Juste (pas encore) la fin d'un monde
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Impossible de ne pas y voir une tragique ironie de l'Histoire ! L'Occident a achevé l'année 2021 en regardant en masse sur Netflix le film « Don't look up, Déni cosmique » réalisé par Adam McKay dans lequel l'humanité disparaît en niant la réalité du risque cataclysmique d'une comète découverte par deux astronomes incarnés par Leonardo DiCaprio et Jennifer Lawrence, que personne ne veut croire.
Cette satire de notre cécité collective devant le réchauffement de la planète vient cruellement rencontrer les deux actualités dramatiques qui se percutent en ce tragique hiver 2022 : l'invasion de l'Ukraine, à laquelle l'Occident a refusé de croire jusqu'à la dernière minute de ce jeudi 24 février au matin où l'armée russe a franchi sous nos yeux incrédules le Rubicon au Donbass pour envahir totalement son voisin ; et la publication passée hélas inaperçue cette semaine du nouveau rapport du GIEC sur l'adaptation au changement climatique qui annonce des conséquences dramatiques à l'échelle des prochaines décennies pour au moins 3,3 milliards d'hommes et de femmes. Dans le même temps, Vladimir Poutine et son ministre des Affaires étrangères ont déjà menacé à quatre reprises l'Occident de représailles nucléaires en cas d'intervention militaire de l'OTAN dans le conflit en Ukraine.
Entre la fin du monde tout de suite et la fin du monde plus tard, vous êtes priés de choisir... Comme l'a dit Albert Einstein : « Je ne sais pas comment on fera la troisième guerre mondiale, mais il ne restera pas grand monde pour faire la quatrième ou alors avec des pierres et des bâtons »... Brrrrr !
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De quelle cécité avons-nous fait preuve pour ne pas voir que Vladimir Poutine finirait par mettre ses menaces impériales à exécution ? Il avait pourtant tout annoncé et les tensions croissantes, l'état de quasi-guerre dans le Donbass depuis la révolution de 2014, laissait présager du pire. Nous voilà donc revenus 40 ans en arrière, à l'époque où François Mitterrand déclarait au Bundestag, à Bonn, le 20 janvier 1983 (six ans avant la chute du Mur de Berlin) : « les pacifistes sont à l'Ouest et les missiles sont à l'Est », au plus fort de la crise née de l'installation des SS-20. Une époque où le slogan « faites l'amour, pas la guerre » était concurrencé par « mieux vaut un Pershing dans son jardin qu'un Russe dans son lit »... (du nom du missile américain installé en face de la RDA - NDLR).
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