Grève : le PDG d'Air France ne veut "pas aller plus loin"

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Jean-Marc Janaillac, PDG d'Air France.
Jean-Marc Janaillac, PDG d'Air France. (Crédits : Reuters)
Alors que des nouvelles journées de grèves sont prévues pour réclamer une augmentation des salaires de 6%, le PDG d'Air France dit ne pas pouvoir "aller plus loin" dans les propositions déjà faites.

La direction d'Air France ne peut "pas aller plus loin" que ce qui a déjà été proposé aux syndicats en terme de rémunération, affirme dimanche dans le Journal du dimanche le PDG du groupe, en butte à un mouvement de grève. "Nous avons fait des propositions réalistes pour éviter ce mouvement de grève et le dialogue doit se poursuivre pour trouver une issue", déclare dans cet entretien Jean-Marc Janaillac, patron d'Air France-KLM.

"Je comprends le sentiment d'injustice des salariés qui ont fait des efforts alors même que ce qui pèse sur Air France, charges et taxes, n'a pas évolué. Mais je le regrette vis-à-vis de nos passagers et de nos salariés", ajoute le PDG.

Appels à la grève le 23 et 30 mars

Selon Jean-Marc Janaillac, la direction de la compagnie a déjà proposé aux personnels "une mesure d'augmentation générale, le doublement de l'intéressement et une compensation de perte de pouvoir d'achat pour les salariés concernés".

"Nous ne pouvons pas aller plus loin. Je ne veux pas sacrifier l'avenir d'Air France en mettant en péril nos atouts. Nous avons accumulé trop de retard par rapport à nos concurrents", conclut le dirigeant d'entreprise.

Onze syndicats d'Air France, tous métiers confondus, ont appelé à de nouvelles journées de grève les vendredi 23 et 30 mars, pour exiger de nouveau une augmentation générale des salaires de 6%. Une précédente journée de grève, le 22 février, avait conduit à l'annulation d'un quart des vols.

(Avec agences)

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a écrit le 19/03/2018 à 10:10 :
2018 : "Grève : le PDG d'Air France ne veut "pas aller plus loin"

2016 :

La rémunération des membres du comité exécutif d'Air France a augmenté de 41% en 2016, selon des chiffres communiqués jeudi aux représentants du personnel, se sont indignés FO, CGT et SUD-aérien. Lors d'un comité central d'entreprise, «houleux» selon FO, la direction a indiqué que la rétribution de la quinzaine de membres dirigeants avait atteint 4,8 millions d'euros pour 2016, contre 3,4 millions l'année précédente, ont rapporté à l'AFP les trois syndicats.Les comptes sociaux communiqués aux élus du personnel font eux état de 5 millions pour 2016, après 3 millions en 2015, soit «une augmentation de 67% pharaonique», écrit FO dans un tract.
Réponse de le 19/03/2018 à 10:25 :
Il est vrai que cela ne montre pas l'exemple.

Toutefois, cette augmentation de 2 M€ ne représente rien par rapport aux 400 M€ que réclament les pilotes, qui ne sont pas à plaindre non plus au demeurant.
Réponse de le 19/03/2018 à 12:31 :
la rém + avantage des pilotes Air France n'a rien à voir avec ce qu'offre la concurrence.

ne changez pas de débat concernant les augmentations des membres du Codir AF. Il faudrait comparer le niveau de rém du Codir AF avec les autres compagnies.

Les pilotes trainent leur propre compagnie dans la boue car ils ne souhaitent pas faire d'efforts pour redresser la barque AF qui croule sous les charges. Quand AF fera faillite et que nous nous retrouverons à hésiter entre BA et Iberia, j'espère que nous pourrons au moins décharger notre fiel sur ces fameux syndicats de pilote...

Honteux, égoiste et économiquement stupide.
a écrit le 18/03/2018 à 17:24 :
Ne veut pas aller plus loin....même en avion?:)
a écrit le 18/03/2018 à 11:39 :
Heureusement, vendredi prochain, je vole avec KLM. Bizarre, je ne me souviens pas avoir entendu parler de greves avec eux!!!
a écrit le 18/03/2018 à 11:37 :
Enfin un patron qui parle VRAI . Bravo Monsieur et ne cédez pas aux démagogues .
a écrit le 18/03/2018 à 11:06 :
Le vrai problème d'AF est effectivement le niveau de taxes et de charges sociales qui sont plus élevées qu'ailleurs en Europe.
Les pilotes et salariés devraient être suffisamment intelligents pour comprendre que c'est du ressort de l'Etat et pas de la direction. Les compagnies aériennes ne sont pas immortelles.
Alors que les autres majors européennes dégagent des milliards de bénéfice, AF KLM est encore dans le rouge (à cause des retraites de KLM) malgré un contexte très favorable. En cas de retournement économique, la compagnie va se retrouver nue.
Réponse de le 19/03/2018 à 9:38 :
Peut-être faudrait-il en venir à une dissolution de la compagnie ? A ce point d'irresponsabilité, surtout des pilotes, indignes de leur fonction et de leur pavillon, la question se pose vraiment. Sur le marché, même en pénurie, un pilote AF, affilie SNPL, ne trouvera pas preneur. Peut-être en Chine, mais qu'il essaye de faire grève !!! Ce serait drôle !!!
Réponse de le 19/03/2018 à 10:49 :
Vous avez raison, Jeff; il s'agit bien des charges imputées aux entreprises. Il faut appliquer la note n°6 du CAE, mais les Français y sont opposés. Pourquoi? C'est une question que j'essaye de résoudre.

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