Bourse : la semaine de tous les dangers a fait pschitt
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Après avoir tutoyé les 6.400 points à la mi-septembre, l'indice CAC 40 est revenu au-delà des 6.600 points.
Regis Duvignau
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Après avoir tutoyé les 6.400 points à la mi-septembre, l'indice CAC 40 est revenu au-delà des 6.600 points.
Regis Duvignau
Les marchés aiment se faire peur. La peur crée de la volatilité et la volatilité suscite des transactions qui génèrent du chiffre d'affaires chez les brokers. Pour les investisseurs finaux, en revanche, c'est un peu la guerre des nerfs après le trou d'air de la mi-septembre. Et pourtant, les indices boursiers résistent mieux que bien et les taux ne bougent guère malgré les bruits de bottes du tapering (réduction du volume d'achats des banques centrales).
La semaine s'annonçait pourtant comme celle de tous les dangers. Avec deux points de focalisation. Tout d'abord, les graves difficultés du géant immobilier chinois Evergrande, dont les dettes s'élèvent à quelque 300 milliards de dollars. Toutefois, les marchés ont peu à peu écarté le risque de contagion d'une éventuelle faillite à l'ensemble de la sphère financière, selon un scénario à la Lehman Brothers.
La dette, qui a été multipliée par cinq en dix ans, est en effet éparpillée entre les fournisseurs (150 milliards de dollars), qui supportent donc la moitié du risque, les banques chinoises (50 milliards), les épargnants chinois au travers de produits d'épargne (10 milliards) ou de la dette obligataire libellée en yuans (10 milliards) et les marchés financiers internationaux (20 milliards).
L'onde de choc sera donc avant tout domestique mais pas systémique. C'est le message d'ailleurs de Christine Lagarde, présidente de la Banque centrale européenne (BCE). Le risque est donc avant tout sérieux pour les autorités chinoises qui voient déjà l'économie ralentir, avec une menace sanitaire toujours persistante. Depuis un an, les investisseurs internationaux commencent à réduire leur exposition à la Chine.
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Le deuxième point d'ancrage des inquiétudes concerne les banques centrales, Fed et BCE, sur une éventuelle normalisation de leur politique monétaire. En clair, l'annonce d'un calendrier de réduction des achats des banques centrales, le fameux tapering qui avait déjà fait beaucoup de mal aux marchés obligataires en 2018. Moins d'achat, c'est prendre le risque d'une hausse des taux mais aussi d'une hausse des spreads (écart de taux entre un emprunt BBB et un emprunt sans risque). De quoi envoyer les marchés de taux, actuellement très chers (c'est-à-dire avec des taux très bas), dans le décor.
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