Rachat de Microtecnica : « L'Allemagne et l'Italie nous font un procès d'intention » (Olivier Andriès, Safran)
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L'Italie s'oppose au rachat de Microtecnica par Safran
GONZALO FUENTES
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L'Italie s'oppose au rachat de Microtecnica par Safran
GONZALO FUENTES
Délit de sale gueule... Safran a fait l'objet d'un délit de sale gueule en Italie, avec la complicité active de l'Allemagne. Une décision à la fois incroyable et aberrante à l'issue d'une enquête à charge de Rome et de Berlin contre le groupe français. Dans un décret daté du 16 novembre, que La Tribune s'est procurée, l'Italie s'est opposée sans aucune concertation au préalable à la vente de Microtecnica à Safran. Pour Rome, cette opération constitue « une menace exceptionnelle pour les intérêts essentiels de la défense et de la sécurité nationales ». Rien que ça... De son côté, l'Allemagne considère Microtecnica, considéré comme étant « d'un intérêt stratégique en tant que fournisseur de pièces de rechange et de services pour les programmes Eurofighter et Tornado, principaux avions de combat utilisés par l'armée de l'air allemande ».
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Via sa filiale américaine Safran USA, l'équipementier français souhaite racheter des activités d'actionnement et de commandes de vol du groupe américain Collins Aerospace, dont certains actifs sont basés chez Microtecnica en Italie, qui représente environ 15% du périmètre de cette acquisition. Une opération qui avait été annoncée par Safran en juillet dernier. Pourtant, observe le directeur général de Safran, les actifs de Microtecnica ne sont pas les actifs les plus stratégiques de notre opération auprès de Collins Aerospace. « Il n'y a pas de technologies critiques particulières en Italie », précise Olivier Andriès.