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L'indécision de l'Eurogroupe ramène l'euro deux ans en arrière

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latribune.fr, avec AFP | 10/07/2012, 16:14 - 440 mots

L'euro repartait à la baisse face au dollar mardi, effaçant intégralement la tentative de rebond enregistrée en début d'échanges européens, dans un marché peu convaincu par les décisions adoptées dans la nuit par les ministres des Finances de la zone euro.

L'euro est passé sous 1,2250 dollar peu après 16h ce mardi, un nouveau point bas depuis le 1er juillet 2010. Les ministres des Finances des 17 pays de la zone euro ont mis au point, dans la nuit de lundi à mardi, un plan d'aide à l'Espagne qui pourrait, en cas de besoin urgent de la part des banques, se traduire dès la fin du mois par un versement de 30 milliards d'euros. Les ministres des Finances ont surtout accepté d'accorder une année supplémentaire à l'Espagne, jusqu'en 2014, pour retrouver les 3% de déficit public par rapport au PIB. Mardi, le commissaire européen aux Affaires économiques, Olli Rehn, a précisé qu'en échange, Madrid devrait présenter d'ici fin juillet un plan d'ajustement pour 2013 et 2014. L'objectif est désormais de parvenir à un déficit public de 6,3% cette année, 4,5% en 2013 et 2,8% en 2014, selon lui.

Les principales décisions de l'Eurogroup ont toutefois été reportées à la réunion du 20 juillet prochain. Si le communiqué évoque à nouveau une « position commune » sur la recapitalisation des banques espagnoles, les détails du plan ne seront pas annoncés avant le 20 juillet. Quant au MES, il ne devrait pas intervenir avant septembre.

De nombreux détails sur la mise en oeuvre des plans ne sont pas connus

La situation économique de la Grèce a également fait l'objet de discussions. Le versement de la prochaine tranche d'aide à Athènes n'aura pas lieu « tant que l'Eurogroupe n'aura pas constaté que le programme est de nouveau sur les rails », auraient prévenu les ministres des finances. Concrètement, aucune décision n'a toutefois été prise, ni sur la Grèce, ni sur Chypre.

"Il n'y a pas eu grand chose de vraiment nouveau dans (les décisions de) l'Eurogroupe, qui a confirmé une bonne partie de ce qui avait été annoncé lors du sommet européen (des 28 et 29 juin), mais les détails sur le moment et la mise en oeuvre du plan de recapitalisation des banques (espagnoles) restent encore imprécis", observaient les analystes de Lloyds Bank. Selon eux, "ces incertitudes sur le détail (du plan d'aide) restent trop nombreuses, et cela devrait probablement maintenir l'euro sous 1,24 dollar" dans un marché nerveux.

Le relâchement des conditions imposées à l'Espagne "ne génère pas exactement de la confiance sur les mécanismes destinés à enrayer les déficits" au sein de la zone euro, et "il est hautement improbable que ce plan de sauvetage redonne confiance aux investisseurs", relevaient les experts de Commerzbank. Preuve de la défiance toujours élevée des opérateurs, les taux obligataires à 10 ans de l'Espagne se relâchaient quelque peu, mais restaient proches du seuil de 7% jugé ingérable sur la durée.

 

Commentaires

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Faut'il sortir de l'Euro a écrit le 17/01/2013 à 12:59 :

Faut-il sortir de l'Euro de Jacques Sapir, éditions du Seuil (2012) De la Grèce à l'Italie, en passant par l'Irlande, le Portugal et l'Espagne, la zone Euro est en feu. La Monnaie Unique censée nous protéger se révèle un piège dangereux. Tout cela avait été prévu car les défauts structurels de la Zone Euro étaient notoires et bien connus des économistes. L'Histoire dira la responsabilité de nos gouvernements qui, par idéologie, par conformisme et parfois aussi par lâcheté, ont laissé la situation se dégrader jusqu'à l'irréparrable. Elle dira aussi l'immense culpabilité de ceux qui ont cherché à imposer une Europe Fédérale en contrebande, par le biais de la Monnaie Unique, à des peuples qui n'en voulaient pas. Aujourd'hui, c'est aussi une certaine conception de l'Europe qui agonise. La crise actuelle solde à la fois les erreurs d'une financiarisation à outrance et la faute politique que furent le Traité de Lisbonne et le Déni de Démocratie qui suivit le réferendum sur le projet de Traité Constitutionnel en 2005. Faut-il dans ces conditions, sortir de l'Euro ? Ce livre tente de répondre à cette question. Il se propose d'examiner la crise actuelle, de mettre en évidence tant ses origines que la conjonction de politiques particulières qui l'ont rendu inévitable. Il entend montrer au lecteur comment nous en sommes arrivés là, à partir des espoirs - pour certains réels et pour d'autres imaginaires - qui avaient été mis dans l'Euro à l'origine. Il se propose enfin de montrer les solutions possible qui s'offrent à nous, et d'évaluer objectivement si nous avons un intérêt à rester dans l'euro.

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footsie a écrit le 10/07/2012 à 20:37 :

a quoi ca sert un euro trop fort? l'europe ferait mieux de gonfler sa diplomatie et re-imposer des contras petroliers en euros plutot qu'en dollars ....

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Manip a écrit le 10/07/2012 à 19:44 :

Votre titre est très mal choisi et reflète l'aveuglement général face à la réalité de la monnaie. Vous laissez sous-entendre qu'il s'agit-là d'une régression. Hors la valeur du taux, haut ou bas, n'est pas synonyme respectivement de bien ou mal.

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