Logistique : le patron des grossistes défend les méga-camions
César Armand
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Philippe Barbier est président de la Confédération des grossistes de France (CGF) depuis juin 2018.
@Robenpics.
César Armand
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Philippe Barbier est président de la Confédération des grossistes de France (CGF) depuis juin 2018.
@Robenpics.
C'est un texte polémique qui a été validé le 12 mars dernier par le Parlement européen. Moins de trois mois avant les élections européennes, les eurodéputés ont adopté, à 330 voix pour, 207 contre et 74 abstentions, la révision de la directive « Poids et dimensions » autorisant les méga-camions à rouler sur les routes de l'Union.
Par la voix du ministre des Transports, Patrice Vergriete, la France a aussitôt « redit son refus d'une libéralisation de la circulation internationale des camions de 44 tonnes et des "mégatrucks" » « Aujourd'hui la priorité est le report modal, en particulier vers le ferroviaire », a-t-il défendu sur X (ex-Twitter).
Sauf qu'avant que ces poids lourds de 25 mètres et de 60 tonnes, composés de deux remorques attachées, ne roulent dans l'Hexagone, les Etats-membres doivent encore adopter leur position en juin. Puis ce sera au tour des eurodéputés sortis des urnes de finaliser l'écriture du texte. A l'heure actuelle, la législation franco-française limite le gabarit des camions à 18,75 mètres pour un poids maximal de 44 tonnes.
Aussi incroyable que cela puisse paraître, cette directive s'inscrit dans le Pacte vert visant à réduire de 90% les émissions de gaz à effet de serre et d'oxyde d'azote du transport routier d'ici à 2050. En permettant à ces méga-camions de circuler plus facilement entre les pays, l'Union européenne estime que cela réduira le nombre de trajets nécessaires au transport de marchandises.
À lire également
C'est également la position du président de la Confédération des grossistes de France. « Nous avons toujours dit qu'un camion prend moins de place que cinquante camionnettes. C'est mieux sur le plan économique et sur le plan écologique et ce n'est pas parce que c'est gros que ce n'est pas bien. C'est même plus intelligent », a fait valoir Philippe Barbier, ce jeudi lors d'un déjeuner avec la presse.
Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité industrielle.

César Armand