Toujours plus loin. Alors qu'Airbus a déjà annoncé en février une hausse des cadences de production des A320 en passant de 42 avions par mois actuellement à 46 d'ici 2016, le constructeur aéronautique européen a l'intention d'augmenter encore la production après 2018, a déclaré mardi le président exécutif Tom Enders, lors de l'assemblée générale annuelle organisée à Amsterdam.
Transition
Selon les propos des dirigeants d'Airbus en début d'année, 2018 correspond à l'année de la transition entre la production des A320 CEO (classiques) et celle des A320 remotorisés Neo, dont le premier vol est prévu à l'automne 2014 pour des premières livraisons en 2015. L'A320 Neo est bien engagé, a précisé Tom Enders
En janvier, John Leahy, le directeur commercial d'Airbus, estimait que "la demande existe pour livrer 50 A320 Neo par mois quand la transition sera achevée. Je pense que la chaîne des fournisseurs peut l'absorber". Ce chiffre n'était pas nouveau. Il circule en interne depuis septembre 2010.
Les fournisseurs, dont beaucoup travaillent aussi pour Boeing ou d'autres avionneurs, vont devoir changer de braquet. Néanmoins, la hausse de production est moins brutale que celle observée dans les années 2000, quand les cadences sont passées de 28 appareils par mois au début des années 2000, à 42 aujourd'hui.
Ces A320 Neo seront assemblés dans 4 sites : Hambourg, Toulouse, Tianjin et Mobile qui ouvrira ses portes en 2016.
Des A320 Neo assemblés en Chine
Fin mars, l'accord de production d'Airbus en Chine, qui courait jusqu'au premier trimestre 2016, a été prolongé d'une dizaine d'années, jusqu'en 2025. Il prévoit l'assemblage final de la famille A320 Neo à compter de 2017.
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Tom Enders a également réaffirmé que la mise en service du long-courrier A350 était toujours prévue pour la fin de l'année, les essais en vol se déroulant sans accroc.
Plan social d'Airbus Defense/Espace
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Il a précisé que le projet de restructuration d'Airbus Defense & Space, prévu pour comporter 5.300 suppressions d'emplois, devrait prendre effet le 1er juillet et qu'Airbus Group connaîtrait encore quelques années difficiles en termes de cash flow. Lundi, à l'Assemblée nationale, Marwan Lahoud, directeur général délégué à la stratégie et au marketing d'Airbus Group et président du Gifas (groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales) indiquait :
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