La Société du Grand Paris, qui porte le chantier urbain de la décennie - 200 kilomètres de nouvelles lignes de métro et 68 gares d'ici à 2030 - veut incarner l'excellence écologique. L'établissement public d'Etat qui construit le Grand Paris Express vient en effet de sa présenter sa nouvelle stratégie pour consolider son bilan environnemental.
« Nous voulons aller au-delà du discours et montrer ce que l'on fait. Nous avons un socle remarquable dans ce domaine »,a déclaré, sur le site de la future gare de Saint-Denis-Pleyel, le nouveau président du directoire de la Société du Grand Paris.« C'est dans notre ADN et c'est le moment de passer la vitesse supérieure »,a poursuivi Jean-François Monteils, nommé en mars 2021.
Le chantier de la gare de Saint-Denis-Pleyel vu d'en haut
Le fabricant du super-métro espère réduire de 25% ses émissions de gaz à effet de serre liées à la construction du Grand Paris Express, mais sans préciser la base de départ ni l'année d'échéance. D'après ses calculs, la réalisation des lignes 15, 16, 17 et 18 d'ici à 2030 vont générer 4,4 millions de tonnes équivalent CO2. Pour inverser la tendance, des critères environnementaux seront insérés dans les appels d'offre tout comme la tonne de carbone évitée par les lauréats sera valorisée par des « éléments financiarisés ».