En République tchèque, PSA et Toyota suppriment aussi des emplois

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La coentreprise des deux constructeurs automobiles TPCA qui produit en République tchèque les Peugeot 107, Citroën C1 et Toyota Aygo, supprime aussi des emplois. Ainsi, 345 salariés sur les 2.800 de l'usine de Kolin sont touchés par cette restructuration.

La coentreprise TPCA, associant PSA et le japonais Toyota en République tchèque, supprime aussi des emplois. Elle annonce ce mardi le départ de 345 des 2.800 salariés de son usine de Kolin. Soit 12 % des ses effectifs, suite à une baisse des ventes. Cette réduction d'effectifs n'est pas liée au plan de suppression de 8.000 postes par PSA en France. TPCA précise qu'il s'agit de départs volontaires. La majorité des partants recevra des primes de départ équivalant à 8 mois de salaire mensuel - qui s'élevait l'année dernière en moyenne de 28.200 couronnes (1.118 euros) -, selon l'agence tchèque CTK. TPCA s'était déjà séparé de 700 intérimaires.

Chute de la production

Au début de l'année, la société est passée à la semaine de quatre jours de travail en deux équipes, contre trois auparavant. Basée à 60 kilomètres à l'est de Prague, l'usine produit depuis 2005 les petites citadines d'entrée de gamme Peugeot 107, Citroën C1 ainsi que Toyota Aygo. La capacité de production du site est d'environ 300.000 véhicules par an, répartis à égalité entre les trois modèles. Détenue à 50-50 par PSA et Toyota, l'usine tchèque a produit l'an dernier 270.705 véhicules, contre 295.712 en 2010. L'Association tchèque des Industries automobiles a annoncé lundi que la production de TPCA avait chuté de 20 %, à 122.474 véhicules, au premier semestre.

Renouvellement des véhicules

Ces modèles déjà anciens subissent la chute du marché européen, notamment dans les pays d'Europe du sud friands de ces petits véhicules. Ces trois modèles doivent être prochainement renouvelés. Malgré l'alliance de PSA nouée avec GM en début d'année, le français et Toyota devraient continuer leur coopération.

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Commentaires
a écrit le 18/07/2012 à 18:49 :
on a de toute façon changé la façon de consommer les voitures ,il est loin le temps ou une voiture était considérée comme ferraillable à 120000 km ,les voitures durent longtemps et comme elles sont toute moches et bruyantes (la mode camionnette) on garde la vieille très très longtemps.
Avant le primo acheteur changeait de voiture tous les ans ,ce temps est bien fini.
Avec le prix explosif des cartes grises c'est l'acheteur suivant qu'on rebute ,les controles techniques trop pointilleux aussi.
On a rien compris à la pyramide de passages de véhicules de mains en mains ,même l'acheteur final à 600 euro est important ,et éxiger à ce niveau des centaines d'euro de frais et taxes est bien digne de gouvernements débiles.
Quand aux électriques si elles sont bien conçues ,la durée de vie sera doublée.
Ca sera la fin de cette grande industrie ,faudra trouver autre chose à fabriquer ,domotique ,loisirs etc on trouvera bien.
a écrit le 18/07/2012 à 11:29 :
L'accord désormais techniquement caduc entre Toyota et PSA peu prendre fin avec l'achat indirect de Opel par le français. Les fabrications communes seraient alors terminées comme cela devient la mode désormais en Europe. Mais surtout il faudra régler le sort des 4 usines allemandes, de la russe de St Petersbourg et de la polonaise après celui de l'unité anglaise, espagnole et hollandaise. PSA pourrait s'installer en Pologne seul et revendre sa part en république Tchèque... ou le contraire. Chaque constructeur éprouve en tous cas le besoin de dimensionner son personnel aux nouveaux enjeux de la voiture électrique qui réclamera 2/3 de personnel en moins. Un vaste défi.
a écrit le 18/07/2012 à 9:48 :
Il ne convoquera pas les dirigeants de TPCA, demain, car l'Europe, il ne l'a jamais connu, le pauvre. Un chômeur européen est un chômeur trop délocalisé.
a écrit le 18/07/2012 à 9:28 :
C censer nous rassurer que dans un pays europeens ou la main d'oeuvre coute 300 euros,meme la on arrive pas a etre competitif....Si a ce niveau de salaire on ne peut rien faire,alors les mesures prisent en france ne servent a rien. Faudrait mettre tout le monde a 200e/mois,bon apres les proprietaires risquent de gueuler pour impaye sur leurs loyers,et les salaries de l'employes au cadre sup,risquent de gueuler,mis si c le prix de notre esclav....redressement productif,alors pourquoi hesiter.Bien entendu nos elus garderont leurs 20000 euros de remunertion,tout comme nos patrons du cac,qui garderont leurs salaires mirobolants,leurs primes et leurs retraites chapeau,ainsi que leur golden parachute.Et au passage on supprime l'isf pour que les riches puissent enfin investir dans l'economie francaise en bon patriote qu'ils sont
a écrit le 18/07/2012 à 9:11 :
que fait montebourg?
a écrit le 18/07/2012 à 3:55 :
Il y a peu Fiat etait au bord du gouffre et maintenant Fiat a reussi a inverser le declin. Il suffit de prendre de bonnes decisions. C est la meme chose pour un pays. Mais je ne suis pas sur que Hollande et ses bisounours prenne beaucoup de bonnes decisions ces 5 prochaines annees.
Réponse de le 18/07/2012 à 15:15 :
Si vous suivez l'actualité vous n'etes pas sans ignorer que la situation de Fiat n'est pas aussi brillante que vous le pensez.Fiat va fermer son usine historique en Italie et ses ventes en Europe sont en chute libre .Tous les constructeurs européens sont en surcapacité de production .
a écrit le 17/07/2012 à 23:21 :
Ce qui serait instructif, c'est combien coûtera un licenciement en Slovaquie et combien cela coûtera en France ! Nous prendrions enfin conscience du coût de la protection à la française ! Paraît-il que celà ne coûte pas plus cher qu'ailleurs, dixit nos experts ministériels ! Expert que de nom, les chiffres ne tromperont personne sauf ceux qui sont contre le calcul, nos universitaires. Et il y en a qui se réjouissent ! Cela traduit leur grande connaissance ...
Réponse de le 18/07/2012 à 9:13 :
A vous lire vous n'avez jamais été licencie d'une société ou vous aviez tout donné mais qui meurt après des décisions de dirigeants qui s'en sont mis plein les fouilles.
Réponse de le 18/07/2012 à 12:51 :
Il y a actuellement des dirigeants qui sont en train de tout perdre aussi. Maintenant, il y a une grande différence entre dirigeants de grands groupes et dirigeants sur ses biens propres ! Si les licenciements étaient moins coûteux, avec moins de formalités dans les démarches, peut être celà favoriserait le retour à l'emploi de ceux qui ont malheureusement perdu leur travail ? Perdre son emploi n'est pas un problème, c'est de ne pas en retrouver un qu'est le vrai soucis.
a écrit le 17/07/2012 à 22:27 :
Une très bonne nouvelles!
Réponse de le 18/07/2012 à 1:03 :
Non c'est triste autant chez eux que chez nous. Cela dit ça demontre bien que chez nous comme ailleurs la seule variable reste les emplois. Aux usa et chez gm et les autres pour sauver l'emploi les syndicats ont acceptés des baisses de salaires importantes et des augmentations horaires. Nous nos petits syndicats de l'aire soviétique sont à 1000 lieux d'être en capacité d'agir correctement, normal ils font de la politique

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