« Nous soutenons le développement d'une innovation responsable qui questionne en permanence son impact écologique et humain ». C'est sur la signature, par l'ensemble des partenaires, d'un Manifeste pour une innovation vertueuse, que s'est conclue mardi soir la septième édition de la « Digital Tech Conference ». Coorganisée au Couvent des Jacobins à Rennes par le Poool, émanation de la French Tech à Rennes et Saint-Malo, l'institut de recherche Inria et la SPL Destination Rennes, cette journée a rassemblé des profils issus du monde de la recherche, des entreprises et des startups.
L'édition 2022 a mis l'accent sur les solutions vertueuses : « low tech », économie circulaire, protection des ressources (eau et énergie), numérique inclusif. Autant de sujets censés ouvrir un nouveau chemin à la tech, donner du sens aux métiers qui se créent, faciliter les recrutements voire l'embauche de personnes handicapées physiques ou neuro-atypiques.
Les débats ont beaucoup porté sur les différentes sources d'innovation. Dans une intervention sur le sujet du biomimétisme, Kalina Raskin, directrice générale du Ceebios, structure coopérative dédiée au développement d'innovations inspirées du vivant, a exploré l'ambition de s'inspirer de la nature pour « fertiliser l'innovation ». Désignée « femme d'influence économique 2022 » par le Cercle des femmes d'influence, elle prône le biomimétisme comme un outil de la transition écologique, réconciliant biodiversité, innovation et économie.