Easyjet continue de pilonner le marché français

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(Crédits : Eric Gaillard)
Après avoir ouvert 30 nouvelles routes en 2016, 17 en 2017 et 15 en 2018, Easyjet va à nouveau ouvrir 17 nouvelles lignes en 2019 en France.

C'est devenu un rituel. Comme chaque année en décembre, la compagnie low-cost britannique a annoncé ce jeudi 13 décembre une hausse de capacité en France. Après avoir ouvert 30 nouvelles routes dans l'Hexagone en 2016, 17 en 2017 et 15 en 2018, Easyjet va à nouveau ouvrir 17 nouvelles lignes en France en 2019. La compagnie exploitera ainsi plus de 250 lignes depuis et vers l'Hexagone, son deuxième marché après la Grande-Bretagne. Ces nouvelles lignes sont focalisées en région, plus principalement à l'ouest du pays, à Nantes et Bordeaux, où la concurrence low-cost est très forte. Volotea et Transavia sont en effet basées à Nantes (la filiale d'Air France va d'ailleurs ajouter 3 avions l'an prochain), tandis que Bordeaux héberge aussi une base de Volotea et accueillera en 2019 une de Ryanair. Cette forte présence low-cost fragilise de facto la compagnie régionale HOP Air France.

Vingt millions de passagers en 2018 (+8%)

Easyjet va ouvrir huit nouvelles lignes à l'aéroport de Nantes Atlantique où elle ouvrira une nouvelle base au printemps 2019 et quatre nouvelles destinations seront ouvertes depuis Bordeaux. Les deux dernières ouvertures de ligne concerneront l'aéroport de Lyon.

"En 2018, nous avons transporté plus de 20 millions de passagers en France, soit 8% de plus que l'année dernière (...). En 2019, nous passons à la vitesse supérieure en termes de croissance", a déclaré François Bacchetta, directeur général d'EasyJet pour la France, cité dans un communiqué.

Easyjet, deuxième compagnie aérienne dans l'Hexagone derrière Air France, avec 15,6% de parts de marché, dessert 19 aéroports dans le pays. Elle emploie plus de 1.500 personnes en France où sont basés 34 de ses avions. La compagnie aérienne relie au total 156 aéroports dans 34 pays. Elle transporte plus de 83 millions de passagers chaque année, avec une flotte de 317 avions, composée à 100% d'appareils Airbus.

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a écrit le 14/12/2018 à 15:13 :
Expansion de la capacité aérogare oui, mais nouvelles pistes – non. Les lignes aériennes devraient déployer des avions plus grands, c’est la solution intelligente, non pas construire des pistes ad infinitum. L’emplacement de l’aéroport est critique également pour son utilité – etre place trop loin de la ville et on ajoute encore un nouveau facteur du stress dans les déplacements. NDL est bien trop loin de Nantes, comme CDG vraiment sans un lien ferroviaire adapte – finalement prevu seulement 40 ans après Heathrow. On aurait pu développer des avions différents des les années 50 pour augmenter la capacité des aéroports existants proche de centre ville, avions plus grands bien sur et utilisant mantes formes de high lift technology pour toujours servir d’une piste courte. Si l’aviation commerciale se heurte a des limites a cause de l’infrastructure aéroportuaire – soit. Croissance sans limite est une mythe – c’est l’idéologie d’un cancer, non pas une société censé etre intelligente.
a écrit le 14/12/2018 à 9:23 :
Voilà qui va réjouir les riverains de Nantes-Atlantique et les habitants de Saint Aignan de Grand Lieu. Plus que jamais Nantes s'impose comme une métropole de premier plan et aurait vraiment besoin d'un aéroport de très forte capacité, il est donc urgent de relancer, au besoin par une procédure d'exception compte-tenu de l'urgence, la construction de l'aéroport de Notre Dame des Landes.
a écrit le 13/12/2018 à 17:20 :
Une bonne chose cette ouverture de base à Nantes, c'était très attendu, bien que l'aérogare soit aujourd'hui totalement sous-dimensionnée (aéroport prévu pour accueillir 3M de passagers mais pas les 6 ou 7M actuels). Des travaux sont envisagés mais on ne sait pas qui va les faire, quand ils vont commencer, quel budget sera consacré et surtout ce qui va être fait! Bref c'est le FLOU COMPLET. On évoque des pistes, mais s'il s'agit juste de construire une aérogare low cost, je crois que les politiques n'ont rien compris à l'avenir du transport aérien! C'est une hérésie que rien n'avance à ce sujet, on a le sentiment à Nantes d'avoir perdu non pas un an mais au moins 5 ans voire peut-être 10 ans de plus avec l'abandon de NDDL.
a écrit le 13/12/2018 à 15:05 :
Heureusement qu'ils sont là !
Grace à EASYJET je vais de Marseille à Londres pour moins de 100 euros A/R et 2 heures au lieu de 400 euros et 5 heures par AF , . correspondance à CDG ( l'horreur totale ) oblige . Bon ils sont souvent en retard , mais à ce prix là paniproblem .

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