication avec l'engin spatial a été établie, elle est sous contrôle. Ainsi, le début du déploiement d'un nouveau groupe orbital arctique de la Russie a été lancé", a twitté Dmitri Rogozin.

Le système spatial de surveillance hydrométéorologique et climatique "Arktika" est "conçu pour surveiller le climat et l'environnement dans la région Arctique", a indiqué Roscosmos dans un communiqué. Ce système nécessitera au moins deux satellites pour fonctionner correctement. "Ils fourniront une surveillance permanente, par tous les temps, de la surface de la Terre et des mers de l'océan Arctique". Le lancement du second satellite Arktika-M est prévu pour 2023, a précisé l'agence de presse russe RIA Novosti.

L'Arctique, terre convoitée par les puissances économiques

Le développement économique de l'Arctique, continent composé essentiellement de glace recouvrant le pôle Nord, est l'un des principaux objectifs du président russe Vladimir Poutine. L'Arctique recèle d'énormes réserves de pétrole et de gaz, que se disputent déjà la Russie, les Etats-Unis, le Canada, le Danemark et la Norvège notamment, à mesure que le réchauffement climatique accélère la fonte de la calotte glaciaire. Le mois dernier, des scientifiques britanniques ont constaté que la glace disparaissait des zones polaires à un rythme correspondant aux "pires scénarios de réchauffement climatique", en particulier les glaces de l'océan Arctique.

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Commentaires
a écrit le 28/02/2021 à 20:18 :
La Russie (17 miilions de km2) a tout à gagner d'une augmentation des températures.
Elle n'a pas de déserts, mais d'énormes territoires gelés 12 mois sur12.....et les navires qui vont pouvoir passer le long de ses côtés entre l'Europe et l'Asie (Gros problème pour l'Egypte et son canal de Suez à compter du milieu de ce siècle) et gain de 1 semaine de traversée par rapport àl'Egypte.
Mais néanmoins, le permafrost (sol gelé en continu) risque d'accentuer cette augmentation des températures au niveau mondial......mais moindre souci pour la Russie.
a écrit le 28/02/2021 à 18:44 :
Oui nous sommes dans le haut des prévisions du GIEC, c'est profondément inquiétant, espérons que la planète saura déjouer la barbarie humaine mais nous comprendrions qu'elle nous laisse tomber.

Maintenant le contexte géopolitique mondial est particulièrement tendu en ce moment, une simple surveillance du climat même pour des raisons économiques semble légère, on peut supposer qu'il s'y passe déjà pas mal de trucs louches en ce moment là bas.

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