Rheinmetall bloque le projet de char du futur (MGCS)

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Stratégiquement, Rheinmetall veut progresser dans la chaîne de valeur dans les programmes d'armement terrestre
Stratégiquement, Rheinmetall veut progresser dans la chaîne de valeur dans les programmes d'armement terrestre (Crédits : Wolfgang Rattay)
Le groupe allemand rejette le partage du programme MGCS (Main ground Combat Systems) qui ne le satisfait pas.

Décidément la coopération européenne n'est pas un long fleuve tranquille. Selon nos informations, le groupe allemand Rheinmetall bloque le programme Main Ground Combat Systems (MGCS), le futur char européen dont la maîtrise d'oeuvre a été confiée à l'Allemagne, via le groupe franco-allemand KNDS. Pourquoi ? Tout simplement parce que le groupe présidé par Armin Papperger est très mécontent du niveau de sa participation dans le programme MGCS. Les autorités franco-allemandes ont récemment transmis aux trois industriels concernés (Nexter, Krauss-Maffei Wegmann et Rheinmetall) un document proposant un partage des tâches : 50% pour Nexter, 25% pour Krauss-Maffei et 25% Rheinmetall. Trop peu pour Armin Papperger, qui veut également le leadership de KNDS en agitant en Allemagne le patriotisme rhénan.

Surtout plus prosaïquement, Rheinmetall veut progresser dans la chaîne de valeur. Considéré beaucoup plus comme un équipementier, le groupe de Düsseldorf s'élèverait  dans la chaîne de valeur, en devenant un maître d'oeuvre à part entière. Notamment dans le MGCS, son Graal. Aujourd'hui, il n'est qu'un maître d'oeuvre par intermittence. Il l'est seulement à part entière dans quatre programmes, dont le Lynx... un véhicule blindé qui ne se vend pas, les autres étant les Fuchs 1 et 2, Survivor-R et Kodak. De son côté, KNDS est le maître d'oeuvre de 19 systèmes, dont les célèbres chars Leopard et Leclerc.

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Commentaires
a écrit le 18/07/2019 à 8:43 :
et quand l'avion commun sera prêt nous aurons les memes
probleme imposible car il sera imposible a vendre et meme a utilse par la France
a écrit le 16/07/2019 à 10:01 :
Ce qui défrise les allemands, c'est que l'architecture MGCS reposait schématiquement sur un châssis KMW avec un diesel MTU de Léopard 2, une tourelle de Leclerc avec conduite de tir et chargeur auto de Nexter, et un canon de 130mm de Reinmetall. La tourelle et ses systèmes electroniques regroupant à elle seule au moins 50% de la valeur du blindé alors que les allemands prétendaient avoir le leadership sur sa conception, évidemment sa passe mal...
a écrit le 15/07/2019 à 23:12 :
Saboteur. Mettez le a cote.
a écrit le 15/07/2019 à 23:10 :
C’est plus un problème pour les allemands que pour nous. Laissons les avancer, en rappelant les lignes rouges et en ne laissant pas libre cours à l’oncle Sam qui est visiblement à la manœuvre.
a écrit le 15/07/2019 à 21:34 :
Qui paye, commande... Ce ne sont certainement pas les français qui payent, car ils n'ont pas les moyens.
Réponse de le 17/07/2019 à 9:31 :
Qui sait faire commande nuance. ..
a écrit le 15/07/2019 à 16:27 :
Rheinmetall se fatigue pour rien. Fermez le ban.
Réponse de le 15/07/2019 à 19:06 :
@patex : je partage votre point de vue. Rheinmetall semble chercher à prendre la place de KNDS/KMW (car Allemagne maître d’œuvre sur MGCS) sans vraiment avoir les références adéquats pour le justifier.
KMW, qui ne doit pas être moins influent qu'eux en Allemagne, va surement se charger de faire prévaloir ses propres arguments...
Réponse de le 16/07/2019 à 1:16 :
Je cite cet article de M. Cabirol du 16 mai dernier:
"Aussi Rheinmetall a beau se répandre dans la presse pour exiger le contrôle de KNDS (51%), l'Etat français ne cédera pas la majorité au groupe allemand. D'ailleurs, le groupe de Düsseldorf, qui a eu un échange avec les autorités françaises, s'est vu signifier un veto catégorique. "Rheinmetall discute avec la France essentiellement par voie de presse, ce qui est une façon très bizarre de communiquer", relève-t-on dans l'entourage de la ministre."

Source: https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/armement-le-groupe-knds-restera-controle-a-50-par-la-france-florence-parly-817263.html

Rheinmetall gesticule.
Il est vrai que le moment est critique, alors que l'Allemagne est empêtrée dans ses problèmes de licences. Rheinmetall a besoin de commandes pour faire tourner ses usines et son bureau d'études. Et ses actionnaires (fonds américains en partie) font pression. C'est de bonne guerre. Ceci est le résultat direct de la politique du gouvernement fédéral allemand. L'entreprise n'a pas un avenir très brillant.
Les actionnaires de Rheinmetall devront bien se faire une raison, ils ont misé sur le mauvais cheval.
a écrit le 15/07/2019 à 14:23 :
Tout le monde hurle contre ces méchants allemands. Dans d'autres domaines, on a régulièrement des luttes de pouvoir similaires franco-française, comme par exemple entre Airbus Space et Thalès.
C'est un problème de stratégies industrielles de groupes concurrents. Reste à voir comment cela tout ceci se règlera...
a écrit le 15/07/2019 à 12:27 :
l'allemagne fait comme à l'habitude.Ce qui est à moi est à moi et ce qui est à vous on en discute.Pendant ce temps là wolswagen fait un deal avec les USA sur IA.L'europe des coopérations atteint ses limites.Frexit
a écrit le 15/07/2019 à 12:01 :
ça se fera de toutes manière donc, blablabla !
a écrit le 15/07/2019 à 11:32 :
Sachant que Rheinmetall possède des fonds américain ds son actionnariat, il faudra être très prudent s'il prend le contrôle du partenaire allemand de futur char de combat...car ça sent l'espionnite plein pot de l'ogre américain.
a écrit le 15/07/2019 à 10:34 :
Qu'est ce que les allemands viennent nous csser les pieds pour avoir ENCORE plus sur un programme d'armement . Il me semble que quand ils ont eu le leadership sur ce plan , cela s'est mal passé.Par ailleurs , ce sont les soldats françaisqui vont au casse pipe en afrique ou ailleurs , alors messieurs les allemands , vous feriez bien d'être plus humble sur ce sujet.
a écrit le 15/07/2019 à 10:02 :
Absolument pas une surprise. Pour rappel Rheinmetall dépend principalement de fonds américains, dont Capital Research & Management Co, Goldman Sachs et Vanguard. Donc l'Allemagne elle-même ne maitrise pas la situation.
Il aurait peut-être fallu que la France se renforce en interne avant de s'orienter vers une telle coopération : Arquus, Thales, CMI,....
Et ce n'est pas pour autant que cette coopération aurait été finalisée.
Pauvre mules Allemandes, dépendantes militairement des Etats-Unis, et économiquement de la Chine.
La France ne devrait rein lâcher, ça passe ou ça casse
Réponse de le 15/07/2019 à 14:09 :
Nexter et RTD n'ont pas fusionné car il y avait des divergences concernant la séparation des munitions et véhicule blindés ce qui a,avec le fait que l'état possède à 100% Nexter,empêcher la fusion ou un rachat sans parler du manque d'expertise dans ces domaines (munitions,armes) de RTD contre Nexter pour permettre un partage industriel "équilibré".
Pour Thales un rapprochement entre Nexter et sa division TDA munitions aurait pu avoir lieu et envisagé par le gouvernement Fillon mais l'alternance politique à fait que ça a été gelé et depuis plus de nouvelle.
Quant à CMI elle reste une entreprise Belge et non pas française donc moins concerner par cet histoire malgré sa présence dans le GICAT et je pense moins solliciter par le gouvernement pour ça qui préfère garder sous sa coupe ou celle d'une entreprise française les industries de l'armement,défense après vus les penchants européens du gouvernement..
Réponse de le 16/07/2019 à 8:09 :
@M.D.A
Oui, je connais toutes ces musiques : Nexter- et l'ex-RTD, Thales et CMI (dont la branche militaire dépend plus de la France que de la Belgique).
Ca ne change pas le problème, je pense que la France devait se renforcer dans le terrestre avant de négocier avec l'Allemagne !
Si nos politiques sont impuissants à prévoir et arrondir les angles entres intérêts français afin de mieux les valoriser à l'international, à quoi donc peuvent t'ils servir? L'intérêt de la France ne doit-il pas passer avant les intérêts d'entreprises, financées et soutenues, voir sauvées, depuis des décennies par les contrats engagés pour notre défense, et par le bais de nos impôts.
a écrit le 15/07/2019 à 8:16 :
On n'a qu'à les virer du programme et donner les 50% à Krauss Maffrei
Réponse de le 15/07/2019 à 8:48 :
Ou alors, on arrête de faire et surtout, de participer à des programmes "européens" qui ne fonctionnent pas et coûtent un rein et un œil, et qui ont pour simple but de flinguer et voler l'industrie militaire française au seul bénéfice de l’Allemagne.

Il veulent leur avion du futur et leur char du futur, mais n'en n'on aucunement les compétences, alors qu'ils se démerdent.
Réponse de le 15/07/2019 à 15:57 :
@ Joe :

Si la France à incontestablement les compétences en matière d'aviation, il faut vraiment être de mauvaise fois pour ne pas reconnaître une compétence aux Allemands en matières de chars de combat.

Contrairement au Leclerc que nous avons eu toutes les peines du monde à exporter aux émirats arabes unis, le Léopard 2 a été exporté dans pas moins de 18 pays ( Autriche, Canada, Chili, Espagne, Danemark, Finlande, Grèce, Hongrie, Indonésie, Pays Bas, Pologne, Suisse, Singapour, Suède, Norvège, Turquie, Portugal et Qatar ).

Mais la compétence est chez KMW, Rheinmetall n'étant que le fournisseur du canon de 120 mm.

A l’Allemagne de remettre Rheinmetall à la place qui est la sienne, celui d'un sous traitant.

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