Paiement fractionné : Klarna rentre dans le rang
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Le groupe suédois Klarna a multiplié par cinq ses pertes d'exploitation en 2021 en raison de sa forte croissance.
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Le groupe suédois Klarna a multiplié par cinq ses pertes d'exploitation en 2021 en raison de sa forte croissance.
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L'extravagance et le Far West semblent toucher à sa fin pour les grands acteurs du paiement fractionné. Le géant suédois Klarna serait en tout cas en train d'en faire les frais. Acte 1, la valorisation de la fintech serait en train de fondre comme neige au soleil. Selon le Wall Street Journal, Klarna cherche à lever de nouveaux capitaux, pouvant aller jusqu'à un milliard de dollars, sur la base d'une valorisation qui serait inférieure de 30 % à celle de son dernier tour de table. Selon l'Agefi, Klarna considère ces informations comme de la pure spéculation.
En juin 2021, le groupe, qui se présente désormais comme une « super app » du shopping en ligne, a été valorisée 45 milliards de dollars, soit deux fois la capitalisation d'une banque comme Société Générale. En début d'année même, selon des rumeurs non confirmées, Klarna discutait avec des fonds souverains sur une base de valorisation de 60 milliards de dollars ! Pas mal pour un groupe qui a accusé, l'an dernier, une perte d'exploitation de 670 millions d'euros. Le prix à payer pour assurer une croissance forte et international, a alors justifié le groupe.
Mais le groupe doit continuer à lever des capitaux pour assurer sa croissance et rassurer ses clients e-commerçants. Des capitaux qui vont au passage coûter de plus en plus cher avec la montée des taux - d'intérêt. De fait, la grande purge en cours sur les valeurs technologiques - le Nasdaq a reculé de 30 % par rapport à son précédent sommet de novembre - aura forcément ses conséquences sur les valorisations de la fintech. Et la valeur des actifs détenus par les fonds d'investissement.
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Toujours selon le Wall Street Journal, la fintech spécialisée dans le paiement SumUp aurait également dû revoir ses prétentions à la baisse dans une levée de fonds actuellement en cours. A noter que certains poids lourds du financement la Tech européenne, comme le fonds Tiger, s'est depuis replié sur les Etats-Unis. La fintech américaine Affirm, également spécialisée dans le paiement fractionné, a vu sa capitalisation fondre de moitié depuis son prix d'introduction en Bourse en janvier 2021, à quelque 7 milliards de dollars. La chute du titre est même de 75% depuis le début de l'année.
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